Déc 302013
 

Ce matin, j’ai assisté à la confection de soba, faits a la main, de la farine de sarrasin (sobako), jusqu’à la découpe. Le papa se Saori-san fait cela comme un pro depuis 11 ans. Dans un premier temps on rajoute de l’eau à la farine par tiers et on pétris à la main, jusqu’à obtenir une pâte ferme. Puis a force d’huile de coude et de cinq rouleaux de taille et diamètre différent on créé un rectangle d’épaisseur entre un et deux millimètre. Puis on replie le rectangle deux fois avant de procéder à la découpe au couteau.





Puis compte tenu de l’état d’ébriété encore présent, je suis allé dans quelques shopping centre pour acheter des timbres, et quelques ustensiles oubliés.

Une ZAC au coeur de la montagne

Puis après un bol de ramen, je suis passé a la phase nomikai… Avec deux litres de Sapporo, un magnum de namazaké, une bouteille de 75cl de junmai et un magnum de karakuchi tokubetsu. La soirée ayant été particulièrement arrosée je vous épargnerais les détails. Ce qui était surprenant, c’est que Saori-san, ses soeurs Miho-san et Reiko-san, et ses parents tiennent superbement bien et buvaient autant que moi, si ce n’est plus. Évidemment on a discuté des différences entre France et Japon sur le monde du travail. Il est marrant de voir que dans le privé, malgré les fausses 35 heures qui n’existent que dans la tête des politiques et des syndicats, nous travaillons plus en France, contrairement à ce que l’on pourrait croire. Et contrairement aux idées reçues les japonais ne sont pas les bêtes de travail que nous pensons et qui passent leur vie à travailler. Ils ont des loisirs et savent s’amuser. Ils ont été étonné de savoir qu’au minimum je faisais 41 heures par semaine et que j’étais loin d’être celui qui travaille le plus.

Ensuite j’ai assisté aux soins prodigués à un vieux shibaken très malade. Anne, de son nom, trouvé à Fukushima, mal en point, privée de ses maîtres suite au tsunami et à la catastrophe de la centrale, sauvée d’une fin peu enviable. Ce qui est incroyable avec les japonais, c’est leur empathie naturelle. Mais ça, c’est difficile à raconter, il faut le vivre pour comprendre.

Anne le courageux petit Shibaken

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