Sep 092012
 

Levé à 7h30 je me prépare à rejoindre Didier pour aller au forum des associations, où nous tenons pour le compte de l’USC (Union Sportive de Carrières sur Seine) un stand afin de renseigner les éventuels personnes intéressées par la pratique des section. Le temps est superbe, mais peut-être un peu trop chaud, ce qui fait que j’ai l’impression d’avoir vu moins de monde à ce forum cette année.

A 16h30, nous avions une petite démonstration de 20 minutes de notre école. Le club est représenté par Didier, Pauline, Karine, Tanguy, Jonathan, Christophe, Mohammed, Frédéric, Raphaël, Dominick et moi. C’est très intéressant et motivant, d’une part pour les enfants (Jonathan et Tanguy), qui peuvent montrer leur travail avec les adultes, et d’autre part pour les moins gradés qui peuvent faire reconnaitre leur travail dans une démonstration officielle. Mais aussi bien pour la réputation du club, de montrer un travail d’enfants et de personnes moins gradés, pour éviter de montrer une forme d’élitisme dans la pratique. Surtout dans les pratiques accomplis (celle des ceintures noires, avec tameshiwari, sanchin-gitae). Je rappelle que Tameshiwari signifie “test de casse” ou “casser pour tester” : 試し割り (tameshi, 試し, du verbe tamesu 試す qui veut dire “tester” et wari, 割り, du verbe waru 割る qui veut dire casser). C’est un exercice qui permet de tester le travail de renforcement, mais aussi de concentration, de respiration et de génération d’énergie pour les casses actives.

Il fait chaud, très chaud et nous transpirons déjà pas mal pour mettre en place les tapis. Puis nous nous alignons pour présenter un peu le travail aux spectateurs. Didier prend la parole et décrit brièvement qui nous sommes et ce que nous allons faire.

Nous commençons par le kata kanshu, un des premiers kata de l’école, le troisième, qui fait le pont entre la pratique de sanchin et seisan. Le kata est relativement court et simple, mais comporte des techniques spécifiques de l’école. C’est un bon choix lorsqu’il y a des personnes qui ne sont pas haut gradées, qui viennent de recommencer la pratique et n’ont pas eu le temps de préparer la démonstration.

J’adore les photos et arrêts sur image, ça permet de voir toutes les fautes de l’exécution techniques, mauvaises positions, ancrages relativement astable, contractions, mauvaises connexions articulaires.

Puis vu que nous sommes un nombre impaire, je laisse le soin à Didier, de montrer un bon niveau et à tout le monde présent de s’amuser un peu. Je prends le micro pour présenter le prochain travail, du kitae-waza et sanchin gitae. Dominick en sanchin-gitae, testé par Didier, et mes senpai et kohai en kitae-waza.

Puis après le kata sanseiryu réalisé par Didier et du travail au bouclier que j’aurai la joie de commenter. On passe au travail des tameshiwari. Frédéric se fait casser un morceau de bois de petite section, mais court sur la cuisse. Je me fais casser un morceau de bois de section 4×4 cm sur le ventre.

Ce n’est pas que je n’aime pas ça, ou que ça fasse mal, c’est juste que ça me fait remuer le gras et me rappelle que je ferai mieux de m’occuper un peu de mes abdos en les travaillant, histoire de perdre ma ceinture de margarine. Puis Raphaël se fait casser le morceau de bois sur l’avant bras. Puis j’assiste Didier pour sa casse active du bois sur l’avant bras. Une casse passive consiste à se faire casser l’objet sur le corps, là, l’expertise de celui qui frappe est importante, car il y a une technique pour la réussite de ce type d’exercice. La casse active consiste à faire une action de son corps pour casser l’objet, c’est donc un peu plus dur, et nécessite de bien caler l’objet. Parfois la réussite ou la non réussite dépend de choses aussi insignifiantes qu’avoir une assistance qui bloque l’objet sans qu’il puisse bouger.

Cette fois ci, la casse ne sera pas réussit du premier coup et pour cause, le bois était vraiment dur, la preuve que ce n’est pas un exercice anodin.

Puis c’est le moment de donner au public un mot de la fin, et de profiter de l’éloquence de Didier, qui préfère montrer au public que certains travaux présentés ne sont pas des exercices et des pratiques de débutant et nécessitent quelques années de pratique intense et régulière. Et que pour les débutant l’entrainement est graduel et progressif, et que ceux qui nous rejoindrons ne doivent pas s’attendre à faire ce type de travail.

Sur ces mots nous saluons le public et nous retournons au stand pour éventuellement répondre à des questions de personnes intéressées par la pratique après avoir vu la démonstration.

  2 Responses to “[CR] Démonstration de Uechi-ryu – 9 septembre 2012”

Comments (2)
  1. Ah la fameuse journée du forum des associations… L’occasion de montrer un peu aux néophytes une partie de notre pratique, enfin, lorsqu’il est possible de faire une démonstration, celle de ma ville se résume à des stands d’inscription.

    Bonne continuation.

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