Fév 212011
 

20110221 soiree sake

L’épicerie japonaise Kioko située 46 rue des petits champs dans le 2ème arrondissement de Paris, organise réguilèrement des cours de cuisine. Abonné à leur newsletter j’ai eu l’info d’une soirée présentation et dégustation de sake japonais (日本酒, nihonshu)… mais pas seulement.

Ayant eu un mal de tête pas possible et quelques maux de ventre après avoir bu quelques verres de sake Ozeki o Hakutsuru bas de gamme (pas cher du tout… 3 euros la bouteille)… j’ai décidé d’abandonner ces sake très répandu, accessible mais pauvre en goûts et saveurs. J’ai donc décidé de partir à la recherche de la richesse culturelle et gastronomique qu’apporte le sake. C’est pourquoi je m’y suis donc inscrit. Commençant à 18h30 j’ai quitté le boulot un peu plus tôt pour y participer.

http://kioko-japon.blogspot.com/2011/02/grande-soiree-de-sake.html

10 brasseurs étaient invités pour présenter leur sake et donner des explications et conseils. Apprenant le japonais depuis octobre 2010, j’avais quelques bases pour poser des questions simples et comprendre quelques explications. Mais les collaborateurs de kioko étaient présents pour faire la traduction lorsque la discussion devenait technique.

Les brasseurs présents ont essayé de nous montrer que tel le vin à la culture française, le sake était lui aussi très riche en saveur, en arômes, et que derrière chaque verre, il y avait une vrai recherche de plaisir gustatif.

Des petits apéritifs étaient proposés pour éponger un peu et permettre de déguster tous les sake proposés.

Plus de 20 sortes de sake étaient proposés, classés du nord au sud comprenant:

Otokoyama (Hokkaido)
Kuniyoshi no Natorizake (tokubetsu junmai)
Junmai Daiginjo

Ichinokura (Miyagi)
Karakuchi (tokubetsu junmai)
0Kura no Hana (junmai Daiginjo)

 – Urakasumi (Miyagi)
Zen (junmai ginjo) : un sake que je connaissais pour l’avoir acheté chez Kioko
Yamadanishiki (junmai daiginjo)

Ôyama (Yamagata)
Meimonshukai (tokubetsu junmai)
Ginsuika (junmai ginjo)

 – Kaika (Toshigi)
Kurobin <kurojungin> (junmai ginjo)
Kaze no ichirin (junmai ginjo)

 Shirataki (Niigata)
Jozen Mizu no Gotoshi (Junmai Ginjo)
Jozen Mizu no Gotoshi (junmai daiginjo)

 Harushika (Nara)
Chokarakuchi
Junmai Ginjo

Kamikokoro (Okayama)
Fuyu no Tsuki (junmai ginjo namazake)
Comme des ensembles Huit (junmai)
Comme des ensembles Onze (junmai)

Nishinoseki (Ohita)
Tezukuri Junmai (tokubetsu junmai)
Bigin Junmai (junmai ginjo)

Zuisen (Okinawa)
Okinawa kokuto iri Umeshu (umeshu)
Seiryu (awamori 30°)
Kusu (awamori 40°)

C’est justement ce type d’évènement que j’attendais et qui motivais ma série d’article à venir sur le nihonshu. C’est grâce à une dégustation de tous ces crus, que j’ai pu me rendre à l’évidence de la grande diversité des sake japonais, tant à l’odeur, au goût, à la saveur, aux arômes et à la texture. Il y en avait qui n’avaient pas d’odeur, d’autres qui avaient des effluves parfumées, certains se sentaient au niveau de la gorge, alors que la langue ne détectait que très peu de saveur, d’autres embrasaient la cavité buccale d’arômes aussi subtiles les uns que les autres… Bref, une richesse gustative impressionnante. Je ne m’attendais pas du tout à trouver autant de différences surtout parmi les mêmes types de sake.

A la fin de la dégustation un questionnaire était proposé; il fallait choisir entre 3 sake et les numéroter de 1 à 3 (1 étant le préféré). Difficile… très difficile même… car ce que j’ai pu goûter ont ensorcelé mes sens et je les ai tous adoré. Il y avait parmi les brasseurs cités ci-dessus des représentants qui m’ont fait goûter des crus non inscrits dans la liste. J’ai pu goûter un sake très liquoreux et pétillant, un vrai délice.

Avec les cours de japonais que je suis à SNG, j’ai pu discuter avec les brasseurs présents, connaitre les températures auxquels les arômes de leurs nihonshu s’expriment le mieux, savoir quels plats ils conseillaient  pour accompagner leurs sake…

Je tiens à remercier la société Kioko, et ses collaborateurs pour l’organisation de cet évènement. Si j’ai l’occasion je n’hésiterai pas à réitérer l’expérience. C’était vraiment super…

Et un grand merci à tous ces brasseurs venus nous présenter leurs produits, merci pour votre disponibilités, votre patience à écouter mon japonais balbutiant, à m’expliquer lentement… merci pour votre gentillesse et votre sympathie.

Des évènements made in Kioko qui méritent d’être connus… J’ai hâte de participer aux prochains cours de cuisine qui s’annoncent vraiment intéressants.

Pour ceux qui ne sauraient pas ce qu’est un tokubetsu junmai, un junmai ginjo… pas de soucis, je compte bien aborder cela dans mes prochains articles sur le nihonshu. Tout sera explicité, je l’espère;

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