Avr 062008
 

Vendredi 4 avril 2008

16h15 départ de Stras.
Retard de 15 minutes, arrivé à 18h49 à Gare de l’Est.
Je prends le métro 7 direction porte d’Italie.
J’arrive à la Poterne à 19h30 en me dépêchant car je croyais être en retard et que le cours commençait à 19h.
Finalement j’attendrais un petit peu, car le cours ne commençait qu’à 20h.
Arrivent alors les élèves sérieux et motivés de Lionel
Après quelques discussions sympathiques, instructives et intéressantes, on commence le cours.
Salut à l’okinawaienne, puis échauffement articulaire complet. Chaque articulation est travaillée  de façon désolidarisée, puis en mouvement complet dans les principes de génération d’énergie des arts okinawaiens pratiqués et/ou enseignés par Lionel.
Le groupe articulaire est travaillé seul, puis dans la chaine complète sollicitée par les hakkei.
Ainsi ces échauffements permettent au corps d’appréhender la façon si spéciale de générer l’énergie. Donc du “deux en un”: échauffement et éducatif.
Une des spécialités de la pédagogie de Lionel: introduire des éducatifs dans tous les exercices, que ceux soit de musculation, d’échauffement ou de kitae-waza. Avec lui, rien ne se perd, tout travaille.
Et comme à chaque fois, quitte à faire un échauffement, autant le faire en travaillant d’autres choses qui sont sollicités mais donnent rarement un travail à part entière.
Qui travaille spécifiquement les muscles des yeux? C’est une chose que fais Lionel à chaque fois dans ses échauffements.
On commence en suite la mise en bouche:
– travail des kote kitae, puis des sune kitae.
Je ne détaillerai pas les exercices vu qu’ils ont été plusieurs fois décris dans mes divers compte-rendus.
Puis nous passons aux exercices liés au kata seisan.
Présentation d’un bunkai basique, limite fédéral (avec l’intérêt, les points forts, les défauts)
Puis travail du même bunkai mais à distance réaliste, c’est à dire la distance de combat des arts okinawaien issus du Fujian: distance courte, très courte.
A est l’attaquant et B celui qui défend et exécute la technique
A: frappe coup de poing visage droit
B : déviation de l’attaque du gauche en utilisant l’inertie du poids du corps, accentuation du mouvement pour déséquilibrer légèrement, frappe shuto droit.
Travail d’un côté puis de l’autre.
Le shuto sera porté sur divers points de pression (en transformant un peu la forme de la main).

On passe ensuite à un autre bunkai pour le même mouvement du kata:
la déviation, saisie, déséquilibre devient une baffe à la tête et le shuto… reste un shuto.

On travail en frappe simultanée ou en décalé, avec changement de côté.
Le travail se fera doucement pour cibler le visage puis  sur les bras du partenaire en sanchin pour tester la vitesse, le relâchement, la puissance et la fluidité de l’enchainement.
Ainsi le partenaire peut tester son enracinement en sanchin mais aussi faire un peu de kote-kitae.
Puis on rajoute un mouvement supplémentaire à l’enchainement de départ. Et au fur et à mesure que l’on avancera dans le kata on aura le droit à une application sur un mouvement mais aussi un enchainement de drills fluides.
Mais le drill n’a pas pour but d’apprendre une technique par coeur, mais plutôt de travailler le relâchement des épaules, et les différents types de génération d’énergie.
Toutes les techniques spécialités des karatés issus du Fujian sont utilisées: boshiken, shoken, ko-uke, griffures de la grue, bec de la grue, …
Les points visés ne sont pas fait au petit bonheur la change, mais ceux sont des points de pression très précis, des enchainements tels qu’on pourra le travailler en Kyusho-jutsu, chers à sensei Hokama Tetsuhiro.

Je n’en dirais pas plus sur les différents travails que l’on aura vu, ni les techniques que l’ont a fait, car mes description risque de ne pas être suffisante pour montrer l’intérêts des différents travaux, et ainsi faire passer sous silence l’intérêt principale de l’exercice en question, ou omettre des choses importantes. Surtout que pour ce genre de travail, il y a un ressenti interne très important. Des choses qu’on ne peut pas expliquer autrement que par la pratique.
De même Je ne donne pas les cibles de ces frappes volontairement pour ne pas créer de discussion sur l’utilisation des points de pression en gôjû par rapport à la théorie des DKI, Kyusho International, etc… et aussi pour que ceux qui voudraient plus d’informations suivent les stages de Lionel.

Encore une fois Lionel nous montre que le karate ne se résume pas à des coups de pieds et de poings, mais que c’est un art très complet dont la stratégie de combat n’est pas une attaque téléphonée, prévisible et anticipable mais une distance où les coups ne peuvent être vraiment vu (ou alors lorsqu’on les voit, c’est qu’on se les ai mangé).
Et de ce fait il est nécessaire de coller, de se connecter et de sentir les actions du partenaire.

Lionel nous montrera l’étendu du panel technique du gôjû-ryû traditionnel: drills, travail des points de pression (en frappe, frottement, pression), clefs, projections, étranglements, combat au sol et ligotage.

Un travail très réaliste mené pédagogiquement avec humour et sérieux.

Samedi 05/04/2008

8h50 On arrive au gymnase. Patrick nous rejoint rapidement et ensemble, après moultes embrassades nous rejoignons la salle situées au 3e étage de ce centre culturel. La grande question: combien seront nous pour le stage? Après avoir fait les andouilles dans la salle de spectacle qui servira de dojo nous sommes rejoint par Cyril et Dominique des élèves de Pierre Portocarrero, puis Nicolas un élève de Lionel. On commencera et durant l’échauffement nous seront rejoint par David (expert en Hapkido) et finalement de Claire (experte en diététique et Taijiquan). Ils ont fait l’effort de venir, j’espère que le stage a été à la hauteur de leurs attentes.
Echauffement articulaire complet et consciencieux avec des mouvements d’échauffement qui sont aussi des éducatifs pour les mouvements de génération d’énergie (hakkei/fajing).
Puis nous passons aux premiers mouvements de seisan. On retrouve les trois premiers mouvements mouvements de sanchin et donc l’application du kata sanchin.


Les stagiaires en pleine application

Soit A l’attaquant et B le défenseur.
A attaque coup de poing gauche visage
B sort l’attaque de l’axe vers la gauche avec son poing gauche
A attaque du poing droit au plexus
B sort l’attaque vers la droite en revenant avec le poing gauche (toujours)
B attaque de cette dernière position du poing gauche au visage
A enchaine les défenses décrites précédemment pour B
et on tombe sur un drill fluide (si on omet les problèmes psychomoteurs: “Gnéééé c’est quoi ma droite, c’est quoi ma gauche” citation personnelle)
Puis on enchainera sur un exercice décrit ici: http://tenryu.over-blog.com/article-18536563.html
J’ai la flemme de faire du copier coller alors vous me permettrez de mettre un lien.


démonstration des points à atteindre, et de la façon de les atteindre

Tout au long des différents exercices chaque mouvement du kata ou groupe de mouvement donne lieu à une application rapide et efficace ou un drill fluide et souple.
Ainsi j’ai pu échanger un drill vraiment fluide avec un des élèves de ce sensei mystérieux parisien, qui avait un super niveau en karaté et m’a permis de non seulement faire le drill à une main mais aussi à deux mains symétrique et asymétrique. Merci Dominique.
Enchainement de clef, pression ou frappe sur les kyusho et zones vulnérables du corps (cavité, nerfs, apophyses, etc.) les techniques sont destructrices et ne laissent aucun répit à l’adversaire.
Volontairement je ne détaillerai pas les techniques et les drills vus, je pourrais le faire, mais l’écrit ne rendrait pas suffisamment compte de la valeur, de la subtilité d’un travail de ressenti basé sur une pratique intense et riche. En gros y avait qu’à être là.


travail en fluidité et puissance sur le partenaire en sanchin

Au fur et à mesure des drills nous nous sommes pris au jeu de réfléchir à d’autres actions, d’autres techniques parallèles voir d’autres sorties. En effet l’expérience de David en hapkido lui permettra de m’expliquer certaines rentrées et certaines stratégies de son école.
On pourra aussi se faire des noeuds au cerveau, voir déconnecter la masse cérébrale en effectuant les drills de façon symétrique puis de façon dissymétrique (main gauche, main droite faisant le même mouvement, genre deux défenses sur deux attaques de l’adversaire, puis main gauche défend quand main droite attaque), merci à Dominique pour son expérience et sa fluidité me poussant à me relâcher et ne pas réfléchir avec mon cerveau.
On a rapidement remarqué que parfois on perdait le rythme ou on cassait la fluidité du mouvement à cause d’un instant de réflexion au lieu de travailler en sensation. Si on restait sur la sensation, les mouvements étaient fluides et en cas d’erreur du partenaire on s’adaptait inconsciemment à son changement. Lionel nous explique alors que le but du drill n’est pas la mémorisation par coeur d’une technique par répétition, mais plutôt l’exécution d’une ou plusieurs techniques en ralaxation, en relâchant les épaules pour un mouvement puissant et fluide.
On ne doit pas apprendre par coeur des défense et contre-attaque mais plutôt à se relâcher et à enchainer défense et attaque quelques qu’elles soient.
Chaque technique est effectuée pour faire mal, il n’y a pas un seul mouvement qui ne soit pas destiné à détruire comme c’est le cas en american kenpô ou sur la sommes de frappes, seulement certains sont puissants, les autres destinés à détourner l’attention ou leurrer. En karaté Okinawaien chaque mouvement est destiné à détruire. L’adversaire doit avoir le cerveau submergé et saturé de messages de douleur. un simple gedan-barai (défense basse) n’est pas un blocage mais une mise en protection des côtés avec frappe du coude sur ce qui pourrait arriver puis tetsui dans les valseuses, mais fait de façon fluide, on voit un gedan barai. Il n’y a pas de temps mort entre les mouvements.


Effet d’un enchainement de frappes relachées sur les points de pression

Ce fut une première journée de stage très intéressante tant par les échanges que la qualité des enseignements, des techniques travaillées et de la façon d’aborder tout ça.
Echanger un peu avec David fut très instructif, en effet, dans ses explications de clefs et d’approche du combat je ne me sens pas perdu par rapport à ce que peut se faire en jujutsu/tai-jutsu japonais (et pas fédéral).
Les élèves de Pierre Portocarrero : Dominique et Cyril sont des gens d’une grande gentillesse, très ouverts, très sympathiques et très fluides. Vraiment un très très grand plaisir d’échanger avec eux. On reconnait les qualités d’un enseignant à ses élèves et on peut dire qu’ils donnent un a priori plus que positif par rapport à leur professeur vu la qualité de ces pratiquants d’excellent niveau.
Nicolas est un élève de Lionel qui a un bon passé de karaté plus orienté suri-te/tomari-te. Mais il est vraiment motivé à développé le naha-te et s’accroche vraiment à tous les exercices et les stratégies de combats qui sont antinomiques au shôtôkan (mince j’ai prononcé le nom du style): distance, génération d’énergie et techniques. Mais en plus c’est quelqu’un de très cultivé, de très curieux et d’à la fois très intéressant et intéressé. Une personne prometteuse et de valeur.
Et Claire, la seule femme du groupe, qui a démontré que le naha-te pouvait bien réussit aux femmes de petite taille, et de puissance musculaire moindre à faire plier un monstre simplement en étant technique. En effet j’ai travaillé certaines fois avec Claire, et souvent, pour ne pas dire tout le temps, ses défenses ne passaient pas… du moins mes attaques passaient malgré ses défenses.
Il suffisait de quelques détails apportés par Lionel (une rotation du poignet, un déplacement, un mouvement de coude et non d’épaule… bref quelques détails anatomiques qui semblent insignifiants) pour changer la donne et annuler la force issu de l’inertie de ma masse de adipeuse.
Claire est une femme sérieuse, travailleuse et très motivée. Dans un environnement masculin, différent de son style, elle a trouvé sa place et a acquis l’estime de ses condisciples masculins.
Bravo! Vraiment bravo!
Patrick? Ben vu qu’il était là dimanche on en discutera ci-après.


Les stagiaires samedi

Dimanche 06/04/2008

9h, nous cherchons notre chemin dans Paris, bloqué par le marathon. Qui passe justement là où il y a le dojo de hoang long… donc impossible d’y accéder en voiture.
On arrivera avec 1/4 d’heure de retard.
Peut-être que ce retard en a découragé certains, peut-être que le marathon de Paris a eu un effet répulsif ou peut-être que la coupe de France de Qwankido a eu un effet trop attracteur mais  peu de courageux sont venus  à cette nouvelle journée de stage. Un peu en retard nous commençons par les échauffements articulaires habituels, échauffement des articulations qui sont mis en oeuvre dans le travail de la matiné: dans les mouvements de Gôjû-ryû mais aussi des arts okianwaiens issus du Fujian que Lionel à pratiqué outre le gôjûryû shôdôkan (avec un “D” et pas un “T”), notamment le Hakutsuruken de Matayoshi.
Sont présents Jean-Christophe et Patrick. Jean-Christophe ayant un intérêt particulier pour certains types de travaux, Lionel oriente son exposé de la matinée sur le hakkei/fajing (la génération d’énergie) dans le kata seisan. On reprends le travail de samedi mais en insistant sur la génération d’énergie et les mouvements articulaires mis en oeuvres lors de cette génération.
Jean-Christophe ayant une recherche spécifique et un travail personnel qui va au delà du kyokushinkai et du taikiken sollicite Lionel sur les katas suparinpei et happoren.
Ainsi l’après-midi après un sympathique repas au “Bambou vert” nous voyons la version shôdôkan de suparinpei et la version Hakutsuruken (Matayoshi) de happoren. Nous finissons par faire quelques kitae-waza mais en utilisant les principes de génération d’énergie vus lors de la matiné.
De la même façon l’accent dans les deux katas sera porté par les principes de génération de mouvement vu la matinée.
Ainsi je finis le stage avec quelques échanges durs (pour moi) avec Jean-Christophe.
Ca ne semble pas un exploit dit comme ça… mais après des kitae-waza vendredi, samedi matin, après midi, mes avants-bras réclamaient un peu de pais et de tranquillité. Chose qu’ils n’auront pas et que je leur ai refusé. Je ne viens pas à Paris souvent et de ce fait j’aime bien repartir avec quelques souvenirs… des courbatures, des oedèmes/hématomes, et la sensation de m’être donné à fond et d’avoir été jusqu’au bout de la douleur. Et comme Jean-Christophe, Patrick et Lionel sont des gens attentionnés, ils n’ont pas hésité à me fournir de l’aide pour repartir avec le maximum de souvenirs que possible.
Cette journée de stage en comité restreint et intimiste était vraiment splendide. On a pu tourner les uns les autres vraiment beaucoup et échanger amplement.

Jean-Christophe est quelqu’un de stupéfiant . Il a une puissance phénoménale, toute la dureté du kyokushinkai et la souplesse du taikiken. Mais en plus c’est quelqu’un qui a beaucoup de choses à raconter, qui s’intéresse à tout, une personne très intéressante, plaisante à écouter, très amicale, très sympathique, très humble, curieuse, intéressé, bref un modèle de pratiquant et un partenaire idéal. Il est grand, massif, puissant, il frappe fort et n’hésite pas à rentrer, mais avec un contrôle tel qu’il que si on se trompe et qu’on n’arrive pas à bloquer l’attaque, on a l’impact, un peu de douleur mais pas de blessure. Vraiment une personne de grande valeur qui mérite intérêt et respect. Rencontrer quelqu’un comme Jean-Christophe ça n’a pas de prix.

Patrick quant à lui a de son côté pas mal de vécu aussi. Il a en effet beaucoup bourlingué, essayé de nombreuses choses avec diverses personnalités des arts martiaux. Et de ce fait il a une grande culture pratique qu’il n’hésite pas à partager avec modestie et humour… dans la joie et la bonne humeur. C’est quelqu’un de particulièrement ouvert et appréciable. C’est aussi un excellent partenaire, joyeux mais aussi expérimenté. Il s’adapte à celui qu’il a en face de lui et n’a pas peur de rentrer et même trouve du plaisir à des échanges un peu plus durs. Il encaisse vraiment bien et rend ce qu’on lui donne dans le rire et la gaieté. Sa culture est vaste et c’est quelqu’un qu’on apprécie également écouter. Il a fait un effort important pour participer à ce week-end de stage et de ce fait c’est un superbe cadeau qu’il a pu nous faire que d’être présent. Encore une personne qui gagne à être connu. Et je ne parle pas de son humour, de sa gaieté omniprésente.

Si on doit parler du sensei, il y a beaucoup à dire. C’est un technicien hors paire qui maitrise et manie le dur et le doux avec perfection, doublé d’un chercheur et d’une personne à une culture si grande qu’elle dépasse le cadre de sa pratique. La pédagogie change de nom lorsqu’il s’en sert pour s’adapter à lui. On pourrait aussi créer des légendes su lui, sur le modèle de ce qui existe pour Chuck Norris. D’ailleurs si Chuck Norris  ne parle pas de son professeur et maitre c’est qu’il ne veut pas salir le nom de Lionel en le prononçant.

Bref comme vous pouvez vous en douter n’a pas été que culture, que physique, que technique et que humour, il a aussi été un stage très humain. Presque familiale.
Autrement dit avec des gens comme Patrick, Jean-Christophe, (et samedi David, Claire, Nicolas, Cyril et Dominique) sous la direction de Lionel, comment ne peut-on pas passer un bon moment? Un bon moment, drôle, très technique, très culturel, très instructif et très formateur.

J’ai appris beaucoup de choses, des éléments techniques, des détails techniques permettant de renforcer mon art en maximisant mes techniques de base. Et en tant que débutant en arts okinawaiens suivre des personnalités comme Lionel, Tsuyoshi, Greg, ça n’a pas de prix.
Mais aussi je me suis enrichi humainement et personnellement.
Participer à ce stage dans une discipline où l’on débute et où les gens vous sont tous supérieur, à tous les niveaux, est vraiment unique. On se sent s’élever grâce aux conseils des senpais, du sensei, leurs coups, la douleur et les sensations qu’on peut ressentir lorsqu’on les attaque, mais aussi au contact de leurs discussions.

Un stage vraiment passionnant qui donne envie de pratiquer et qui re-motive. Durant ce stage j’ai ressentir le genre de sensation, de sentiment, d’ambiance que j’ai pu trouver auprès des combattants de l’Uechi-ryû lors des stages de maitre Shimabukuro: tout une richesse humaine et technique qu’on ressent comme infini.

Conclusion

En conclusion je dirais que ce week-end a été comme tous les stages de Gôjû-ryû de Lionel: exceptionnel.Tant au niveau de l’apprentissage technique, que les aspects humains. J’ai pu aussi voir le chemin qu’il me faut accomplir pour arriver à un semblant de maitrise. Le niveau du stage était ce que l’on en faisait. Si on avait des attentes de base, ou qu’on avait pas la maturité nécessaire pour appréhender un trop haut niveau, alors on avait ce qu’il faut pour progresser, avancer et de la matière à continuer une recherche personnelle. Si comme Jean-Christophe on venait avec un niveau impressionnant et qu’on avait besoin de certains concepts , pouvait trouver aussi des éléments pour continuer ses recherches. Il y en avait pour tout le monde, quelque soit le style, quelque soit le niveau. Il n’y a pas 36 façons de botter le cul de quelqu’un.
Ce stage était aussi la possibilité de rencontrer des gens qui méritent d’être rencontrés et dont l’amitié n’a pas de prix. J’ai beaucoup parlé des gens venus le dimanche mais j’en aurais autant à dire pour ceux que j’ai rencontrés ou revus le samedi. Ca a été pour moi l’occasion de me réconcilier avec la douleur et d’aller jusqu’au bout de mes capacités cognitives, pour réussir à faire des drill asymétriques fluidements mais aussi comprendre les blagues de Lionel qui dépassent parfois mon maigre intellecte de débutant tant par leur subtilité que par la culture qu’il faut avoir pour les comprendre.

Un week-end de stage humainement riche et de très haut niveau. J’avais l’impression de vivre un livre, de vivre le livre de Lionel.
Et je ne remercierais jamais assez le concept du forum Kwoon Info d’avoir permis au final de rencontrer tous ces gens, de revoir des amis et de m’en faire de nouveaux de niveau technique très élevés, accessibles, ouverts, compétents et d’origines martiales diverses. Preuve que le concept de ce forum va plus loin que la simple communauté virtuelle et joue aussi sur le plan humain.

Pour finir j’ai pu continuer le stage et tester mon ancrage en allant pisser dans les WC du TGV.

Que vous soyez débutant ou avancés, d’un autre style ou de karatés okinawaiens divers, les stages de Lionel ont toujours  quelque chose à apporter.

Epilogue

Pour ma part le stage m’a donné envie, grâce aux rencontres faites, d’aller expérimenter le taiji (Claire), de gouter à l’Hapkido (David) et d’aller à un des stages de Taikiken dirigé par sensei Jacques Legré à L’ACBB (Jean-Christophe) et de suivre un cours avec Pierre Portocarrero (Cyril et Dominique), mais aussi d’aller gouter de la grue chez Pascal Plée (Patrick). Si rien que ça ne vaut pas de l’or alors je ne sais pas ce qu’il faut.

Dans ce compte rendu j’ai volontairement passé une grande partie du travail technique et axé mon rapport sur le côté humain pour deux raisons:
– tout d’abord le travail des différents ateliers, bien que facilement descriptibles avaient des buts qu’il était difficile de ressentir autrement que par la pratique et les corrections, et en décrivant les exercices de façon chirurgicale je risquais non seulement de dénaturer les sensations et ce qui peut être ressenti en les pratiquants mais aussi de les obfusquer. Surtout que mon niveau de débutant ne me permettait pas de toucher des points élevés de la pratique. Et ainsi pour quelqu’un d’extérieur mes description risquaient d’apporter une vision péjorative voire négative des exercices. Ainsi pour ce type de stage, il est préférable de venir, pratiquer en suivant les directives de l’expert.
– ensuite, du fait qu’il y ait beaucoup de détails sur les placements, les positions, l’angulation des diverses articulations, les mouvements des mêmes articulations (en gôjû-ryû, d’après ce que j’ai pu comprendre, il n’y a pas que la biomécanique statique qui fait la puissance, mais aussi en mouvement. La force ne vient pas seulement des angles articulaires des unes par rapport aux autres, mais aussi des moments cinétiques et des divers mouvements des articulations prises indépendamment les unes des autres pour donner une somme de moment cinétique important), tout un processus de génération de puissance que je décrirais vraiment mal en omettant un détail ou un élément primordiale. Et de ce fait mon ressenti ne serait pas un argument valable et ne ferais pas honneur à l’enseignant pour ces travaux très spécifiques. Et cela peut nuire à la valeur des conseils apportés. En effet en fonction de ce que les stagiaires étaient capables de produire, Lionel leur apportait des détails et des indices différents dépendant du niveau des gens, pour les permettre de continuer à avancer et progresser linéairement. Ainsi je ne tiens pas à donner des détails qu’il m’a fourni qui seraient plus adaptés à mon niveau basique et à mon physique adipeux et ma forte corpulence.

Quoi qu’il en soit, Lionel représente son style à merveille et fait honneur à tous les maitres auprès de qui il a eu la chance de s’entrainer.

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