Mai 182007
 

stage goju
Venu sur la capitale vendredi pour un week-end Uechi-ryu, je suis allé vendredi soir retrouver Hanchindi à son dojo du 13e, la Poterne des Peupliers, lieu maintenant connu de quelques kwooneux.
Je devais normalement y retrouver pekker ainsi que quelques uns de ses élèves.
Seulement voilà, l’annonce de ma venue ayant été faite prématurément, ils se sont tous défilés!
Surtout pekker! “Il a eu peur, la lopette” pensais-je!
En fait, après avoir rencontré l’ancêtre de 87 ans, 125kg, 1m99 (autant de large et autant de longueur de cheveux blanc)… j’ai compris qu’il ne voulait pas me faire peur en fait (voir CR sur le w-e Uechi Ryu)

Je retrouvais donc un élève prometteur de 17 ans, petit en taille mais absolument pas impressionné par mon gabarit.
Je me fais corriger saifa avec quelques explications sur la provenance du kata liée aux techniques de main (jeu de main, jeu de …)

En échauffement je demande à faire du kote kitae avec Hanchindi, car 17 ans c’est un peu jeune pour en faire, surtout qu’il n’a pas l’habitude du tout.
Donc en position sanchin je reçois ma série de baffe sur les avant-bras. Une fois bien rouges, j’ai le droit à quelques coup de tranchant de main.
C’est curieux, j’accepte les shuto (sabre de la main) avec bénédiction! Ca fait mal, mais je n’ai plus de sensation de brûlure.
Hanchindi m’avait expliqué que les “claques” étaient une bonne chose, la surface de percussion étant plus importante.
Puis travail de kakie avec le jeune élève d’Hanchindi.
Evidement l’épaule commence vite à brûler. Conclusion je sollicite trop l’épaule et pas assez le dorsal.
Mauvaise position? articulation scapulo-fibullaire trop raide ( :wink: ) ? Ca se travaille! Il y a tellement de sensation à découvrir et acquérir.

Puis nous passons à du kihon simple: attaque coup de poing haut, milieu puis bas.
Défenses appropriées. On pourrait prendre pour du simple kihon, mais il n’en est rien!
C’est un travail de fond sur les mouvements spécifiques du Goju Ryu qui fait la spécificité du Goju Ryu d’Hanchindi.
Bref, un travail de grillage de neurone, car il demande une réflexion importante.
Travail en absorption sur des “blocages” que la plupart des styles font en “dur”.
Je retrouve dans la pratique d’Hanchindi un des principes qu’on m’a enseigné en NTJ: “chaque mouvement doit avoir un impact sur uke”.
C’est à dire, si je bouge, fait une esquive, un blocage et que Uke ne fait rien, ce que j’ai fait est inutile et ne sert à rien.
Un travail de fond imperceptible aux yeux non avertis, car riche en sensations internes.
Et tout cela basé sur quoi? Sur les deux katas de base du Goju Ryu (les katas Gekisai). Comme quoi, rien qu’en travaillant des katas de base, quelque soit l’avancement de notre niveau on apprend toujours quelque chose.
Ce qui m’a rappelé ce que m’ont dit un jour des gradés: “moi les katas de bases, je les connais, et je ne les fais plus, ça ne sert à rien je n’apprend plus rien”
Et bien voilà, avec deux katas on réapprend les bases différemment et on consolide ses positions, ses acquis en enrichissant le fond.
Après cet exercice, je me suis demandé: mais bon dieu comment Hanchindi fait-il pour être aussi dur dans ses positions, aussi stable tout en étant fluide et ultra souple? Je n’ai pas encore la réponse!
Mais Le travail suivant m’en montrera un aperçu.

Travail de la saisie d’un mawashi-geri chudan.
Je balance un bon kick, Hanchindi récupère ma jambe et me lock la jambe (triple clef hanche, genou cheville).
Le point important de la technique est l’absorption de la jambe surtout si un kicker balance la purée!
Le jeune visiblement n’a pas compris ce système d’absorption.
Normal, le mouvement de corps d’Hanchindi est infime, le minimum pour absorber la puissance d’attaque. Donc difficile à voir.
Moi même je suis obligé de déplacé tout le corps et faire un tai-sabaki percéptible en déplaçant tout le corps, je n’ai pas cette maîtrise.
J’essaye de le prendre au dépourvu en variant la puissance mais je me retrouve inlassablement en position de clef.
Le temps passe si vite quand on s’amuse.
IL est déjà l’heure de se changer…
C’est le genre de cours/entrainement animé par un professeur compétent et très pointu niveau technique qui me motiverait vraiment pour revenir en région parisienne.
Les informations pédagogiques données lors des cours d’Hanchindi ne sont pas seulement valables pour le karate goju ryu, mais aussi pour bon nombre d’autres disciplines.
C’est le type de pédagogue qui me font regretter d’être partie de Paris car je ne trouve pas ce genre d’enseignement ici, qui fait travailler la forme alors qu’en fait on travaille le fond à un tel niveau de qualité.

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