Sep 022011
 

Mercredi 24 août 2011

départ pour le Japon. Je me lève à 6h15 pour rejoindre Didier à la gare de Houilles à 7 heures. On a prévu de prendre le RER A de 7h03 pour prendre le roissy-bus à Opéra entre 7h30 et 7h45 pour une arrivée à Roissy entre 8h30 et 8h45. Finalement tout se passe comme prévu et même mieux. Du coup on se retrouve avec un check-in déjà effectué sur internet à 8h à Charles De Gaulles. Nous sommes les premiers à donner nos bagages. Du coup nous avons 3 petites heures d’attente. 3 heures pour boire un petit café, discuter passer le contrôle de sécurité et regarder les boutiques en duty free. Puis nous embarquons et décollons à l’heure prévue. 1h50 de vol plus tard et nous voilà à Copenhague. Et là… l’arnaque… on croirait qu’ils attendaient de riches américains ou des Nabab du pétrole!!!! Les prix défient toutes concurrences… 21 euros pour un petit hamburger et une bière. On l’a sentit passé.


le petit hamburger bière à plus de 21 euros

Personnellement je n’avais jamais vu de prix aussi élevés dans un aéroport que ce soit Paris, Narita ou Vienne (je n’en connais pas d’autre). J’ai acheté un magnet souvenir  à… 7 euros… Nous avons 2h30 d’attente avant le prochain vol pour Narita. Ce que nous employons à visiter l’éroport de Copenhague, et nous prendre en photo avec certains symboles du pays (la petite sirène par exemple).


la petite sirène à l’aéroport de Copenhague

Puis embarquement et décollage. Durant le vol comme à mon habitude je n’ai pas réussit à fermer l’oeil, c’est donc après une nuit blanche que nous arrivons à Narita jeudi à 9h30…


notre avion pour le Japon

Jeudi 25 août 2011

Nous allons l’oeil pas très vif dans la salle pour récupérer nos bagages. Après 1 heure d’attente nous récupérons nos valises, soulagés… on commencait à se demander s’ils ne les avaient pas perdu dans le transfert. Puis nous allons changer quelques euros en yen, et prendre les billets de la limousine-bus pour Shinjuku. L’économie d’électricité à l’aéroport s’est fait sentir et il ne faisait pas si frais que d’habitude. Toutefois, le climat au Japon a subit une petite dépression et du coup il fait nettement moins chaud que la semaine dernière où la température avait atteint quelques sommets. Il doit faire seulement une trentaine de degrés, ce qui est nettement supportable. L’histoire de la limousine-bus est assez amusante. Car on conseille souvent de Narita à prendre ces limousines (リムジーヌ). On s’attend donc à voir une voiture longue, mais il s’agit en fait de petit bus. Ils sont plus lents que le Narita express mais nettement moins chers. Du coup pour 3000 yen par personne nous voilà partit pour Shinjuku. Arrivé après 2 heures de route et quelques embouteillages, nous prenons la Keiô-sen pour Hashimoto (橋本). Nous voilà donc au bout d’une heure à la gare de Hashimoto. L’hotel est à 5/10 minutes à pied de la gare. Près de la gare de Hashimoto il y a un Mister Donuts; Anthony nous explique qu’il a découvert les mister Donuts l’an passé et qu’il avait été vraiment surpris par la légèreté de ces patisseries au Japon. Du coup, l’endroit devient notre cantine de petit déjeuner. C’est aussi la première fois que j’y mange, évitant d’habitude les sources américaines de nourriture. Puis arrivés à l’hotel on fait notre check-in, je commence mon shugyo en japonais. Je téléphone à Shimoji sensei pour le prévenir de notre arrivée à l’hotel, il me dit donc de l’y attendre, ce que nous faisons. Puis après avoir réglé les histoires “administratives”, il nous explique les règles de la compétition, notamment les changements vis à vis du carnage technique de l’an passé. Il me demande si c’est la première fois que je fais ce type de compétition. C’est le cas… Il me demande si je n’ai pas peur de prendre des coups au visage et dans le nez en plein contact. Ca, non je n’en ai pas peur… l’angoisse et l’appréhension se trouve autre-part. Je n’ai pas peur d’avoir mal ou de prendre des coups, mais je ne peux pas l’expliquer l’appréhension se situe autre-part. Puis il nous demande ce qu’on a prévu pour le soir et nous propose de se donner rendez vous après son cours, après 22h. Du coup, ça nous laisse 7 heures à tuer. On en profite pour prendre une douche et se changer, car nous portons les mêmes vêtements depuis plus de 24 heures…


La chambre avec connexion internet filiaire et onsen, WC, douche…

chambre de l’hotel Vista à Hashimoto

Ensuite on se propose d’aller à Shinjuku pour chercher le magasin Harley Davidson de Shinjuku. J’ai noté le plan google map que j’avais fait… mais je ne connais pas tous les kanji, du coup je n’ai pas su qu’il fallait sortir par la NOUVELLE sortie sud de la gare. Nous avons arpenté plusieurs rues, et n’avons pas trouvé. Puis vers 18 heures on décide d’aller manger des katsudon et de boire une petite bière pression. Après cela nous sommes repartis à la recherche du magasin. Arrivé à un koban (bureau de police de proximité) je demande au policier où se trouve le magasin. Ne sachant ni lire les kanji de la rue ni les écrire je n’avais pas l’adresse. Il a regardé dans les pages jaunes japonaises puis a téléphoné aux renseignements qui l’ont informé que le magasin se trouvait à Shibuya. Lors de mes recherches j’avais lu que le magasin de Shibuya était fermé, et parlait de celui de Shinjuku. Du coup on a marché des heures pour rien… et je ne parle pas de mon  sens de l’orientation légendaire qui permet de prendre des raccourcit qui rallongent. Chose intéressante le policier du koban était plus grand que moi, large d’épaule et avait les oreilles décollées, certainement un judoka selon Didier. Puis sur les coups de 19h nous sommes repartis, la nuit tombe rapidement, et déjà à 18h30 l’obscurité s’installe, si bien qu’à 19h il faisait nuit noire. Du coup avec la politique d’économie d’énergie électrique certaines rues n’étaient pas ou peu éclairées. Arrivés à l’hotel nous nous sommes reposés et douchés et nous avons attendu Shimoji sensei qui est arrivé après son cours. Il nous a emmené dans un restaurant ou nous avons bu quelques bières, mangé des frites et parlé. Puis nous ne sommes pas rentrés trop tard. Pour moi et Didier la nuit fut courte, impossible de se coucher tôt et le levé se fit quelques  heures plus tôt que prévu.

Vendredi 26 août 2011

Après un petit déjeuner à Mister Donuts (ミスタードナツ) nous nous sommes rendus à Shinjuku. Le but de cette journée est de voir Asakusa, Shibuya, Arajuku et autre si possible… nous n’avons pas beaucoup de temps car à 18h sensei Shimoji vient nous chercher pour manger avec lui. Du coup nous avons profité d’un passage à Shinjuku pour aller à une borne d’information prendre des plans, éléments forts utiles quand on ne connait pas bien les différentes compagnies de transport ferrovière à Tokyo. En France il y a la SNCF et la RATP. Et bien à Tokyo il faut compter sur Odakyu, Keio, Tokyu, JR, etc… ce qui permet de se rendre presque n’importe où, à une excellente fréquence. Anthony, Didier et moi avons déjà été à Asakusa, du coup, la visite fut rapide.


Kaminarimon, la porte du tonnerre entrée d’asakusa


allée des commerces vers le sensoji


la porte Hôzômon


la pagode à 5 étages du sensoji


sensô-ji de face


sensô-ji de côté


Sensô-ji proche

Puis quelques changements de trains plus tard nous voilà sur la Ginza-sen pour Shibuya.


Dans la Ginza line

Pas le temps d’un bonjour à Hachiko, et nous cherchons ce fameux magasin Harley Davidson qu’on ne trouvera pas non plus.


Shibuya

Du coup en continuant sur notre chemin nous arrivons aux environs de Arajuku, où nous faisons quelques boutiques de sport. Une boutique Le Coq sportif (curieusement, matériel français plus répandu et moins cher au Japon qu’en France), puis une boutique Adidas. A Arajuku nous passons la Takeshita dori. Rue visiblement des jeunes branchés, rebelles, qui est parsemés de gens étranges à la mine patibulaire, et proposant des services pas très catholiques. C’est la première fois que je vois autant de personnes africaines à Tokyo et au même endroit. Ils sont liés à je ne sais quel traffic.


Takeshita dori de Arajuku

Arrivé au bout de la rue, les nuages s’étaient installés et l’orage éclate nous poussant à écourter nos visites et retourner vers l’hotel. Sensei Shimoji arrive à 18h et nous emmène dans un restaurant à Katsudon et Soba. Le soir encore une fois j’ai une nuit de 3 ou 4 heures.


Repas de Katsudon et soba avec Shimoji sensei

Samedi 28 août 2011

Aujourd’hui nous avons prévu de faire la mairie de Shinjuku, un haut building intéressant, le musée du ramen de Shin Yokohama, les jardins d’Ueno, quelques magasins et le shopping center de Hashimoto. C’est la première fois que je vois la mairie de Tokyo à Shinjuku. Le building est intéressant… on peut monter tout en haut et voir tout Tokyo, mais le mauvais temps, ne  permet pas une vue si intéressante, notamment de voir le Fuji-san.


Mairie de Tokyo à Shinjuku


Vue du haut de la mairie


Vue du haut de la mairie de Shinjuku

 
Vue du haut d’un building à Shinjuku: en face mairie de Shinjuku

Puis direction Shin-Yokohama. Une petite erreur de lecture des kanji nous envoie dans l’autre direction que celle prévue et ce n’est qu’une perte de 20 minutes. Là-bas je retrouve facilement mon chemin et on plonge rapidement dans le Japon des années 1960/1970 reconstitué.


Musée du ramen à Shin-Yokohama


ラメン博物館

Nous profitons pour manger des Ramen de la région de Wakayama. Seulement voilà je n’ai pas compris le kanji pour “épicé” et je me suis retrouvé avec des miso ramen…. très épicés. Mais le lieu vaut le coup. Toutefois, cette période de l’année est une période de vacances et le lieu était blindé de monde. Puis nous prenons à Shin Yokohama le shinkansen pour rejoindre Tokyo et Ueno-koen. Le Sninkansen est plus rapide et c’était la première fois que Didier et Anthony prenaient  ce train, qui est fort spacieux et fort silencieux. Dans les jardin d’Ueno nous visitons ce qui pouvait se visiter (certains lieux étaient en réfection), puis nous assistons à des spectacles de rue. Un spectacle de cirque chinois, et une spectacle d’équilibrisme, jonglage.


entrée d’un sanctuaire dans les jardins


dans un sanctuaire


Dans un sanctuaire


sanctuaire d’Inari à Ueno


sanctuaire d’Inari à Ueno


sanctuaire d’Inari à Ueno


sanctuaire d’Inari à Ueno


spectacle de cirque de Pekin de Rue


Spectacle de cirque de Pékin de rue


Animation de rue, équilibre, jonglerie: Hangerman

Nous décidons de rejoindre Akihabara à pied en profitant des magasins en bordure de rue.


A pied vers Akiba

Une fois à Akiba, nous pouvons profiter des lolitas, nekomata et maids qui offre les services de leur établissement.


building à Akiba


Vue de Akiba

Nous allons dans divers magasins d’électronique et de souvenirs. Puis retour à Hashimoto pour aller au shopping center, où nous faisons quelques magasins avant d’aller dans un restaurant de okonomiyaki manger des modan-yaki arrosés de bière.


Okonomiya au shopping center de Hashimoto

Seulement voilà, je me suis mal expliqué ou alors le serveur a pas compris et je me suis retrouvé avec 2 litres de bière à boire. Mais c’était bon et ça a permit de faire évacuer le stress de la compétition qui arrive. Car plus le temps passe et plus la pression monte. Au retour  à l’hotel j’ai un message de sensei Shimoji qui a téléphoné nous disant qu’il viendra nous chercher entre 7h30 et 8h pour aller au lieu de la compétition. Le samedi soir sera la plus mauvaise nuit que j’ai passé. Impossible de dormir du tout…. et hop une nuit blanche de plus à mon actif. Je me suis tourné et retourné dans le lit sans trouver le sommeil du début à la fin.

Dimanche 28 août 2011: le jour J

Le stress m’empêche de prendre un petit déjeuner correct. En bas de l’hotel nous rejoignent Shimabukuro Haruyoshi sensei et un sensei de Kobudo d’Okinawa fort sympathique. Déjà il me faut me concentrer à fond pour traduire car les sensei ne parlent pas vraiment lentement. Nous allons donc avec eux prendre le train pour Hachioji. L’hotel Keio se trouve près de la gare et c’est là qu’a lieu la compétition. On passe saluer tout le monde et discuter un peu… le stress s’amplifie encore, j’ai l’estomac noué et les mains qui tremblent. On rencontre les deshi de Shimoji sensei. J’en connais quelques uns pour les avoir rencontrés en 2008. On discute un peu en anglais avec ceux qui possèdent la langue sinon en japonais. Puis les compétiteurs pour la section kata sont alignés, il y a plusieurs catégories d’enfant (par niveau) mais sans distinction de poids, de taille et de sexe.


La salle où se déroule kata et combats (ici les combats enfants)

Les adolescent mélangés sans distinction de niveau, taille et sexe. Et les adultes. La tension arrive à son comble lorsque nous sommes alignés sur l’air de combat en fonction de notre ordre de passage. Anthony est le premier à passer. Il fait seisan de très belle façon. Puis après une attente qui parait soudainement interminable, je passe pour seisan aussi. En règle générale je gère mal mon stress et je me plante souvent dans mon kata. Mais là j’arrive à le faire de façon qui ne me rende pas honteux, et avec le stress je suis plutôt content de moi. Après tout faire 10000km pour se planter, ça aurait été un comble.

Puis c’est au tour des combats enfants et adolescents. Les règles pour les combats des enfants sont simples: plein contact, avec protection de poing, mais pas de coups au visage, saisie, combat au sol. C’est impressionnant!!!! J’ai été vraiment surpris de la férocité des combattants, de leur rentrée en action de leur travail techniques en low-kick au poing, etc… A côté les combattants français sont de vrais mollassons apathiques (ou alors la fédération se retrouve avec des centaines de milliers d’attaque en justice venant des parents).

première vidéo de combat enfants:http://youtu.be/Cw1Ty1eB6Dc
deuxième vidéo de combat enfants: http://youtu.be/TybSvrWw_Pc

Puis on nous donne nos repas de midi, d’excellents bento avec tsukemono, beignets de crevettes et karaage. Mais l’appétit n’est pas là, et le stress amène fatigue et mal de tête.


En attendant les combats avec un petit karaage bentô

En marchant de long en large je rencontre Otoo-sama, Okaa-sama qui  viennent d’arriver pour venir voir les combats. On échange quelques mots, mais je n’ai pas la tête à parler en japonais. Et je stresse vraiment beaucoup. ce n’est pas la peur de prendre des coups en plein contact au visage ou la peur d’avoir mal, mais c’est autre chose… La reprise des évènements est à 13h avec la démonstration de kata par les vainqueurs de la compétition kata du matin. Puis à 13h30 le début de la compétition kumite. On nous avait été réunis dans le hall pour nous expliquer les changements en matière de règlement. L’an dernier les combats avaient été passablement violents. Du coup cette année les renzoku de shotei sont interdits. Il convient de faire une autre technique  avant de pouvoir redonner un shotei. Les règles sont: pas de protection, plein contact au corps avec coude, genou, poing, tibia. Plein contact à la tête avec jambe, genoux et shotei. mais sundome au poing sur osae. Corps à corps autorisé et combat au sol aussi, mais limité en temps, les techniques doivent être claires et nettes. Anthony passe le second tour suite à l’abandon de son adversaire. Mon premier adversaire est pas aussi grand que moi mais certainement presque aussi lourd (bon petit hara développé). Alors que je m’échauffais martelant de mes poings mes bras, il s’est approché de moi et d’un ton moqueur m’a imité en disant “nani kore? henna!” (c’est quoi ça? Bizarre). Puis pendant que je regardais les combats sont gamin passait dans mon dos me donner des coups de poings. Avant le combat je suis allé le voir pour me présenter, lui souhaiter bon courage et un combat loyal et respectueux en lui serrant la main. Il a fait de même. Puis encore de l’attente, avec une petite nausée qui s’installe. Je n’arrive pas à juguler le stress… pourtant c’est pour cet évènement que j’ai fait 10000 km pour seulement 6 jours de présence. En plus de ça, entre temps Ken-san et Mayumi onee-san ont rejoint otoo-sama et okaa-sama. Je dois aussi faire honneur à l’entrainement que j’ai reçu par Shimabukuro Yukinobu sensei et Didier durant l’année ainsi qu’à la préparation de Didier de juillet et août. Finalement c’est mon tour, je monte tremblant sur la surface de combat. Mon adversaire est un deshi de Shimoji sensei, donc Uechi-ryu. Dès le début je lui mets la pression en attaquant en low-kick, mae geri. Je mange pas mal, mais je lui fais aussi manger.


sundome pour les coups de poing au visage et teishô en plein contact


coup de genou pour varier distance et plaisir


Bouger bouger… il faut bouger bouger


teishô en plein contact


Bien monter sa garde, les coups au visage partent vite

Et finalement au bout de quelques temps que je ne saurais mesurer il est à bout. Le cardio ne suit plus pour lui. Et  alors que je l’ai en osae, j’enchaine les tsuki visage. L’arbitre ne me compte aucun tsuki, car il y manque quelque chose. Par contre mon adversaire étant à bout il est KO technique, il ne peut plus continuer et j’ai mon ippon. Didier était mort de rire.


On voit que mon adversaire n’en peut plus

 Je passe donc au second tour. Je serre la  main de mon adversaire, on se remercie chaleureusement, et on se prend dans les bras en se remerciant encore pour le combat. Mon adversaire saigne du nez et de la lèvre. Je m’excuse pour ça, il s’excuse pour les coups maladroits. Un super esprit, vraiment… 30 secondes plus tôt on se mettait copieusement sur la tronche et après aucune rancune n’est gardée. On se remercie même pour le combat. Mon prochain adversaire est aussi grand que moi, et semble aussi lourd certainement. J’ai vu son précédent combat et je boue d’appréhension et d’angoisse. Il attaque de loin et puissamment. Il a pas mal d’expérience semble-t-il. Il vient du Shorinji ryu. De la même façon je vais le voir, me présenter lui souhaiter un  beau combat loyal avec respect. il fait de même. Lui est un peu plus difficile. Il attaque de loin et fort et je mange pas mal. Je l’engage aux low-kick et tente de lui mettre rapidement la pression. Au début je pensais ne pas pouvoir gagner car mes tsuki n’étaient pas comptés et je sentais que j’aurais du mal à le mettre KO. Mais quand je vois qu’au niveau cardio il est grillé. je reprends confiance et attaque de plus belle car je sais que je peux le faire, je peux le battre. Il était fini. Si j’avais rentré un étranglement ou un coup de genou à la tête ou un coup de tibia au visage je gagnais, mais j’ai essayé de marquer aux points  en tsuki et il a pu contrer et faire un ippon car il avait déjà un waza-hari. Et du coup je perds bêtement aux points, sinon je pouvais faire un podium. Et pareil, embrassade, remerciement, excuses… un super esprit et une super ambiance.

Vidéo des combats disponible  >ICI<

Anthony marche en quart de final et termine 3ème. Résultat des courses: Didier premier en kata avec un superbe sanseiryu, Anthony troisième en combat.


Remise des récompenses

Après les combats arrivent les démonstrations des maitres. Puis vient les discours (importants car cette année se déroulait le 30ème anniversaire), les remises des prix et des distinctions.


Alignement des compétiteurs pour les discours

 
Quelques participants restés pour la photo finale

 Puis après diverses discussions, diverses photos, diverses promesses de se retrouver et recombattre l’année suivante, on rentre à l’hotel se laver. Puis sensei Shimoji vient nous chercher pour nous emmener au nomikai à son dojo. Là-bas on retrouve les sensei ainsi que les deshi de Shimoji sensei qui ont participé à la compétition mais aussi qui ont aidé à la mise en place et à l’organisation. On commence par une petite bière, puis de suite les bouteilles d’awamori sont de sortie avec glaçons et eau. Et les bouteilles se suivent les unes après les autres. Arrive entre-temps l’épouse de Shimoji sensei. Une femme qui donne facilement 10 à 15 ans de moins que son age. Puis chacun fait un discours. J’essaye de faire le miens en japonais mais je suis quand même très limité par le vocabulaire. Didier comme à son habitude démontre ses talents d’orateurs et remercie non seulement l’organisation mais aussi la justesse de l’arbitrage, et apporte son soutient et ses pensées vers le peuple japonais suite aux évènements du 11 mars 2011.

 Puis à 22heure on nous redépose à l’hotel. Certains sensei ne marchent plus très droit. Nous croyons tous la soirée finie et nous pensons à nous coucher pour enfin dormir vraiment, la pression étant évacuée. Mais je reçois dans ma chambre un coup de téléphone me disant qu’on m’attend à l’entrée de l’hotel. Croyant qu’il y avait un problème je descends à toute vitesse et voit sensei, deshi, épouse et enfant nous attendant. Du coup je remonte chercher Didier et Anthony et nous voilà repartis pour une 4ème mi-temps à l’izakaya du coin. Au final je me couche après cette soirée là à 2heures du matin.

Lundi 29 août 2011

Malgré une courte nuit avec peu de sommeil, on doit se lever tôt car Susumu-san un deshi de Shimoji-sensei nous attend pour nous emmener au Fuji-san… et nous voilà partis à 8heures pour un trajet de presque trois heures jusqu’au sommet accessible en transport à 2500 mètres. Les 1200 mètres restant doivent être fait à pied et prennent 3 à 4 heures… mais nous n’avons pas ce temps. Là-bas il fait 16°C alors qu’au pied on était dans les 30°.


Dernière halte avant le sommet à 2300 mètres au Fuji-san


Didier, Anthony et moi


Sanctuaire de Ebisu-sama et Daikoku-sama au Fuji-san


Sanctuaire de Ebisu-sama et Daikoku-sama au Fuji-san

 


Sanctuaire de Ebisu-sama et Daikoku-sama au Fuji-san


Sanctuaire de Ebisu-sama et Daikoku-sama au Fuji-san

Au sommet on descend jusqu’à 4 degré. Susumu-san me dit que la neige recouvre le sommet à partir du mois d’octobre/novembre jusqu’à avril environ. Ensuite nous partons vers la source du mont Fuji, une eau bien froide des montagnes après avoir fait une halte dans un restaurant TOUT A VOLONTE pour seulement 1000 yen (10 euros). Et on a donc mangé yakiniku (viandes grillées sur barbecue), ramen, soupe miso, sushi, udon, kimuchi, salade, légumes, tout à volonté, même les boissons (sauf les alcools). Et après on dit que le Japon est cher?


Washoku à volonté


La source du Fuji-san


A la source du Fuji-san


A la source du Fuji-san


A la source du Fuji-San

De la source du mont Fuji nous allons à Hakone, une soufrière crée par l’activité volcanique de l’endroit. Mais ça nous a encore pris 2h30 de trajet ce qui fait qu’arrivé à 16heures et quelques nous ne pouvons pas rester très longtemps. Nous profitons donc de façon rapide et conçise des émanations d’acide sulfureux gazeux et de sulfure d’hydrogène. Sur une pancarte il est écrit que le site est strictement interdit aux gens souffrant de maladie respiratoire, cardiaque, ophtalmique, ayant une faible condition physique, malades ou pas en forme, souffrant du mal de l’altitude, ou encore sous l’influence d’alcool. Didier me fait remarquer que… pour le dernier c’était pile-poil nous hier soir…


Station de Hakone


Dégagement de soufre à Hakone


Avec Anthony


Avec Susumu-san


Hakone

Ensuite Susumu-san nous ramène à l’hotel vers 20heures après 2h30 de route et quelques embouteillages. Le soir nous décidons de nous reposer. Je ne me rappelle plus pourquoi mais encore une fois je suis allé me coucher vers 2 heure du matin.

Mardi 30 août 2011

Ce mardi, c’est royal, on a le droit à une grasse mâtiné: levé à 8heures au lieu de 7heures. Derniers petit déjeuner chez Mister Donuts car le mercredi on prends un navette à 5heures du matin et Mister Donuts est fermé. Ensuite on a rendez-vous avec Susumu-san qui nous accompagne pour une séance de Shopping. On profite pour acheter les derniers cadeaux et souvenirs. Puis on va manger dans un restaurant de la cuisine japonaise traditionnelle (washoku, 和食).


Au restaurant avec de verres de Mugicha

Sashimi de poisson que je ne connais pas même avec le nom français… et une salade de daikon et jak (petit poisson blanc minuscule et salé). Susumu-san nous emmène ensuite dans un Hyakuen shop sur 4 étages.


Machida

Retour à l’hotel en fin d’après midi après avoir pris un café dans un… salon de café. Je goutte mon premier kakigori (かき水). Vu que je n’ai visité le Japon qu’en automne/hiver, cette spécialité de l’été m’était encore inconnu.


Préparation du Kakigori


Kakigori après

On rentre pour faire notre valise… et on termine notre séjour dans un petit restaurant avec bière et washoku. encore une fois je finirai ma nuit à 1 heure du matin pour un lever à 4heures et un départ à 4h30 pour aller au terminal de bus.

Mercredi 31 août 2011

C’est la tête dans le paté qu’on se rend à l’arrêt de bus. On est en avance mais c’est tant mieux. Le bus est direct jusque Narita. Donc pas de soucis de changement et de correspondance. On dort un peu dans le bus. Ma chance légendaire ou mon sex-appeal me vaudra d’avoir un voisin dans le bus. Alors qu’il y a de la place partout un jeune ado choisit de se mettre à côté de moi, du coup, moins de place pour dormir. Arrivé à Narita vers  7h40, on profite d’un café pour prendre un petit déjeuner puis de faire le check-in et l’enregistrement des bagages. Puis c’est shopping à Narita avec toutes ses boutiques de souvenirs. Une fois la sécurité et la douane passée on a accès enfin aux boutiques TAX FREE et notamment  la célèbre Akihabara Tax Free… Et puis c’est l’embarquement et on est partit pour 10h30 de vol sans vraiment dormir suffisamment  et donc sans compenser le manque de sommeil accumulé.


Avion pour le retour

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