Juil 212009
 

3ème jour du stage d’été d’Uechi-ryû: mardi 21 juillet 2009

Thème du jour: la self défense.
Travaillant jusque 18h30 je peux arriver que vers 20h, 1h15 en retard… J’ai donc raté le module d’Olivier professeur du club d’Uechi-ryû de Montesson (avec Patrick) qui aura montré sa conception de la self-défense en Uechi-ryû (Olivier a un passif Yoseikan).

J’arrive pour le module de Greg, professeur de Uechi-ryû en Normandie. Dans sa recherche sur la self-défense il a travaillé avec Franck Roppers, Charles Joussot et Vincent Rocca. Il nous montre les différentes réactions à avoir, selon la distance d’attaque de l’assaillant et  selon le degré de surprise. Ainsi on passe de la fermeture hermétique de la garde pour encaisser les attaques et éviter qu’elles touchent des zones vitales avant de pouvoir riposter, au blocage, puis aux esquives (qui ne sont pas des tai-sabaki, les tai-sabaki étant la forme idéale de défense: on a vu l’attaque venir de loin et on est pas surpris).

D’une attaque maitezuki (un jab) on effectue un double mawashiuke le premier servant à dévier l’attaque et contrôler le bras attaquant le deuxième sert pour assurer la protection et mettre une légère pression sur le bras attaquant, ce qui permet de focaliser l’adversaire sur la pression et on peut donc enchainer et sortir.
Après avoir travaillé les esquives courtes sur enchainement simple puis multiples, on travaille une entrée qui consiste à venir percuter le partenaire de l’épaule après l’esquive pour le porter (dans un but d’amenée au sol ou d’enchainement et dans ce cas on ne soulève pas).

Pour chaque exercice Greg associera à chaque fois le contexte social et judiciaire et se servira de la défense pour sortir de l’attaque ou du contexte de danger pour se sauver. Il nous redis ce qu’à exprimé Didier (gendarme et donc professionnel de la sécurité): il est fortement déconseillé à un civil de contrôler quelqu’un au sol, (compte tenu des risques judiciaires et physiques que l’action peut entrainer, d’un point de vue prise de risque) et donc dans le cas d’une défense il faut éviter l’amenée au sol et le contrôle (déjà que c’est difficile) et la meilleure des solutions avec avoir exercé une défense est la fuite.

On enchaine sur un exercice de saisie viril à deux mains. Le travail du défenseur consiste à se mettre en protection en montant le coude (qui peut percuter l’assaillant mais ça à la rigueur on s’en fout, c’est son problème à lui s’il s’empale dessus). Puis on descend le coude monté sur le biceps du bras opposé, c’est un atémi destiné à traumatiser. Ensuite le coude de l’adversaire étant plié ou la saisie ayant laché, on attaque le visage de l’assaillant avec un coup de coude (le même qui a frappé). Puis on sort de la zone de danger et on s’enfuit.

Après avoir travaillé ces techniques, Greg nous montre l’utilisation du T-shirt comme arme, avec de nombreuses applications très variées. Souvent on entendit dire: telle technique ne fonctionne pas sur un t-shirt, ou ce genre d’assertion, en fait il suffit de transformer légèrement ce qui est valable sur une veste pour que sur un t-shirt, l’effet soit destabilisant ou traumatisant pour l’agresseur.

Greg est non seulement un excellent combattant, mais c’est aussi un très bon professeur qui sait quels sont les détails à corriger, mais aussi comment expliquer de façon à ce que la correction soit évidente. Ses exercices sont vraiment didactiques très bien amenés, très progressifs et permettent rapidement d’intégrer le concept intellectuellement et physiquement. Il a le coup d’oeil et il a une motivation et une joie de pratiquer communicative. C’est un réel plaisir que de s’entrainer sous sa direction et de l’avoir comme partenaire et surtout une très grande motivation.

Sensei Shimabukuro nous explique que pour lui, aujourd’hui, le karate comprend tout: la compétition, le traditionnel, la self-défense, le karate pour enfant, l’handikaraté, le sport… et un professeur ne peut pas couvrir tous les aspects du karate, c’est pour cela que ce stage avec divers experts de karate qui font des recherches diverses et ont des expertises diverses est vraiment bien, il permet de regrouper tous les aspects du karate. Des paroles emplis de sagesse digne d’un grand maître.

On termine ce jour avec l’exécution des différents kata d’Uechi-ryû et je commence l’apprentissage de seiryû. Maître Shimabukuro a l’oeil sur tout le monde et voit tout de suite les erreurs générales à corriger. Il nous fait reprendre des morceaux de kata, insiste sur les positions, les déplacements et les placements pour les techniques. Bien que tout le monde effectue le kata en même temps, sensei Shimabukuro voit immédiatement les erreurs générales et nous les fait reprendre.

Une journée de stage trop courte (si seulement je pouvais arriver plus tôt), mais qui motive non seulement pour revenir mais aussi pour pratiquer encore plus et se mettre à niveau tant sur le plan technique que sur le plan physique. Durant les mois de juillet/août on a tendance à se laisser aller, mais ce stage donne envie de ne pas s’arrêter et de continuer à s’entrainer. L’ambiance est excellente et les participants sont d’une gentillesse et d’une sympathie rare. Bref, que du bonhaur… Merci à tous.

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