Juil 302010
 


Deuxième jour de stage pour moi et sixième jour de stage de la semaine.

On commence  par un échauffement articulaire et musculaire du travail des hojo-undô et junbi-undô.

Puis on passe au travail des déplacements avec défenses et  attaques de poing et de pied.

On continue sur les kitae-waza: kote-kitae, sune-kitae, ashi-kitae, hara-kitae, mune-kitae.

Puis on enlève la veste pour faire deux fois sanchin-kitae sous les testes de nos instructeurs: Didier et Olivier secondant sensei Shimabukuro. On passe à l’atelier self-défense de Greg.

Greg nous explique que selon lui la self-défense est un autre aspect de la pratique et ne rentre pas dans le cadre de l’aspect art-martial de la discipline ou de l’aspect sportif. Et la pratique n’est pas basé sur l’apprentissage de techniques à proprement parler puisque ces techniques se travaillent dans l’aspect art-martial ou sportif, mais plus sur l’aspect gestion du stress, de l’environnement, de l’aspect psychologique, et surtout de la gestion de l’imprévu, de l’incertitude. Tous les exercices que l’on fera auront pour but d’ajouter justement de l’incertitude.

Je ne décrirai pas les exercices que l’on a fait… mais le but du travail à deux et trois était justement fasse à un certain degré d’incertitude de se déplacer, de bouger et se rpotéger pour prendre le moins de coups possibles et surtout être amené à se sortir d’une position difficile (alignement des adversaires, maitrise de l’environnement, déplacement)

Plus on montait en durée, et plus l’incertitude et l’imprévu augmentait… le tout en ayant soin de gérer l’environnement et ne pas se laisser enfermer dans “l’effet tunnel” et donc d’être attentif à ce qui se passe autour. Le tout en utilisant les réflexes innés des êtres humains. Greg, ainsi que la plupart des professionnels de la self défense pensent qu’il vaut mieux travailler la self-défense en se basant sur les réflexes innés plutôt que de travailler des années des choses qui ne sont pas anatomiques, logiques et non naturelles et qui nécessitent un apprentissage en partant de zéro.

L’Uechi-ryû a de ça intéressant c’est que justement les gardes, les défenses, les comportements  sont proches du comportement naturel de l’homme et des réflexes innés. Il suffit simplement de les adapter à une situation, à la présence d’imprévu.

Une partie extrêmement intéressante pour qui cherche à travailler le côté self-défense. Le plus dur étant d’adapter son karate Uechi-ryû à la self-défense… et non d’aller chercher des techniques ailleurs dans d’autres styles car on pense que le Uechi-ryû n’est pas fait pour la self-défense… et je pense que c’est la même chose avec tous les autres styles… il ne faut qu’une adaptation intelligente de son école  à l’imprévu de la self-défense pour rechercher l’efficacité. Quelqu’un qui éprouve le besoin d’aller voir une autre école pour augmenter l’efficacité de la self, n’a peut-être pas compris son école…

On finit le stage par la pratique des kata sanchin, kanshiwa, kanshu, seichin, seisan, seiryû, kanchin et sanseiryû (que je n’arrive toujours pas à mémoriser)…

Encore une journée de stage éreintante mais très riche en enseignements…

Merci à Greg pour l’apport de toutes ces explications et tous ces exercices, et merci à mes partenaires du jour pour leur aide… Merci à Sensei Shimabukuro pour sa direction et ses corrections couplées à sa gentillesse et sa grande ouverture d’esprit.

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