Mar 192010
 

Invité à faire une démonstration au salon du tourisme, porte de Versailles à Paris, Didier a eu la gentillesse de me proposer de l’accompagner et lui servir de partenaire. C’est toujours un plaisir de pratiquer le Uechi-ryû dans des conditions qui ne sont pas celles du dojo. Ne maitrisant pas encore les formes, les katas, les positions et les spécificités du style, c’est toujours un challenge pour moi de me produire avec des conditions de stress et de pression plus importante.

La démonstration a lieu à l’espace de l’office national du tourisme japonais. Je peux y voir plusieurs pupitre: celui de Tôkyô, Ôsaka, Okinawa, JAL, ANA, etc…

Ainsi on commence par une présentation de Didier, il explique brièvement les spécificités de l’école par rapport aux autres et notamment la distinction entre les karate japonais et les karate okinawaiens de façon historique. Bref une explication courte, claire et concises pour les profanes.


On poursuit par l’exécution du kata seisan par moi-même… C’est clair… le kata je l’ai éxécuté comme il faut (au sens massacré du terme). C’est là que je vois que: soit il faut que je m’enlève la pression, soit que je puisse le travailler correctement même sous pression (évidemment la deuxième option est meilleure).
A la fin du kata, pendant que Didier explique au “public” ce qui va suivre, j’ôte ma veste de karategi pour faire un sanchin kitae. Encore une fois c’est hallucinant de voir que lorsque le kata n’est pas intégralement intégré dans le corps, il suffit qu’on nous tape dessus pour ne pas être opérationnel dans les comptes. En effet, il me semble avoir fait une erreur de pas et au niveau des nukite (sans compter les positions insuffisantes et le manque de contraction musculaire). Bref, ça fait prendre conscience du chemin à parcourir et surtout du travail à fournir. Là encore j’ai eu l’impression que Didier se retenait sur les coups car il sentait que ma stabilité n’était pas au rendez-vous.
En plus avec le stress mon cerveau était bloqué sur seisan, donc j’ai annoncé seisan au lieu de sanchin -_-‘


Puis pendant que je remettais ma veste, Didier a présenté un superbe kata sanseiryû. Dynamique, fluide, puissant. Vraiment impressionnant. Pendant sa prestation, un spectateur me demande: “Mais, vous n’avez pas mal quand il vous frappe?”. Comme quoi la douleur est une chose assez répulsive. Difficile de développer, je lui ai juste répondu “non, avec l’habitude…”. Il aurait fallu parler du conditionnement progressif du fait que contrairement aux croyances on ne se dénerve pas, on ressent l’influx nerveux, mais il ne dérange pas, un peu comme un cuisinier portera un plat chaud mais non brûlant, qu’un débutant lâchera croyant se brûler.
On passe ensuite au travail à deux de kitae-waza. Et bien qu’y allant tranquillement, certains coups ont été appuyés. Mais ça ne fait pas de mal.
Puis c’est le tour du goshin jutsu répété la veille.
Didier enchaine les trois premières défenses (une fois lentement, et une fois rapide) et c’est à mon tour pour les trois suivantes.
Et pour finir Didier fait une démonstration parfaite de tameshiwari: casse d’un madrier de plus de 16cm² de section. Le madrier s’est brisé en deux morceaux et du premier coup.


Ainsi finit la petite démonstration d’une vingtaine de minutes.

Ceci dit, certaines japonaises présentes sur le stand (et y travaillant) nous ont confié qu’elles étaient contentes, car elles voyaient du karate pour la première fois.

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