Oct 112014
 

J’ai les yeux qui saignent…

Aujourd’hui je bosse, mais je voulais prendre une pause repas correct (en plus j’avais du Gyokuro à acheter à Paris). Du coup je prends un train… en fait non, suite aux travaux il n’y en a pas. Donc je me rabats sur le RER A un peu poussif qui me ramène à Auber. Là je sais que je dois aller dans un magasin qui se situe vers Haussman. L’indication parfaite du chemin à suivre me conduit à… me perdre dans ce dédale de couloirs et portiques. Évidemment les escaliers mécaniques sont en réparations, je fais l’équivalent de la station Opéra-Les Galeries Lafayette aller-retour, 5 fois, à pied, en montant les escaliers mécaniques en panne.  C’est pas facile quand on a un sac de 20 kg sur le dos et un genou en vrac. Mais bon, ça m’a conduit dans une passage vers les quais du RER A qui est le siège de nombreuses malheureuses personnes sans domicile. Je m’étais toujours demandé comment pouvaient-ils faire pour aller aux toilettes comme ça vu que Paris est un peu très dépeuplé en matière de chiotte… J’en ai eu la démonstration en LIVE… pour la grosse commission…

J’ai les yeux qui saignent!

Pour vous faire partager, si jamais vous vous êtes posé la question. Il y a deux méthodes, la première consiste à être allongé à baisser son pantalon et son sous-vêtement et faire, puis évacuer d’un revers de la main. L’autre méthode réside dans le fait de se mettre debout, de baisser tout tissu pouvant entraver l’écoulement, de faire, remonter le tissu et se recoucher.

J’ai pu apprécier le spectacle avec d’autre spectateurs obligés de regarder, comme moi tellement on était… choqués… par cette scène, on en était bloqué et incapable de bouger tellement on était écoeuré. Contrairement à deux jeunes hommes, je n’ai pas rendu mon repas dans une poubelle. Il faut dire que j’ai un peu l’habitude du passage RER A – ligne métro 3 avec sa température, son air vicié, son odeur de mélange d’égouts, de défécation humain, et de pourriture qui se mélange lorsque le nettoyage a été fait à une ensemble de produits chimiques. Je pensais avoir tout vu, et tout sentit à Paris… ben non… je me trompais. J’avais vu le type une bouteille de gros rouge renversée au sol, nu, la main sur son engin entrain de se faire dessus, j’avais vu le « truc » entrain de se faire plaisir de la main droite tout en se sifflant une bouteille de gros rouge de la main gauche… mais ça, non… j’avais jamais vu… Et ce qui m’a choqué, ce sont les équipes de militaires et de policiers (de la police nationale) qui sont passé devant sans rien faire, sans rien dire…

J’ai les yeux qui saignent!

Une fois à l’air libre (si on peut appeler l’air d’une circulation automobile et deux-roues saturée… de libre), j’ai essayé de trouver mon chemin correctement, tout en parlant au téléphone avec quelqu’un qui me guidait. C’était sans compter sur un vieux gros dégueulasse qui s’est raclé la gorge à côté de moi, pour expurger un glaviot multicolore que mon interlocuteur a tellement entendu, qu’il en a même entendu la consistance, les couleurs et le goût!

Allez, pour finir par du positif…

La semaine dernière je revenais de Montpellier suite à un déplacement pro et j’avais oublié de mettre mon pliant stratégique dans le bagage en soute. Du coup, il était dans mon bagage à main et n’est pas passé à la sécurité. Alors que je me voyais le jeter, le personnel de la sécurité m’a donné une idée, celle de prendre une enveloppe, le mettre dedans, mettre des timbres et me l’envoyer. J’y croyais pas, en me disant qu’avec la pluie ça allait percer et le truc allait tomber, ou ça n’arriverait pas connaissant la réputation de la poste… Mais bon j’ai pris une enveloppe à bulle pour la solidité, j’y ai collé 10 timbre (je ne connais pas le poids du couteau ni le tarif des timbres en fonction du poids) et j’ai envoyé tout ça. Je me suis dit qu’avec la poste, et compte tenu des conditions d’envoi (mal écrit, pas sûr du tarif des timbres, pas d’expéditeur, etc.) je ne le recevrai jamais (mais qui ne tente rien n’a rien)… et bien si, je l’ai bien reçu… Avec du recul, j’ai envoyé beaucoup de colis à l’étranger, au Japon, aux USA, en Australie, et tous sont toujours bien arrivé, sans problème… Si les facteurs font grèves, ou les centres de tri… quoi qu’on puisse en dire, je ne peux pas critiquer l’efficacité et le sérieux de la poste.

Ensuite j’ai déposé un sac « Elite » acheté dans un magasin A, dans un magasin B pour réparation, ceci sans aucun papier de dépôt, ni aucune preuve. J’y suis retourné 3 mois après, le sac était là, m’attendait et réparé, gratuitement. Si ce n’est pas du service, je ne sais pas ce que c’est.

Lorsque j’ai quitté mon hôtel vendredi, en général on me demande si je n’ai pas de consommation de mini-bar. En général ce n’est pas le cas. Et là on ne m’a rien demandé. Or c’était le cas, j’avais bu une Badoit et une Evian. Seulement, on ne m’a rien demandé et j’ai oublié de le mentionner. J’ai donc tout de suite téléphoné pour faire un règlement par téléphone ou internet. Au final on m’a remercié d’avoir appelé et on me les a offert.

Tout n’est pas à rejeter en France, mais il  y a de bonnes choses à prendre de l’extérieur et une paire de responsables à exécuter sans sommation (ou à livrer à la vindicte populaire).

 

 

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