Mar 102008
 

taikô

Taiko (太鼓) signifie simplement “tambour” en japonais (etymologiquement “tambour vaste” ou “grand tambour”). En dehors du Japon, ce mot est souvent utilisé pour se référer à n’importe quel tambour japonais (和太鼓, ‘wa-daiko’, ‘tambour japonais’ ou ‘tambour traditionnel’ en japonais) et relativement récemment à un ensemble de concert d’ensemble de taiko  (parfois appelé plus spécifiquement, “kumi-taiko”, 組太鼓).

Types de taiko

Les tambours taiko japonais, bien qu’ayant des antécédents en Chine (杖鼓) et en Corée (장고 ou 장구) parmi les tambour Janggu, ont été développés en une gamme importante d’instruments de percussions qui sont utilisés  la fois en musique folklorique japonaise mais aussi en musique classique traditionnelle.

Les taiko, en général sont des instruments de percussions avec des batons/baguettes. Avec une exception pour les kotsuzumi et les ootsuzumi, tous les taiko sont frappés avec des bachi ( 桴, 枹). Ils ont des peaux (surfaces de percussion) sur les deux côtés du corps, et une cavité de résonnance scellée. Les taiko sont aussi caractérisés par une grande tension au niveau des peaux du tambour, avec un timbre haut correspondant, relatif à la taille du corps. Cette tension importante a été développée en réponse aux étés humides japonais, saison durant laquelle la plupart des festivals de musique se déroulaient. La plupart des taiko ne sont pas accordables, et un tambour avec une tension importante de la peau permet de contrer les effets de relâchement dûes à l’humidité.

Les taiko sont regroupés en deux types de construction. Byou-uchi daiko ( 鋲撃ち太鼓) taiko ont leur peau clouées au corps. Tsukushime-daiko (付締め太鼓) ont des anneaux cousu sur les peaux qui sont ensuite lacés les uns aux autres autour du corps.

Les byou-uchidaiko sont généralement créés à partir d’un seul morceau de bois évidé. Le bois utilisé en préférence est le keyaki ( 欅, Zelkova serrata ; Chinois: 榉树 ju shu) à cause de sa densité et de la beauté du grain, mais de nombreux autres bois sont utilisés, groupés autour du terme générique meari (目有). Les byou-uchi daiko ne peuvent être accordés, et leur taille est limitée par le diamètre du tronc duquel ils sont issus.

Le byou-uchi daiko typique est le nagado-daiko ( 長胴太鼓, taiko a long corps). Les nagado-daiko est un tambour allongé, grossièrement profilé comme une barrique de vin, qui peuvent être modifiés de plusieurs façons différentes affectant ainsi le son de l’instrument. Il est possible à plus d’une personne à la fois d’y jouer en même temps. Le style du tambour signifie aussi la famille de tambour qui sont fait d’une seule pièce de bois. Le Nagado-daiko sont disponibles dans une grande variété de taille, de 1.0 shaku (尺, 30,3cm, 12 pouces) de diamètres, à 3.0 shaku avec un incrément de 1 sun. Le chu-daiko est un nagado-daiko de taille moyenne. Nagado-daiko de plus de 3.0 shaku sont aussi dusponible mais ils se refèrent au nom ôdaiko (大太鼓 grand tambour).
Les plus petit byou-uchi daiko comme les sumo-daiko et les hayashi-daiko existent aussi.


nagado-daiko

Un des tambours les plus significatifs parmis tous les ensembles taiko pourrait être le ôdaiko. Le ôdaiko est le plus grand tambour parmi les taiko, si ce n’est du monde entier. Certains tambours sont si gros qu’on peut difficilement les bouger, de ce fait ils prennent place dans un temple ou une église sur un socle conséquent. Fait d’une seule pièce de bois, certains ôdaiko proviennent d’arbres qui ont plusieurs centaines d’années d’existance.

Les tsukeshime-daiko ( 付締め太鼓) sont disponible dans une variété de styles très large, et son accordables. Ce style de taiko est normalement tendu avant charge représentation.
Le système de tension est habituellement une corde, mais des système de verrous et de boucles de serrage sont aussi utilisées. Les tsukeshime-daiko peuvent soit avoir des peaux cousus sur un corps creusé dans une seule pièce de bois, comme le shime-daiko et le tsuzumi, soit avoir des peaux cousus placées sur un corps construit à base de latte comme les okedo-daiko.

Le Shime-daiko (shime daiko vient du mot entier “tsukeshime-daiko”, 付締め太鼓) est grossièrement de la taille d’une caisse claire et est généralement disponible en 5 tailles.
– Namizuke ou taille numéro 1, est le plus léger et est utilisé dans les spectacles classiques comme théatre noh (能 appelé aussi Nôgaku (能楽)) et kabuki(歌舞伎).
– Nichougakke, ou taille numéro 2, est généralement utilisé par des joueurs amateurs, compte tenu de son corps robuste et léger.
– Sanchou à gochou; taille numéro 3 à 5 sont utilisés par les joueurs semi-professionnels pour des performances en groupe à caractère international (spectacle yamato, …).


shime-daiko

Tous les tambours taiko ne proviennent pas d’une seule pièce de bois.
Les matériaux pour faire de tels tambours peuvent être difficiles à trouver et donc peuvent être excessivement chers. Alors, beaucoup de joueur de taiko ont créés des taiko à partir de tonneaux, ou tout autre variété d’objets cylindriques. Cette pratique de créer des tambours taiko à partir de tonneaux est plus spécialement répandu en Amérique du nord où la popularité des taiko s’est considérablement développée. La plupart des taikos fait à partir de tonneaux viennent de deux catégories: les okedo-daiko (桶胴太鼓 taiko au corps de tonneau, souvent surnommés par le raccouri “okedo” ou “oke”) et les taru.

Le Oke est utilisé pour décrire le tambours en tonneau japonais typique. Le tambour est construit à partir d’une douelle étroite et a une forme cylindrique grossière. Il est disponible avec la même gamme de taille que le nagado-daiko et un taiko de style okedo est actuellement le plus gros taiko au Japon. Selon la taille, il peuvent être posés sur un socle et joués comme les autres taiko, mais ils peuvent aussi être sanglés au corps du joueur, qui peut ainsi bouger et jouer en même temps. Le taru, d’un autre côté, a une forme un peu différente de l’oke. Il a un corps un peu plus fuselé, et est construit avec des douelles plus larges que celle de l’oke. Elles viennent en général de tonneaux de vin ou de whisky.


tsuri-daiko peint utilisé en gagaku

D’autres taiko japonais incluent le uchiwa-daiko (団扇太鼓 taiko éventail), hira-daiko (平太鼓, taiko plat), ô-daiko (大太鼓, gros taiko), et une grande quantité d’instruments à percussion utilisés au noh traditionnel japonais, en gagaku et dans les orchestres kabuki.

La région d’Aomori(青森) est célèbre pour son festivale Nebuta où des okedo gigantesques sont joués par de nombreuses personnes pendant qu’il est charié à travers les rues. L’okedo a son propre socle dressé qui a été inventé par l’entreprise Asano Taiko Drum Company.

Encore, comme le nagado-daiko, le okedo a un son de bord appelé “ka”. Lorsqu’on joue sur le bord du okedo, il est important de frapper l’anneau de metal le plus éloigné et non le bord du corps du tambour. Le bois fin et léger de l’okedo est particulièrement susceptible de s’entailler et se détériorera très rapidement s’il est touché.


ôdaiko

l’histoire précoce du taiko

L’histoire des débuts précoces du taiko est une histoire qui est enveloppée de mystère.

On en trouve déjà des traces au VIe siècle dans les sépultures sous tumulus kofun–Les kofun ( 古墳) sont des monuments funéraires mégalithiques japonais de la proto-histoire qui ont également donné leur nom à la période Yamato (大和時代, IIIe – VIe siècle). Ces tumuli sont donc importants pour cette période de l’histoire du pays au point de lui donner leur nom. Ces vestiges archéologiques représentent la seule source d’informations japonaises sur cette époque puisque les seules sources écrites nippones sont postérieures (début du VIe siècle).
Sur le pourtour et au sommet desquelles certains haniwa sorte de figurines anthropomorphes en terre cuite, sont représentées un tambour à la main.
Les haniwa (埴輪, cylindres de terre cuite) sont des figurines funéraires japonaises. On les a retrouvés dans de nombreuses tombes du Kofun (古墳時代, kofun jidai, IIIe siècle au VIe siècle) parmi tout le Japon. Ils sont le sujet de recherches scientifiques et archéologiques depuis l’ère Edo (江戸時代) mais sont manipulés le moins possible car ils sont très fragiles et facilement cassables. Les sources anciennes évoquant les haniwa sont peu nombreuses. On compte parmi elles le Nihon Shoki (日本書紀, Annales du Japon, début du VIIIe siècle).

À cette époque, plusieurs instruments de musique sont introduits au Japon au cours d’échanges avec d’autres pays de l’Asie de l’Est.
Entre le 5ième et le 7ième siècle, des musiciens originaires de la péninsule coréenne se rendent au Japon pour y pratiquer leur art.
En 752, lors de la cérémonie d’ouverture des yeux de la statue de Bouddha du temple Todaiji à Nara, de nombreux musiciens, en provenance de divers pays d’Asie, se réunissent pour exécuter un grand concert de célébration.
Grâce au développement du noh au Moyen Âge et du kabuki à l’époque d’Edo (1603 – 1868), le taiko a vu son usage croître et sa maîtrise s’enrichir puisqu’il accompagnait les représentations. Le taiko s’est également développé sous le patronage des grands temples bouddhistes du pays. Ils diffèrent selon les régions du Japon dont ils accompagnent les cérémonies et autres manifestations populaires. Ces derniers temps, le wadaiko est de nouveau à la mode, grâce aux nombreux festivals traditionnels. De nombreux groupes ont été fondés et combinent différents tambours. Ils se produisent tant au Japon qu’à l’étranger. L’un des plus célèbres aujourd’hui au Japon, Kodô ( 鼓童), est originaire de l’île de Sado, où la pratique est assimilée à une voie, tout comme un art martial.

Une des premières utilisations connue du taiko et consignée dans des écrits, était sur les champs de bataille de l’ancien Japon durant l’ère des clans combattants (sengoku jidai, 戦国時代).
Ces tambours massifs servaient pour des raisons diverses pour le combat japonais sur les champs de bataille. Premièrement, les tambours étaient de taille impressionnante et massifs et pouvaient résonner un “boum” très bruyant dont l’écho pouvait se répercuter sur toute la surface du champ de bataille. Ce qui pouvait effrayer les soldats de l’armée ennemi et ainsi permettre de prendre un certain avantage. Quoi qu’il en soit, en plus de l’effet démoralisant, le fait est qu’une telle abilité à couvrir une longue distance avec les roulements sonores permettait à beaucoup de généraux d’armées d’utiliser ce tambour pour commander ses troupes sur le champ de bataille. Un example d’un style de taiko pour champ de bataille serait un tambour large avec plusieurs trous percés avec précisions sur les côtés pour maximiser le son de tonnerre qu’ils produisent.


ôdaiko

En plus de l’utilisation martiale des taiko, ils portent aussi de façon très forte une des bases du style de musique de court appelé gagaku. On pourrait donc espérer trouver ce genre de musique dnas les chateaux et les églises à travers le Japon ancien. Gagaku, seul, est l’un des plus vieux styles de musique de court qui est encore joué dans le monde à l’heure actuel.

Comme l’utilisation du Taiko commence à augmenter en popularité à travers le Japon, il est normal qu’il trouve sa place dans les deux religions majoritaires au Japon: le shintoisme et le bouddhisme et qu’il trouve aussi une place dans les villages comme moyen de communication. Les Taiko étaient utilisés communément dans les village pour signaler aux résidents le danger d’une tempête imminente, ou lorsque que le début d’une nouvelle moisson ou d’une nouvelle récolte était sur le point de commencer. L’utilisation des tambours a persisté dans les villages assez longtemps et avec le temps, la croyance que des dieux les habitaient s’installa. Et à cause de la structure religieuse qui s’est créé autour des tambours il devint coutumier que seul les hommes saints soient autorisés à en jouer. Beaucoup de tambours qui étaient utilisés pour des cérémonies et des rites sacrés restèrent à l’intérieur des temples et églises. Et c’est dans les profondeurs de la pratique religieuse des taiko que la structure moderne  fut construite autour des rythmes provenant de divers rites et cérémonies, par exemple la dance de l’été bouddhiste Bon, où figure une représentation de taiko.

Les taiko moderne

Le taiko moderne est reconnu comme ayant été établit en 1951 par Daihachi Oguchi. Il est connu pour avoir formé le premier ensemble taiko, connu sous le nom de kumi-daiko et pour avoir permis de rendre les représentations de taiko très populaires actuellement. Daihachi Oguchi était originellement connu pour ses performance de batterie dans le style jazz. Pour la petite histoire, un jour il devait jouer un morceau de percussion pour  pour un des temples locaux et décida d’ajouter quelque part une petite ambiance type jazz dans le morceau. Venant d’une formation jazz à la base, Daihachi Oguchi se demanda pourquoi les taiko n’avaient jamais été pris ensemble pour jouer des morceaux. A partir de cette simple idée,  Daihachi Oguchi mis ensemble divers taiko de diverses tailles, formes et timbres pour être inclus dans son ensemble. Les tambours furent placés de la même manière qu’un ensemble de tambours dans un orchestre jazz, afin de ressembler justement à un ensemble de percussion jazz (compte tenu du passé musical de Daihachi Oguchi). Jusqu’alors, un tel ensemble de taiko n’avaient jamais joué ensemble et en plus les musiciens qu’il avait choisi pour jouer avec lui, n’étaient pas des musiciens professionnels; de ce fait il basa le ryhtme de leur representation sur un arrangement simpliste d’une musique d’église qu’il avait joué précédemment; qui permet à n’importe quelle personne intéressée par le jeu du taiko de participer. Et donc, après la fondation de ce premier ensemble taiko, Daihachi Oguchi continua à diriger ce groupe d’ensemble de taiko nommé Osuwa Daiko. A 84 ans en 2007, Daihachi Oguchi est promu au rang de grand-maître du Taiko moderne. A présent, il a formé et aidé à former près de 200 groupes de taiko au Japon, à Singapour, au Canada et au Etats-Unis d’Amérique.

A peu près au même moment, comme le nom de l’ensemble de taiko de Daihachi Oguchi se répandait autour du Japon grâce à la radio et au programme télévisés, un autre pionier du genre appelé Sukeroku Daiko émergeait. Leurs représentations consistaient en de la vitesse, de la fluidité et de la puissance. Ils ont aussi apportés des chorégraphies extravagantes et des solos. Bien que le groupe se sépara, un de ses membres, Seido Kobayashi, finit par créer le groupe Oedo Sukeroku Daiko; qui est considéré comme le tout premier groupe de taiko professionnel.

Un autre ensemble taiko qui a définit le cadre pour l’un des groupes le plus populaire commença à l’île Sado.
Le groupe, Za Ondekoza, a été fondé en 1969 par un homme appelé Tagayasu Den. Il établit de faire du taiko, pas seulement un loisir mais aussi un mode de vie. Il recruta un groupe de jeunes des villages ruraux à travers le Japon afin qu’ils ne soient pas influencés par le mode de vie des grandes villes. Avec cet état d’esprit, les étudiants furent soumis à un régime d’entrainement rigoureux qui consistait typiquement en de la course de fond (marathon) et une vie commune. A cause de complications, les membres du groupe et Tagayasu Den se séparèrent et Monsieur Den quitta l’île Sado. Les membres restant, avec l’aide de tambours venant de Asano Taiko, continuèrent à former le groupe de taiko: kodo.

Kodo est devenu un des groupe de taiko les plus populaires et les plus reconnu au monde. Depuis 1988, le groupe a aussi accueilli le festival de musique international Earth Celebration International Music Festival, qui a ramené tous les amateurs de musique des quatre coins de la Terre à leur quartier général.

Plus récemment, une nouvelle génération d’artistes a émergé.
Art Lee (Art Lee – Taiko) est un artiste solo qui habite au Japon, et directeur du groupe, Tokara, à travers lequel il introduit un nouveau style artistique de mouvement et de sons dans des composition de taiko.
Des groupes de divertissement comme Wadaiko Yamato et TAO sont devenus de vraies entreprises au sein de laquelle les représentations du groupe sont la seule raison d’exister de l’entreprise.
D’autres groupes comme Shidara, restent attachés aux modes de vie traditionnels de leur lieu de résidence, en infusant les festivals traditionnels de leur ville  dans leur industrie de loisir.

De plus, le taiko s’est aussi considérablement développé aux Etats-Unis depuis qu’il est venu du Japon dans les années 1960.
Le premier groupe de taiko américain, San Francisco Taiko Dojo, a été formé en 1968 par Seiichi Tanaka, un immigrant de l’après guerre qui a étudié le taiko au Japon et a ramené le style et l’enseignement aux USA.
Un an plus tard, quelques membres du temple bouddhiste Senshin à Los Angeles, alors qu’ils rangeaient un taiko après un festival d’obon, décidèrent de se faire un petit boeuf et après quelques heures de jeu plus tard, il décidèrent de former un groupe. Peu de temps après le groupe Kinnara Taiko était formé.
En 1973, le troisième groupe de taiko américain, San Jose Taiko, était formé par de jeunes américano-japonais dans les quartiers japonais de San Jose.

Dans les années 1990, il y eut un nouveau développement du taiko aux Etats-Unis.
En 1990, les étudiants à l’UCLA formèrent le premier groupe de taiko inter-universitaire, Kyodo Taiko.
En 1992, le deuxième et le troisième groupe universitaire étaient formés: Stanford Taiko à l’université de Stanford et Jodaiko à l’université de Californie, Irvine.
Depuis la formation de ces trois groupes, des groupes universitaires de taiko se forment à travers toute la nation.

Représentation de taiko

Il y a 4 différents types de représentation de musique avec des taiko

– Plusieurs tambours et plusieurs joueurs ( 複式複打法)
Deux joueurs ou plus jouent sur plus d’un type de taiko. Ce style de représentation est très populaire de nos jours. On l’appelle aussi Kumidaiko (組太鼓).

– Plusieurs tambours, un seul joueur ( 複式単打法)
Un joueur joue sur plus d’un type de taiko.

– Un tambour, Plusieurs joueurs ( 単式複打法)
Deux joueurs ou plus jouent sur un seul tambour.

Un tambour, un joueur ( 単式単打法)
Un joueur joue sur un seul type de taiko.


représentation d’ensemble de taiko

Les ensembles de taiko

Les ensembles de taiko sont des groupes qui sont presque complètement constitués de tambours à quelques exceptions près. Chacun des tambours va jouer un rôle très spécifique par rapport au rendu global de l’ensemble. Sur tous les différents styles de taiko et toutes les différentes formes, l’ensemble le plus commun de tambour est plutôt un ensemble formé de nagado-daiko.

Les tambours ne sont pas les seuls instruments joués dans les ensembles. Ils incorporent aussi une large variété d’autres instruments de musique japonais à leur ensemble. On peut ainsi trouver des instruments à corde très divers dans les ensembles taiko: biwa, koto et shamisen. Pour les instruments en bois, à vent, le shakuhachi et le shinobue sont tes instruments très populaires.

Eléments de rythmes taiko basiques

Depuis le commencement, du plus simple rythme au bastion des plus complexes des groupes modernes comme Kodo, voici un échantillon basique de la structure de ces rythmes. Le rythme le plus commun que l’on pourra voir dans une représentation de taiko est appelé ji-uchi.
Le ji-uchi est quelque chose comme un battement rebondissant qui est similaire à ce que l’on peut entendre des cymbalesde jazz à pieds.
Un autre rythme qui est typiquement joué au dessus du rythme ji-uchi, est o-uchi. Le o-uchi est essentiellement la composition d’une combinaison de rythmes; comme le ji-uchi par exemple. Cette composition est considérée comme étant plus naturelle lorsque comptée sur 8 battements plutôt que le traditionnel quatre dont on a l’habitude. Ce qui permet au joueur de taiko de syncoper leur percussion pour faire des choses plus intéressantes à travers ces rythmes.


taiko moderne

Le dernier élément des représentations de taiko est le kakegoe.
Le kakegoe est simplement un cri qui prend place a un instant précie de la représentation (un peu comme un kiai dans un kata). C’est typiquement utilisé comme une marque pour changer le battement ou le tempo, et peut être utilisé pour une variété d’autre transitions. Une autre position habituelle du kakegoe est la méthode d’appel et de réponse qui est utilisé dans d’innombrable autre musique et cultures.

Utilisation du taiko durant une bataille

Au Japon féodal, les taiko sont souvent utilisés pour motiver les troupes, pour les aider à marcher au pas et pour exprimer des ordres ou des annonces. A l’approche ou à l’entrée d’une bataille; le taiko yaku (joueur de taiko) était responsable de la définition du pas de marche, habituellement avec 6 pas par battement de tambour (battement-2-3-4-5-6 battement-2-3-4-5-6).

Selon une des chroniques historiques (le gunji yoshu) neuf groupe de 5 battements, devraient invoquer un allier dans la bataille, alors que neuf groupes de trois battements, accélérés trois ou quatre fois est l’appel pour avancer et poursuivre l’ennemi.

Termes

Bachi (桴, 枹) : le battonnet en bois utilisé pour jouer du tambour taiko

Ji : appelé aussi Jiuchi, est un rythme basique utilisé pour supporter le rythme principal, ou le o-uchi. il peut aussi être décrit comme l’étalon ou l’atmosphere d’un morceau (double mesure directe ou ambiance swing). Parmis les rythmes les plus communs pour ji il y a don doko, don ko ou don go (motif swing).

Jikata : c’est un artiste qui joue un rythme ji.

Kizami : mesure simple directe.

Ukare : mesure swing composée.

Ma : un terme japonais qui peut vouloir dire “intervalle” ou “espace” C’est utilisé en musique pour décrire une période de silence. En musique taiko, ma est la période entre deux percussions sur le tambour. Il est très important d’apprécier ce silence quand on joue du taiko, autant qu’apprécier le son de la percussion sur le tambour. Puisqu’un ensemble taiko est centré sur le rythme, le ma d’un morceau est critique pour ajouter des sensation, de l’excitation ou de la tension. Ma peut être un repos rythmé, ou un silence étendu, pour être cassé à la discrétion du joueur. Si le joueur se concentre pour écouter le ma entre chaque percussion, en plus des des battements eux-mêmes, il ou elle pourra créer bien plus d’effet et de sons satisfaisants. Un bon exemple de l’utilisation du ma est dans oroshi.

Oroshi : il est caractérisé par une série de battement sur le taiko. Le joueur commence doucement avec beaucoup de ma.Et petit à petit le ma entre chaque percussion devient de plus en plus court, jusqu’à ce que le joueur batte un roulement rapidement de percussion.

source: http://en.wikipedia.org/wiki/Taiko

représentation d’ensemble de taiko:

on peut voir dans la vidéo ci-dessus:
un oroshi (au début) avec une accélération des ji et une diminution des ma.
Puis des kakegoe précédent chaque changement de rythme.

Ici un superbe morceau: http://www.youtube.com/watch?v=09vfa4vuHFY
une représentation de taiko avec un shamisen

 Leave a Reply

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

(requis)

(requis)

Solve : *
23 − 4 =


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.