Août 282013
 

Titre: 花之武者 (花よりもなほ)
Romaji: Hana yori mo naho
Metteur en scène: Hirokazu Koreeda
Scénariste: Hirokazu Koreeda
Producteurs: Nozomu Enoki, Julie K. Fujishima, Satoshi Kono, Shiho Sato
Cinematographie: Yutaka Yamazaki
Date: 3 mai 2007
Production: Shochiku, Hana Film Partners
Distributeur: Shochiku
Durée: 127 min.
Langue: Japonaise
Pays: Japon

Sujet

Au tout début du 18ème siècle, le jeune Sozaemon (Junichi Okada), issu d’une famille de samouraïs dont le père a été tué au cours d’un duel, se retrouve exilé dans un quartier des bas-fonds d’Edo, en quête de l’assassin, afin de restaurer l’honneur familial, et accomplir ainsi les dernières volontés du patriarche. L’inexpérience et la rudesse des conditions de vie provoquent le doute chez Sozaemon ; un doute amplifié au contact de la bonhomie des habitants de ce bidonville, parmi lesquels la jeune veuve Osae (Rie Miyazawa) et son fils Shinnosuke, pour qui le jeune homme se prend d’affection. Sans compter que voilà, il a été plus formé aux arts, à la lecture, au jeu de Go qu’à l’escrime. Il s’intégrera à la population locale du bidonville au point de faire partie des leurs.

Acteurs

Junichi Okada – Aoki Sôzaemon aka ‘Sôza’
Rie Miyazawa – Osae, veuve
Arata Furuta – Sadashiro
Jun Kunimura – Isekan
Katsuo Nakamura – Shigehachi
Tadanobu Asano – Jubei Kanazawa
Yoshio Harada – Junai Onodera
Teruyuki Kagawa – Jirozaemon Hirano
Tomoko Tabata – Onobu
Yui Natsukawa – Oryo
Renji Ishibashi – Shozaburo Aoki
Ryuhei Ueshima – Otokichi
Yuichi Kimura – Magosaburo
Seiji Chihara – Tomekichi
Ryo Kase – Sodekichi
Moeko Ezawa – Okatsu
Tetsushi Tanaka
Ryo Katsuji
Shohei Tanaka
Yuji Nakamura
Manami Azechi
Nanami Nabemoto
Ouga Tanaka – Kichibo
Hihei Kimura – Kenbo
Natsuo Ishido

Festival

2012 (18ème) Festival International du Cinéma Asiatique de Vesoul – 14-21 février 2012 – Hommage à Kore Eda Hirokazu

Prix

“Yujiro Ishihara New Artist Award” (Junichi Okada) – 2006 (19ème) Nikkan Sports Film Awards – 28 décembre 2006

Mon avis

Okada Junichi (Kisarazu Cat’s Eye, Tiger & Dragon) nous offre une prestation très intéressante. On y verra également Arata Furuta (Kisarazu Cat’s EyeYuusha Yoshihiko to Maou no Shiro, Yankee-kun to Megane-chan, Hero, Seaside Motel, 20th century boys, Zebraman, Haruka 17, Tiger & Dragon) un autre acteur que j’apprécie beaucoup.

Le film se déroule sur fond de 47 rônin, on verra souvent référence à l’attaque du manoir de Kira et notamment l’organisation de l’attaque en elle-même ainsi que la finalité. On présente la vie du samurai comme devant mourir avec gloire et honneur, et chercher vengeance si ce n’est le cas. Par ailleurs on présentera souvent la vie du samourai comme une fleur de cerisier qui tombe. Le samourai grandit, s’épanouit, puis tombe au combat avec les honneurs. Mais quelqu’un rajoutera: “oui mais la fleur de cerisier tombe car elle sait qu’elle renaitra au printemps prochain”. D’ailleurs l’action se déroule bien après la bataille de Sekigahara, à un moment de paix, où il n’y a plus de guerre et où la présence du samourai n’a plus de raison d’être et devient un boulet pour le peuple:” le paysans produit, des denrées, le marchant vend des marchandises… et que fait le samourai?” Du coup les samourai sont sévèrement critiqués et peu apprécié. D’autant plus que comme il n’y a plus de guerre, il sera démontré que la pratique du sabre en dojo n’est pas vraiment si efficace que ça, et qu’un samourai de dojo n’est pas si fort et ne mérite pas qu’on en ait autant peur. D’ailleurs un des habitants du bidonville arrivera à l’humilier sans se servir d’arme, démontrant que la pratique de dojo n’est rien contre la pratique de la rue.

Sôza, fort de sa culture et formation de samourai, servira de professeur aux habitants du bidonville, leur apprenant à écrire les kana et les kanji. Certaines femmes apprendront, car, elles veulent au moins savoir lire et écrire leur prénom. Alors que les hommes trouvent ça ridicule, expliquant qu’ils pourront très bien vivre jusqu’à leur mort sans savoir lire et écrire leur nom.

Parmi la population on retrouvera des rônin sales et vivant comme des mendiants, des personnes vivant des défécations des autres qu’ils récoltent pour revendre aux paysans afin de fertiliser leur champ. Comme il est expliqué, la crotte sert à faire pousser le riz, qui sert à faire des dangô. Au final la chose sale et écoeurante qui est expulsée lors de la selle sert au final après transformation naturelle à produire du môchi qui sert à faire des dangô qui sont succulents. Cette image sera reprise de nombreuses fois pour expliquer qu’il faut passer outre certains mauvais sentiments, et les transformer quelque chose de positif.

De nombreuses scènes sont hilarantes comme la pièce de théâtre improvisée, qui est prise au sérieux par le public et qui oblige l’acteur principal à se sauver en courant sous prétexte de se faire écharper.

J’ai beaucoup aimé l’humanité donné à la description de chaque personnage, et aux tranches de vie de chacun où se mêle réalité, espoir, amitiés d’enfance, amour perdus, etc.

Un très beau film historique, réaliste et amusant.

une critique intéressante et très complète: http://www.sancho-asia.com/articles/hana-yori-mo-naho

Site officiel: http://kore-eda.com/hana/

trailer: http://youtu.be/TAPnbgdPNS0

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