Juil 252009
 

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Septième et dernier jour du stage d’été d’Uechi-ryû: samedi 25 juillet 2009

Le thème du jour est technique de self-défense.

Encore une fois j’arrive avec du retard, mais à peine 10 minutes cette fois, ce qui nous fait arriver durant les échauffements. Rapidement on passe aux Ukemi seuls: avant plaqués, arrière plaqués, avant roulés, arrières roulés, sur le côté plaqué et roulé. Puis par deux. Un partenaire attaque avec un coup de tête, l’autre esquive et projète par la nuque (mae ukemi). Puis en arrière avec projection par la cuisse (on descend un genou au sol et on projette le partenaire en cisaillant la cuisse avec un point au niveau du talon et un autre au niveau de la fémorale).

Puis viendra le moment de tenter des techniques de luxation et projection sur diverses attaques. Par exemple sur des attaques de boxe type jab + direct. La différence avec d’autres écoles de combats à ce niveau est subtile. Mais j’y reviendrai plus tard. Par exemple sur des attaques jab, direct, on technique est de descendre pour cisailler la jambe avant. Et lorsque le partenaire est au sol, il faut le contrôler correctement et être stable pour éviter les réactions de contre-attaque du partenaire au sol. Ainsi on travaille  des contres sur maegeri, mawashigeri, saisie du keikogi, saisie avec frappe. En réponse les techniques sont en général une esquive, un atémi préparatoire, une clef ou une projection. Le but étant de laisser l’art s’exprimer autrement que par le traditionnel pied-poing, puisque l’Uechi-ryû est vraiment riche et intègre tout un panel de techniques qu’on retrouve aussi dans d’autres écoles de défenses personnelles, mais qui ne se limite pas à du pied poing et quelques balayages. Par exemple le partenaire attaque mawashigeri, on laisse passer l’attaque en accompagnant la jambe dans une petite rotation qui nous permet d’être placé pour une projection de la jambe d’appuie. Une autre technique était sur une saisie du col d’une main avec frappe de l’autre, après avoir cassé le bras qui attaque en percutant sur le biceps, on effectue une clef de poignet, ou coude, ou épaule sur le bras qui saisie. Les défenses sont simples, rapides, et ne s’embarrassent pas d’esthétisme ou d’acrobatie. La particularité des défenses spécifiques à l’Uechi-ryû se retrouvent dans les défenses wauke, mawashiuke, et dans les techniques de frappes : boshiken, yonbon nukite. Comme l’Uechi-ryû se pratique main ouverte, les saisies sont constantes, saisie du keikogi, ou de la peau, en tentant de faire pénétrer les doigts dans les cavités naturelles du corps, en pressant sur les tendons, les aponévroses, bref tout ce qui fait mal. De plus certaines techniques font intervenir le principe de renforcement. Alors que dans la majorité des écoles de jûjutsu ou de karate japonais il est de tendance d’esquiver. En Uechi-ryû dans on n’hésite pas à percuter l’attaque. Les renforcements des avant-bras, des kentô, des tibias, des tsumasaki permettent non pas de bloquer l’attaque, mais d’attaquer l’attaque. Les défenses utilisent les techniques pratiquées lors des katas: mawashiuke + boshiken, etc. Ainsi on peut voir que traditionnellement l’Uechi-ryû est une école de self-défense, que les techniques issus des katas, des hojo undo sont des techniques destinées à mettre hors d’état de nuire un assaillant de la façon la plus efficace possible.

Puis, nous assistons à un passage de grade. Plus typé fédéral. Mais qui porte quand même deux modules traditionnel: test de sanchin en sanchin-kitae et test de kote-kitae. On pourra voir l’exécution de quelques bunkai sur le kata kanshu.

A la fin, l’horaire ayant été légèrement dépassée, la remise de diplôme se fera solenellement mais rapidement, des diplômes de très belle facture, très bien réalisés, très esthétiques. Pour reprendre une anecdote de Raphaël, il me dit que: “auparavant il rangeait les diplômes de stage dans un coin, mais que maintenant, il versait tellement de sueur durant des stages, qu’il les exposait en trophée comme témoignage de toute l’énergie dépensée et toute la sueur versée dans ces stages”. Finalement c’est une parole pleine de sagesse, que de prendre ces diplômes de fin de stage pour une preuve du travail accomplit.

Conclusion de ces 5 jours de stage

Le stage était extrêmement riche de part la diversité des activités de l’école, et la qualité des différents experts. Beaucoup d’aspect de la pratique ont été abordés dans une ambiance sérieuse, studieuse, mais sympathique, amicale et conviviale. Les cours ont été extrêmement bien organisés et le lieu du stage offrait diverses surfaces de combat offrant, de l’espace, mais aussi de la sécurité. Il était donc possible de passer de travail traditionnel, debout, avec kata, kumite pied-poing sur surface plancher, à des kumite complet, avec travail au sol, self-défense sur des tapis absorbant les chocs. J’ai pu apprendre beaucoup de choses, à la fois techniques et physiques, mais le stage m’a aussi remotivé et regonflé à bloc. Et c’est d’auant plus simple d’intégrer ces nouveaux concepts, techniques, et correction, que ça se fait dans une ambiance aussi bonne que celle des cours de maitre Shimabukuro. A l’image de maitre Shimabukuro, les senpai sont extrêmement ouverts, compétents, très disponibles, très généreux en explications et en corrections et ce pour n’importe qui. Et ils portent en eux une telle motivation pour le style, qu’on ne peut s’empêcher de les suivre sur ce chemin. Un stage vraiment appréciable et riche, techniquement, humainement, et physiquement. Un stage qui motive pour continuer à travailler, à progresser et à aller de l’avant avec la même équipe d’experts, de verser de la sueur dans la joie, la convivialité et la bonne humeur. Si ce n’est pas ça le bonheur, alors ça y ressemble. Un point négatif toutefois, le stage fait prendre conscience que l’on est dans la période morte des vacances d’été, et on ressent un peu de mélancolie à la pensée qu’il faille attendre début septembre pour reprendre les entrainements.

Ce qui ressort de la pratique dans l’équipe Uechi-ryû de maitre Shimabukuro, c’est que chaque personne sait rester simple, personne ne monte sur ses grands chevaux quant à ses compétences, je n’ai vu personne prendre de haut quelqu’un d’autre. Les débutants sont pris au sérieux et on leur apporte la même attention qu’un gradé. Maitre Shimabukuro est lui-même quelqu’un d’incroyable, très humain, il est toujours souriant, il discute avec tout le monde, il se change dans les vestiaires avec ses élèves, il est modeste et humble. Et lorsqu’un de ses gradés, anime le cours, il participe aussi aux exercices avec tout le monde, et même pendant les exercices les plus physiques. Il pompe avec tout le monde, fait les squats et les abdos comme tout le monde. C’est une personne vraiment merveilleuse, qui mérite d’être connu et reconnu, et pourtant, ce n’est pas quelque chose qu’il recherche. Il a une grande ouverture d’esprit, et est vraiment très abordable. Ca vaut vraiment le coup, de suivre une stage avec lui, ou un entrainement dans son club.

Compte rendu des autres jours

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