Nov 152009
 

Ordre de passage:

1ère Partie :
Philippe COCCONI, 5ème Dan Aïkido & Iaï
Fabrice FOURMENT, 3ème Dan Kyokushin Karate
SAWADA Mitsuharu, Taï Ki Ken
TSUCHIYA Satoru, 6ème Dan Shodokan Aïkido
AOSAKA Hiroshi, 8ème Dan Shorinji Kempo
HINO Akira, HINO Budo

ENTRACTE

2ème Partie :
Daniel DUBREUIL, 6ème Dan Aïkibudo & Katori Shinto Ryu
Kunlin ZHANG, 7ème Dan Taï Chi, Hsing I & Pa Kua
TAMAKI Léo-Hakuba, 4ème Dan Aïkido
SHIMABUKURO Yukinobu, 9ème Dan Uechi Ryu Karate
Patrick DUPIN, 5ème Dan Shinkage Ryu

C’est à l’Institut National du Jûdô que se déroulent les festivités, l’endroit est vaste et l’accueil est très bien organisé. Un petit stand à snack est prévu: pâtes et morceau de pizza, plus des petits desserts sympas. A l’entrée le stand Masamune partenaire de l’évènement propose diverses choses, aussi bien relatives aux arts martiaux, qu’à la mode japonaise: sac en toile de kimono (des vrais kimono pas les keikogi), petites babioles pour portable, serviettes, zôri, etc… Les gradins sont vastes et surplombes l’aire de combat. Deux caméra aux rez de chaussé filment les démonstrations et est retransmis sur un écran géant. une douce musique japonaise (avec plein de koto, shamisen, shakuhachi, etc…) empli le lieu (même si parfois un peu trop forte) et accompagne les démonstrations.

Philippe Cocconi
Démonstration de iaidô et d’aikidô.

On aura pu voir une coupe d’un baton de paille tressé au iaitô en iaidô. Quelques clefs et projections et travail à genou. Très bien réalisé et maitrisé. Difficile d’en dire plus car je ne connais pas beaucoup ni le iaidô ni l’aikidô.La démonstration est superbe… les techniques de iaidô me rappellent les chanbara que j’apprécie tant, on a le droit à une sortie de fourreau pour trancher un tronc de pailles ou de bambou prévu pour l’occasion. Les démonstrations d’aikidô sont nettes et sans bavures, du très bel aikidô, efficace, dans le temps… On montre bien que l’aikidô adapté peut très bien être efficace en self. Je n’y connais pas grand chose en aikidô mais j’ai beaucoup aimé ce que j’ai vu.

Fabrice Fourment
Démonstration de karate Kyokushin

Fabrice Fourment (à gauche) présent avec son équipe de démonstration nous a présenté le travail du kyokushinkai. Dans ce type de travail on retrouve vraiment ce qu’est le kyokushinkai. On commence avec un kata issu du gôjû-ryû: seiyunchin, mais exécuté à la sauce kyokushinkai. Puis un travail de frappe au bouclier

Suivit d’une démonstration de kumite kyokushinkai sportif, jissen karate au KO.
Pour passer à une démonstration de casses (tameshiwari) réalisées par Fabrice Fourment lui-même.

S’ensuit une démonstration de Ippon Kumite, de travail de défense sur une attaque un peu plus proche de la self défense. Ainsi Fabrice Fourment et son équipe nous montre un karate plein contact, sportif mais surtout traditionnel.
Fabrice Fourment est une force de la nature et un grand pratiquant, et je n’aurais pas l’occasion de le rencontrer pour le saluer. Vraiment une très belle représentation du Kyokushinkai qui montre un karate bien plus okinawaien que certaines karate japonais se revendiquant proche des origines.

Sawada Mitsuharu
Démonstration de Taikiken

Maitre Sawada nous fera une belle démonstration de travail postural, mais aussi de sortie de force.

Avec son équipe ils nous démonstre le travail en génération d’énergie, structurel et de déplacement du style.

Et avec ses partenaires les applications en combat.

Très chouette démonstration, vraiment intéressante. Il y a vraiment beaucoup à prendre dans le Taikiken. J’ai trouvé la présentation très fine et vraiment riche techniquement.

TSUCHIYA Satoru
Démonstration de Shodokan Aïkido.
D’après l’explication l’aikido shodokan viendrait d’un maitre qui aurait étudié avec Jigoro Kano mais aussi Morihei Ueshiba… donc qui prendrait ses racines dans l’aikidô et le jûdô.

Sensei Tsuchiya et ses élèves nous montre des techniques de défense à mains nues.

Contre tantô

Mais aussi contre jô et finalement du travail au bokken.

Démonstration vraiment chouette.

AOSAKA Hiroshi
démonstration de shôrinji kenpô

Présent avec son équipe de gradés, en vêtements d’entrainement typique du shôrinji kenpô, sensei Aosaka nous a démontré sa technique de percussion sur partenaire carapaçonné d’une protection.

Sensei Aosaka commence par démontrer des techniques de percussions sur un plastron pas très mobile caparaçonné. Pour ceux qui ne possèdent pas une grande culture des arts martiaux, où qui n’ont trop vu de “vraies” écoles de percussions, ils ont pu être impressionnés. Ca fait du bruit, c’est sec… d’accord. Il est vrai que sensei Aosaka est rapide, vif et percutant, que derrière ses frappes il y a de la techniques, mais pas de quoi casser trois pattes à un canard.

Pour moi en travail de percussion, j’ai préféré ce qui a été présenté par Fabrice Fourment et son équipe. Personnellement les travaux les plus intéressants étaient pour moi ceux qui suivaient.

Les élèves se sont livrés à des combats avec amenée au sol et contrôle (par maitrise articulaire)

Du très très beau travail de l’école. Les élèves de sensei Aosaka ont continué sur un travail de kihon typique de l’école avec ses frappes et ses positions particulières dont est issus le travail d’atemi de l’école Nihon Tai Jutsu de sensei Hernaez, qui a travaillé avec sensei Aosaka.

Pour finir Aosaka sensei nous fera une démonstration de défense au tanbô contre jô.

Une superbe démonstration de shôrinji kenpô, qui se démarque bien des autres courants matiaux présentés ce soir.

HINO Akira
démonstration de son style personnel appelé HINO Budo.
Hino sensei est un maitre extraordinaire de part son passé martial. Il nous présente son travail de budôka.

Il commence par nous montrer un kata que je ne connais pas, certainement issus de son cru, qui montre des formes plutôt shuri-te se mélangeant avec des sorties de force plutôt naha-te, et très chinoises.

Puis en application il nous montre les principes articulaires et structuraux pour génrer de la force. On reconnaitra aisément les principes ondulatoires que l’on retrouve en yoseikan, dans les styles de grue et de tigre…
Hino sensei démontrera son habilité à placer quelqu’un en déséquilibre avec un doigt ou une main.

Mais aussi lors d’atemi. Ici avec un atemi il arrive à éjecter une troisième personne qui renforce la saisie du bouclier.

Puis il démontrera des principes de relachement et de structure pour se défaire d’une ou plusieurs saisie avec de montrer du travail au iaitô avec Léo Tamaki.

Une démonstration de son travail vraiment intéressante, que l’on a pu voir.

Entreacte… nous profitons de cette pause pour nous changer et aller déjà derrière les rideaux pour nous échauffer et répéter un peu. On avait vu les madrier en bois, ils étaient assez haut et on s’était dit que du fait de leur taille, ils casseraient assez facilement. Seulement voilà, sensei Shimabukuro les a raccourci. Et là ils semblent un peu moins facilement cassable. De plus ils ont une forme carré d’un peu plus de 4cm sur 4cm… et avec leur taille d’1 mètre 20 ou 1 mètre 30, ils paraissent incassables. C’est ma première casse et là, le doute et le trac s’installent. Durant les présentations de la deuxième partie je n’aurais pas le plaisir de voir les divers maitre et leur équipes effectuer leur démonstration. En coulisse on commence à répéter… et le trac ne fait qu’augmenter… mince je me trompe dans le kata en répétition… le doute augmente, il ne faut pas que je me trompe dans le kata ni dans l’ordre des défense. Avec la nervosité durant les répétitions j’enchaine les oublis, les erreurs… et il y a toujours ces satanés madrier qui semblent grossir à vu d’oeil chaque fois que je les regarde. On continue à répéter, j’essaye de ne pas oublier les endroits où je fais des erreurs lorsque trop nerveux mais sans me focaliser dessus pour éviter de faire des erreurs ailleurs.

Léo Tamaki vient de finir sa démonstration, c’est à notre tour d’entrer en scène avec le karate Uechi-ryu.

On commence par le kata seisan, j’ai tellement le trac que je sens mes membres trembler lorsque j’effectue le kata. C’est vraiment une sensation magnifique que d’effectuer des formes dans un autre cadre que celui de l’entrainement, de la compétition ou du passage de grade. Finalement je ne ferai pas d’erreur dans l’enchainement du kata, par contre mes hirate mawashi uke ne sont pas bon, mon tsuru dachi n’était pas ancré et mon équilibre était précaire… et le saut avant l’enchainement mawashiuke, enpi uchi,  hiraren, shoken était bien en dessous de mes capacités habituelles en environnement émotionnellement protégé.

On passe ensuite au goshin jutsu, les techniques de défense que l’on a répété de si nombreuses fois. Cette fois ci je ne me trompe pas dans l’ordre des techniques.Et avec un attaquant comme Didier, je ne peux pas me permettre de faire d’erreur. Il y en aura mais minime…par exemple mauvais déplacement, défense un peu lente, structure mauvaise et mauvais ancrage… et aussi saisie ratée…

Puis on passe au travail des kitae waza. Pendant que Didier torse nu développe sanchin sous les test de sensei Shimabukuro.

Pendant que Dominique et Vincent commencent par les sune kitae, Raphaël et moi faisant les kote kitae… On se trompe légèrement dans l’ordre mais pas de problème…  On passe ensuite aux low-kick dans la cuisse. D’ailleurs Raphaël cogne fort et ma cuisse droit ne tarde pas rapidement à céder.

Puis vient le moment des tameshiwari, des casses. Avec la pression et le stress, je n’ai pas le temps de penser. Arrivera ce qui arrivera. Vincent commence avec une casse sur la cuisse. Pusi vient mon tour. je commence par relever la manche de mon karategi pour éviter que le bois ne marque le tissu.

Je me place en position, je place la connexion du bras avec le pectoral et le dorsal pour que l’épaule seule ne soit pas en mesure de supporter seule la contraction. Je me rappelle ce que mes senpai m’ont dit et des conseils qu’ils ont donné. C’est ma première casse…
Et crack! Je ne m’y attendais pas le madrier qui me semblait si épais cède en un coup.

C’est ensuite au tour de Dominique qui effectue une casse sur le dorsal.

Puis Raphaël sur l’avant-bras.

En enfin notre président: Didier, qui effectue une casse sur les abdominaux.

Et pour finir en beauté, sensei Shimabukuro effectue le kata sansêrû (sanseiryû).

vidéo de notre démonstration: http://youtu.be/N5yzwXSegug

plus de photos sur le site du club de Uechi-Ryu de Carrières sur Seine: http://www.uechiryu.fr/article-namt-2009-14-novembre-2009-40173946.html

En repartant nous changer nous avons juste le temps d’aperçevoir le travail du Shinkage Ryû.

Au final j’ai été content de participer à cette nuit et surtout content d’avoir pu faire connaître l’Uechi-ryû avec notre sensei et mes senpai. Le bilan est qu’il faut que je travaille encore et plus durement, faire rentrer cette forme de corps particulière pour qu’elle devienne naturelle. J’ai été soulagé de ne pas avoir trop merdé et ne pas m’être trompé, ça a été ma plus grosse peur. J’ai regretté ne pas avoir pu saluer Léo Tamaki et Fabrice Fourment. J’ai pu voir en vrai des sensei de renom et des arts vraiment intéressants. Bref une super soirée…

Désolé pour la piètre qualité des photos, mais la plupart ont été pris en zoom numérique, ce qui donne un effet de pixelisation assez mauvais.

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