Déc 172011
 

Voici une vidéo que j’aime particulièrement. On y voit des Tameshiwari en Uechi-ryû. Je rappelle que Tameshiwari signifie “test de casse” ou “casser pour tester” : 試し割り (tameshi, 試し, du verbe tamesu 試す qui veut dire “tester” et wari, 割り, du verbe waru 割る qui veut dire casser). La vidéo représente sensei Kiyohide Shinjo.

Kiyohide Shinjo (新城 清秀, Shinjô Kiyohide, né le 3 novembre 1951 sur l’île Ie) est un 9 fois champion de tout Okinawa de kata et kumite, et maitre de Uechi-ryu Karate (9ème dan). Le succès inégalé de maitre Shinjo dans les compétitions de karate d’Okinawa lui a valu le surnom de “Superman d’Okinawa”. Kiyohide Shinjo est le fils et l’élève de Seiyu Shinjo. Shinjo a obtenu sa ceinture noire premier dan dans l’école de son père à l’âge de 16 ans. Après le décès de son père en 1979, Shinjo pris sa retraite des compétitions de karate invaincu et créa la fraternité Kenyukai au sein de l’association Uechi-ryu. “Ke” signifie “poing”, “yu” est un dérivé du nom du père de Kiyohide Seiyu, et “kai” signifie “groupe”. Donc “Kenyukai” pourrait signifier Le groupe du poing de Seiyu Shinjo”. A ce moment il repris aussi le dojo de son père à Kadena, Okinawa. Shinjo fait partie du conseil des directeurs de la fédération de karate d’Okinawa, et ce depuis 1980. Il a été élu président de ce conseil pour une période de allant de 1991 à 1994, et a été la personne la plus jeune à cette position. En 2004, le dojo de maitre Kiyohide a déménagé à Toguchi, Yomitan, Okinawa.

Sur la vidéo on voit que contrairement aux idées reçues les membres ne sont pas rendus indéformables par la pratique des kitae-waza, mais qu’au contraire lors de l’impact il y a déformation de l’articulation, mais que le renforcement, le conditionnement des kitae-waza rend le membre, l’articulation plus résistant à la déformation. Comme l’indique la voix off de la vidéo, ces techniques de casse ne sont pas qu’une preuve de renforcement, mais aussi une preuve de ciblage, car si l’impact n’est pas donné avec la bonne partie du corps au bon endroit, même un pratiquant de haut niveau peut se blesser. Et de ce fait ce n’est pas une aptitude ou un talent mais une technique à part entière qui requiert rapidité, fluidité, force, ciblage, concentration et conditionnement.

Selon la voix off, les casses passives font intervenir une force qui implique des vitesses telles que 50 mph (miles par heure, ce qui est environ 80mk/h). Lors de la casse de la pastèque, l’énergie cinétique transférée correspond à une vitesse de 30 mph (soit 48 km/h). Et ce type de vitesse est la composante de l’énergie cinétique via l’équation E=1/2.m.v² (c’est à dire que la vitesse est au carré). Imaginez donc l’impact sur le corps de telles énergie… Le travail du karate Uechi-ryû permet de conditionner le corps progressivement pour supporter les contraintes de ces forces et ces vitesses mais aussi amener le pratiquant à ce niveau de concentration, précision et puissance pour que les corps solides à briser (bois, glace, pierre) soient transposable à un éventuel adversaire. Le but étant de mettre la concentration, la force, la fluidité, la puissance, la précision que l’on mettrait dans un casse mais cette fois sur le corps de l’adversaire et pas par un coup unique mais par un enchainer de frappes. C’est possible et ça se travaille.

clip disponible ici: http://youtu.be/tMNUhCT5Rp0

Si la vidéo ne s’affiche pas vous pouvez la télécharger en cliquant sur ce lien.

Image d’une frappe en kakushiken réalisée par Kiyohide-sensei en arrêt sur image

 

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