Oct 172018
 

A l’occasion du Japonisme 2018 (cf ジャポニスム2018 – Japonisme 2018) et du 45ème anniversaire du jumelage avec la ville de Kanazawa; La place Stanislas à Nancy se dote d’un jardin éphémère japonais…

Japonica, le jardin éphémère
Dates : du 29/09 au 11/11/2018
Lieu : Place Stanislas – site Unesco, Nancy (54)

La place Stanislas, patrimoine mondial de l’humanité, se pare chaque année d’une dentelle végétale autour d’une thématique donnée. La 15ème édition en 2018 sera, dans le cadre du 45ème anniversaire de jumelage avec la ville de Kanazawa (la capitale de la préfecture d’Ishikawa au Japon), d’inspiration japonaise. Depuis le balcon de l’Hotel de Ville, les visiteurs pourront découvrir toutes les subtilités de ce jardin en prenant de la hauteur.

2003-2018, quinze ans de jardins éphémères. Une boucle du temps, un cycle. La première édition de cet événement marquait le 30e anniversaire du jumelage entre Nancy et la ville japonaise de Kanazawa. Depuis, la place Stanislas, patrimoine mondial de l’humanité, s’habille tous les ans de végétal. Mieux, elle raconte une histoire où herbes, mousses, fleurs et arbres sont des narrateurs vivants.

En 2018, les jardiniers de la ville de Nancy s’inspirent à nouveau du pays du soleil levant. Curieux, ils observent le Japon dans ce qu’il provoque comme surprise. Ils puisent dans l’histoire, les riches traditions mais aussi dans la contemporanéité de ce pays en mouvement perpétuel. Les différences culturelles sont grandes entre nos deux pays et pourtant, lorsqu’on évoque le monde botanique, elles se gomment d’un seul geste. Les plantes nous relient intensément.

Prenons le bambou par exemple. Il est incroyable ce bambou, car même après sa mort végétale, il prodigue abri, chaleur, musique et vêtements à l’homme. Cette graminée intervient dans de très nombreux usages. En Asie, elle est étroitement liée à tous les aspects du quotidien, fait partie intégrante de la vie et de la culture. Elle renaît en barrière esthétique, en tuteur solide, en échafaudage extravagant.

La technique du yukisuri est une autre découverte. Ce haubanage des arbres est déjà en soi une œuvre de land art. L’aspect fonctionnel, rendre les branches plus résistantes au poids de la neige, se double d’une connotation esthétique évidente. Lorsque le bon rejoint le beau, l’esprit facétieux du jardin éphémère se réjouit.

Cette révélation se retrouve aussi dans la symbolique de la lanterne, omniprésente dans le jardin nippon. À Nancy, la lumière émane d’une lanterne démesurée, accrochée dans l’air comme un phare marin. Elle guide le visiteur dans les courants actuels du végétal, éclaire d’un éclat particulier FarmBot, le robot jardinier.

Avec ce fil rouge d’Extrême-Orient les jardiniers de Nancy ont tissé eux-mêmes Japonica. Pour célébrer le 45e anniversaire du jumelage avec Kanazawa, ils ont accueilli de nouveaux partenaires pour que cette fête écologique soit totale. Ces architectes et artistes démultiplient l’attrait de l’éphémère. Leur empreinte sera durable dans la mémoire du jardin.

source: https://www.nancy.fr/a-la-une-109/japonica-le-jardin-ephemere-2018-7591.html

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