Juin 122015
 

Sur l’article de Wikipedia qui n’est mauvais il est dit: Le maai (間合い), qu’on peut simplement traduire par “intervalle”, est un terme d’arts martiaux japonais se référant à l’espace entre deux adversaires au combat; plus formellement, la “distance d’engagement”. C’est un concept complexe, incorporant non seulement la distance entre adversaires, mais également le temps nécessaire pour la parcourir, l’angle et le rythme de l’attaque. Il s’agit spécifiquement de la position exacte depuis laquelle un adversaire peut atteindre l’autre, après la prise en compte des éléments sus-mentionnés. Par exemple, le maai face à un adversaire rapide est plus long que celui d’un adversaire lent. Il est idéal pour un adversaire de maintenir le maai tout en empêchant l’autre de le faire, car il pourra alors frapper avant que l’autre me le puisse (ce qui est préférable que de frapper en même temps que l’autre ou d’être frappé sans pouvoir répliquer).

Pour compléter ce que raconte cette article on pourra regarder comment est composé le mot et dire qu’il y a plusieurs type de ma-ai.

Le maai (間合い) est composé des kanji

  • 間: カン (KAN), ケン (KEN), あいだ (aida), ま (ma), あい (ai) qui signifie “l’espace entre deux éléments”, “un pièce dans une maison”, “l’intervalle”, “un pause”): le ma est celui de tokonoma (床の間) ou de dōma (土間, ancienne cuisine d’une maison traditionnelle), ima (居間, le séjour) , ou de ma ga aku (間が空く, il y a eu une pause) et le kan de jikan (時間, durée en heure) et des intervalles de temps.
  • 合: ゴウ (GŌ), ガッ (GA), カッ (KA), あ.う (a.u), -あ.う (-a.u), あい (ai), あ.い (a.i), -あい (-ai), -あ.い (-a.i), あ.わす (a.wasu), あ.わせる (a.waseru), -あ.わせる (-a.waseru) qui signifie “réunir”, “unir”, “correspondre”, “convenir”, “concorder”, “être à la bonne taille”, “être aux bonnes dimension”, “être en adéquation”, “aller”

On pourrait le comprendre comme l’intervalle avant la réunification ou l’intervalle qui est à la bonne taille. Par ailleurs les deux kanji sont utilisés dans le verbe 間に合う (ma ni au) qui signifie “arriver à l’heure”, “être à l’heure pour”.

En kendô par exemple, le ma-ai a une interprétation plus spécifique. Les termes physiques concerne la distance à maintenir entre deux adversaires. Lors que le ma-ai est interprété comme la distance actuellement entre deux adversaire, il y en a trois types:

  • Tōma (遠間) : longue distance
  • Issoku ittō-no-maai (一足一刀の間合い), appelé aussi Ittōma (一刀間) : distance d’un un katana et d’un pied appelé aussi chūma (中間), distance moyenne
  • Chikama (近間) — courte distance (Chikama signifie “proximité”, “voisinage”, “alentour”)

Ittōma est la distance qui est nécessaire pour faire un pas pour frapper. Elle est d’environ 2 mètres entre des adversaires, à partir de laquelle l’un ou l’autre est obligé de faire un pas pour toucher l’autre. Normalement la plupart des techniques commencent à cette distance. Chikama, dont je vous avais déjà parlé dans de nombreux compte rendu, puisque souvent utilisé par sensei Shimabukuro pour illustrer la distance de combat du Uechi-ryû,  est une distance plus courte que Ittōma. Tōma est une distance plus grande que Ittōma. A la distance Tōma il y a une petite marge de temps qui permet de réagir contre l’attaque de l’adversaire. Mais à la distance Issoku ittō-no-maai, il n’y a aucune marge d’anticipation, à cette distance l’attention doit être constante et le pratiquant alerte.

En terme de Timing, le ma-ai concerne l’instant de défaillance de conscience qui se manifeste dans l’esprit de l’adversaire. En allant plus loin cela englobe également no notion de Kyo-Jitsu (虛-實, vacuité et plénitude du Ki). Ces instants court d’absence d’attention ou de défaillance de l’esprit et le Kyo-Jitsu, nous pouvons les appeler ‘kokoro-no-maai’ (心の間合い, intervalle mental). L’implication du kokoro-no-maai est que malgré que la distance physique entre deux adversaires peut être mutuellement avantageuse, l’intervalle mental possédé par un individu déterminera celui qui aura l’avantage décisif.

Pour illustrer mon propos je vais prendre une vidéo ridicule qui m’a été partagée par des amis: https://youtu.be/s0trPKwFNtE

Qu’est-ce que le TiQar devenu Kidokan?

Un petit tour sur des sites de TiQar le définisse comme: “Les berbères existent en Algérie deux milles cinquante ans (2050) avant Jésus-Christ ils étaient connu sous le nom des Amazighs, issus de Mazigh descendants de Ham fils de Noé. Reconnu comme étant des grands guerriers. Après chaque bataille gagnée, lors de la pause ils organisent un jeu, appelé TIQAR qui signifie combat  (lutte et boxe pieds poings). Pour les amazighs le TIQAR n’avait pas attendu les arts martiaux ou sports de combat pour grandir dans les montagnes de la Kabylie ou dans le sud de l’algerie…  A travers cette magnifique histoire légendaire du TiQar que l’inspirateur Maître Dr HAMED Mohamed fut susciter la renaissance du TiQar, en lui donnant une synthèse de techniques percussions, projections et soumissions doté par des règles et règlement, des formes (KATA) pour leurs aspects techniques servent à codifier la valeur philosophique et l’esthétique de la discipline. Aujourd’hui le TiQar a pris le nom de KIDOKAN ou FREE STYLE ALGERIA“.

Pour savoir ce qu’est le Kidokan (気道間) ou TiQar-Jutsu, je vous envoie ici: https://fr.wikipedia.org/wiki/Kidokan#TiQar_Jutsu

Je ne ferai aucun commentaire sur le fait d’appeler cette méthode avec un nom japonais, de mélanger le japonais et le berbère et de vouloir quelque chose de légendairement berbère en utilisant des keikogi et hakama, un système de grades japonais (DanKyû), faire une nomenclature pédagogique japonaise (Kata), et surtout utiliser des armes japonaises (katana, bô, tonfa…. genre les berbères n’avaient pas d’armes à eux…).

Cette vidéo, il faut la voir au ralenti: cliquer sur le petit bouton d’option en bas à droite du lecteur vidéo, et regarder avec un ralentit de 0.25.

Je rappelle que le maîîîîître est 10ème dan et son partenaire 4ème dan.

Vous verrez ce que n’est PAS le ma-ai!!!

Petit exemple en images, je laisse la fenêtre du lecteur pour voir le timing:

image 1: le maitre est à une distance de coupe son adversaire n’a pas besoin de faire un pas pour trancher.

image 2! l’attaquant fait un grand pas en avant en armant bien sa lame derrière dans une magnifique attaque télégraphiée. Là on a tout, le télégraphe, les signaux de fumée et le tam-tam en plus des sémaphores

Image 3: en fait je n’avais pas compris, il essayait de donner un coup de tsuba(鍔), suis-je bête… 4ème dan? Cough! Cough! Cough!

Autre exemple… un peu plus loin

Image 1: à cette distance là, notre 10ème dan mange des pissenlit par la racine, l’attaquant n’a presque rien besoin de faire… seulement voilà…

Image 2: il essaye de donner un coup de tsuka (柄) de son katana… évidemment suis-je bête (>_<#).

Ici nous avons un mauvais ma-ai pour le défenseur, et un mauvais ma-ai pour l’attaquant qui ne se sert pas de l’allonge de son katana. Il aurait eu un poing américain, que c’était pareil.

Le ma-ai est un concept important pour le défenseur, c’est à dire obliger l’attaquant à faire un pas pour attaquer ou gérer la distance pour maitriser le combat, mais c’est également important pour l’attaquant, qui doit se servir de son allonge, de l’allonge de son arme pour frapper tout en étant en position de sécurité.

Et ce type de vidéo n’excuse pas un 4ème dan de ne pas savoir quels sont les parties dangereuses d’un katana et de les exploiter, ni à un 10ème dan (of the dead) de ne pas savoir être à distance d’un katana (au pire il suffisait de reculer un peu la caméra).

 

 

 

 

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