Sep 282026
 

Aujourd’hui, je tente un petit trip avec une GA (Gentille Accompagnatrice) à Atami, Shizuoka… youpi, un des lieux célèbres pour son thé vert.

Voici le résumé en images. Si tu penses qu’il n’y avait pas de monde, c’est parce que sur de nombreuses photos je me sers d’un assistant IA pour effacer les gens.

Le départ de Kamoshida à 8h15 se fait sous la pluie, le 26ème typhon se rapproche et avec lui la pluie.

Après 2 heures de transport, me voici à Atami. 2 heures de transport en train de banlieue? Mais on peut y aller en une heure… oui mais c’est plus cher. Avec 3 changements, et 2 heures de voyage, ça ne coûte que 1500 yen, soit 3000 yen aller/retour. Mon accompagnatrice est plus à cheval sur le prix du transport, que le temps passé dans les transports =_= ». La prochaine fois, je refuserai et m’occuperai du séjour, qui a été un peu compliqué sur bien des égards.

Cela fait une dizaine d’année que je n’étais pas venue, et la petite gare un peu « old school » a bien changé, pour devenir plus moderne.

Je profite pour faire le tour des nakamise (仲見世) des rues commerçantes de petites boutiques, pour repérer les omiyage que je souhaite acheter. Il s’agit de repérer ce qu’il faut ramener de local, et comparer les prix. Ca ne sert à rien d’acheter maintenant et de s’encombrer avec du poids. Il vaut mieux attendre le moment de repartir.

Un petit autel pour la source d’eau de la chance.

Le lutteur de sumo (rikishi) originaire de la ville d’Atami, dans la préfecture de Shizuoka, est Atami富士 朔太郎 (Atamifuji Sakutaro), qui appartient à l’école (heya) Isegahama: https://www.sumo.or.jp/ResultRikishiData/profile/4055/

J’aime bien ce type de building.

En descendant de la gare on peut aller sur la plage. Ca tombe bien, il a arrêté de pleuvoir.

De loin on aperçoit le Atamijô, le château de atami.

Je continue ma descente, en route vers la plage.

Le symbole de Atami sur une passerelle piétonne (歩道橋 (ほどうきょう / hodōkyō))

Quelques photos vues du hodōkyō

Panorama vu du hodōkyō

Photos sur la plage.

Et là il s’est mis à pleuvoir… Du coup, retour rapide (enfin pas si rapide que ça) vers la gare. Après avoir passé plus d’une dizaine de minute à descendre de la gare sur la plage, maintenant il faut remonter… tout remonter…

Comme dans de nombreuses villes à Onsen (温泉), on trouve des Ashiyu (足湯), des petits onsen pour les pieds. Ce qui permet de passer agréablement le temps avec les pieds au chaud. J’aime particulièrement faire cela en hiver.

Et il pleut!

Le nuage de pluie vient de passer et c’est le moment pour prendre une navette et aller faire le checking à l’hôtel.

La chambre est une chambre pour non couple (futons séparés) et très… vieille. C’est une chambre à l’ancienne. Certains tatamis ont été remplacés récemment ceci dit. Mais elle pue… elle pue le tabac! Alors qu’il y a un signe indiquant que c’est une chambre sans tabac. Mais clairement, le précédent résident devait fumer comme un pompier et cela n’a pas été désinfecté. Mais bon, ce n’est que le premier désagrément.

Quelques vies de la fenêtre, sur la baie de Atami.

Vu qu’il a cessé de pleuvoir et qu’il y a du temps avant le repas du soir, on peut faire une petite balade et profiter pour visiter un peu. Ah oui, le repas du soir, parlons en… il y a deux horaires: 17h30 ou 18h30… et le repas est d’une durée maximale de 90 minutes. Et ma GA a réservé le repas du soir à l’hôtel.

Donc comme il reste 3 heures avant de manger, on en profite pour aller au téléphérique et aller dans les hauteurs de Atami.

Cela permet de faire quelques photos du château de Atami qui donne une superbe vue sur toute la baie.

Un monument dédié à l’amour.

« あいじょう » (Aïjo) s’écrit avec les caractères du mot japonais 「愛情」 (Amour / Affection), mais le monument joue astucieusement sur les mots. En remplaçant le deuxième caractère par 「錠」 (qui signifie « cadenas » ou « serrure »), l’expression devient un jeu de mots signifiant littéralement « Le cadenas de l’amour ». Sur le panneau explicatif situé à côté du monument, vous trouverez un poème acrostiche (un style d’écriture appelé Aiueo-sakubun en japonais). Chaque ligne commence par l’une des syllabes du mot A-I-J-O-U (あ・い・じ・ょ・う):

あ (A) : あなたと二人で (Anata to futari de)
« Avec toi, à deux, »

い (I) : いつまでも (Itsumademo)
« Pour toujours, »

じ (Ji) : じっと見つめ合い (Jitto mitsumeai)
« En se regardant intensément dans les yeux, »

ょ (Yo) : よく話し合い (Yoku hanashiai)
« En se parlant avec complicité, »

う (U) : 海の見えるこの岬で愛を誓う (Umi no mieru kono misaki de ai wo chikau)
« Nous jurons notre amour sur ce cap qui domine la mer. »

Le monument invite les couples à écrire leurs vœux sur une planchette en bois (appelée Ema), puis à la verrouiller sur la grille à l’aide de deux clés spéciales. Le message indique que ces clés et ce geste scellent le cœur des deux amants afin qu’ils ne se séparent jamais

Le château a été construit en 1950.

Pour l’anecdote le château figure sur le film de 1962: King-Kong contre Godzilla.

A côté du château une exposition de trompe-l’oeil.

Vue panoramique du jardin du château

Ici pas de barrière de protection, un simple signe pour déconseiller aux gens de se jeter dans le vide ^_^.

Au château il y a des expositions d’armes de samurai, mais aussi de Shunga (U-kiyoe de scènes de sexe). Ma GA trop prude a refusé la visite.

A la station de téléphérique, il y a un musée « pour adulte », musée du sexe… mais là aussi, ma GA a refusé d’aller le visiter. Il faudra que j’y retourne seul.

Par contre les artistes, acteurs, célébrités, n’hésitent pas à commenter et faire des dessins explicites. (^_^)

Sur le port, il y a l’île de Mishima accessible par bâteau. Va-t-on y aller?

Ce qui s’est passé entre 15h45 et 17h00 est un secret que je garde précieusement. Aucune photo, aucun commentaire, pour conserver la dignité des acteurs. Ensuite retour à la chambre en attendant le repas à 17h30.

Le repas… la raison principale pour laquelle ma GA a choisi cet hôtel… En un seul mot : 食べ放題 : Tabehôdai … « bouffe à volonté ». Et aussi bière et nihonshu à volonté.

Ah oui, un petit détail… à volonté, mais pendant seulement 90 minutes. L’hôtel n’a qu’un seule ascenseur et nous sommes logés dans l’ancien building. Il faut donc prendre un ascenseur pour aller à l’étage 5, prendre une passerelle pour aller à l’autre building et ensuite reprendre un ascenseur pour aller à l’étage 10 où se trouve la salle à manger. Avec un seul ascenseur et tout le monde s’y rendant en même temps, autrement dit, même en y allant 10 minutes en avance on est arrivé 5 minutes en retard.

Et 5 minutes en retard… c’est être le dernier. Et c’est là que l’histoire devient amusante (ou pas), et est importante pour la suite… Que font les personnes du 3ème âge (voir 4ème âge… j’ai vu des zombies qui avaient meilleure forme que certains des résidents), après 80 ans? Ils voyagent! Et ils voyagent beaucoup, et ils vont aux mêmes endroits, pas aux trucs modernes pour les jeunes et les étrangers, mais dans les hôtels traditionnels à l’ancienne. Et donc arriver en retard de 5 minutes dans une salle de déjeuner lorsque l’hôtel n’est peuplé que de personnes âgées, c’est… galérer à trouver une table, toutes les bonnes tables étant prises, et c’est faire la guerre pour se servir. Les petits vieux, sont super vifs et agiles quand il s’agit de bouffe. Et ils te pressent car tu ne vas pas assez vite!

Le premier plateau, j’ai pris 2 bières car pas sûr d’en reprendre, vu qu’il y a la queue. Et j’ai eu la main lourde sur le truc jaune, une sorte d’omelette, mais avec

Deuxième plateau, de nouveau deux bières, et d’autres trucs que je voulais goûter.

Troisième plateau, de nouveau deux bières et les derniers trucs que je souhaite goûter.

Et bien 1h30, c’est trop peu, j’ai galéré à finir mes bières et mon troisième plateau…

J’avais dit que c’était un hôtel prisé par les personnes âgées… Cela veut dire que… le racisme anti-tatouages est très strict.

Evidemment ma GA n’a pas choisi cet hôtel pour le fait qu’ils acceptent les Gaijin et en plus les Gaijin tatoués. Du coup forcément, les roten-buro (露天風呂) me sont interdits. Les Roten-Buro sont des onsen extérieurs. C’est super agréable, tout en étant dans l’eau chaude, on a la vue vers l’extérieur.

Sauf que dans un endroit prisé par les vieux japonais, forcément les tatouages sont interdits. L’hôtel ne voudrait pas avoir de plaintes des résidents expliquant qu’ils ont dû supporter la vue infâme de quelqu’un de tatoué… Donc pour éviter que les vieux japonais se plaignent de cela, on interdit les tatouages.

Du coup je n’ai pu profiter que du Yukata… qui était à ma taille (un bon point pour l’hôtel).

La prochaine fois, c’est moi qui choisirai l’hôtel!!!!! et mon critère principal, sera: Tatouage Friendly!!!!

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