D’habitude quand je vais au Japon, je prends un appareil 5G Wifi, pour me connecter à internet en étant au Japon. Cette année Free m’a proposé un forfait PRO avec la data gratuite illimitée dans plusieurs pays étrangers dont le Japon. Du coup cette année, je n’ai pas pris d’appareil, et je suis connecté chez Softbank en GSM et data. Avec l’arrivée du 25ème typhon, j’ai reçu un message broadcasté d’alerte, pour me dire que le niveau de danger était passé de 3 à 4. On nous invite à rester chez nous ou en sécurité tout du moins.Le système d’alerte japonais est très efficace.
Le système d’alerte japonais, appelé J-ALERT (全国瞬時警報システム), fonctionne principalement via des satellites pour une diffusion rapide et fiable, mais il utilise aussi les réseaux mobiles (GSM/4G/5G) pour atteindre les téléphones.
Voici comment cela fonctionne concrètement :
1. Détection et Envoi (Satellite) :
* Dès qu’un danger est détecté (tremblement de terre, missile, typhon, attaque nucléaire), le gouvernement japonais envoie l’alerte via des **satellites dédiés** (comme le système ETS-VIII ou les nouveaux satellites géostationnaires).
* Cela permet d’atteindre **instantanément** tous les récepteurs dans une zone donnée, sans dépendre de la charge des réseaux téléphoniques qui pourrait être saturée en cas de catastrophe.
2. Diffusion vers les Téléphones (Cell Broadcast) :
* Une fois l’alerte reçue par les antennes relais locales, le système utilise une technologie appelée Cell Broadcast (diffusion cellulaire).
* Important : Ce n’est pas un SMS classique. C’est un message spécial qui est envoyé à tous les téléphones connectés à une antenne relais dans la zone touchée, peu importe le réseau (Docomo, KDDI/au, SoftBank, Rakuten, etc.) ou l’opérateur étranger (roaming).
* Cela signifie que cela ne consomme pas de données mobiles (data) au sens d’internet, et cela ne prend pas de place dans la boîte de réception comme un SMS. C’est une priorité absolue sur le réseau.
3. Alerte sur le Téléphone :
* Le téléphone émet un son d’alerte très fort et distinctif (différent des notifications normales).
* Un message texte s’affiche avec des détails sur le danger et les consignes à suivre.
* Le téléphone ne peut pas être mis en « silencieux » pour ce type d’alerte (bien que les paramètres puissent parfois être ajustés pour les alertes locales, les alertes nationales d’urgence sont prioritaires).
4. Autres Canaux :
* En plus des téléphones, le système diffuse aussi via les hauts-parleurs publics (dans les rues, les écoles, les mairies), la télévision et la radio, qui coupent les programmes en cours pour passer l’alerte.
En résumé :
Le système repose sur un réseau satellite pour la rapidité et la fiabilité, puis utilise les réseaux GSM/4G/5G via la technologie Cell Broadcast pour toucher directement les téléphones, sans consommer de données mobiles et sans dépendre d’une connexion internet active. C’est l’un des systèmes les plus avancés au monde pour la gestion des catastrophes. La France possède un système similaire depuis le 1er juillet 2023 appelé FR-ALERT.
Lorsqu’on voit en vidéo les galères dans les transports, dont beaucoup sont arrêtés, je me dis qu’aller à Tôkyô me faire tremper est une mauvaise idée, car je ne suis pas sûr de pouvoir rentrer après.
Ainsi je reste à la maison, avec pour repas de midi un Katsu Kare avec le Curry que Ken-san m’a ramené de Kanaza.

Avec du Akita Komachi, un oeuf, sur le plat pas trop cuit, du Katsu (porc pané), c’est un délice. Evidemment accompagné d’une soupe miso et d’une Yebisu. Et également du Beni-Shôga pour relever le goût.
Ken-san m’a apporté un curry Ama-Kuchi (甘口), car il pense que je ne supporte pas l’épicé, vu que la dernière fois que nous avons mangé un Mabô-Dôfû ensemble il y a 18 ans, j’ai bien transpiré. Mais depuis, je n’hésite pas à prendre des curry forts (karakuchi (辛口)) ou extra-forts (Ōkara (大辛)). Maintenant il ne reste plus qu’à attendre que le 25ème typhon passe.

Ce Curry est le « Kanazawa Champion Curry », le célèbre Curry de Kanazawa, une spécialité régionale du Japon. Contrairement au curry japonais standard qui est souvent rouge orangé et de texture moyenne, le curry de Kanazawa est :
- De couleur noire (proche du chocolat foncé), due à l’utilisation de sauce soja et d’épices torréfiées.
- Épais et riche, avec une texture presque comme une purée.
- Doux et savoureux, avec un goût profond et peu piquant (la boîte indique « Amakuchi » ou doux (甘口)). Il est traditionnellement servi avec une escalope de porc panée (tonkatsu) ou un filet de bœuf pané, comme suggéré par l’image sur l’emballage.
L’entreprise : Champion Curry
L’entreprise est Champion Curry (Champion Kāre).
- Fondation : Elle a été fondée en 1961 par Shigeru Tanaka, un ancien chef d’un restaurant de cuisine occidentale (yoshoku).
- Signification : Le nom « Champion » a été choisi car le fondateur voulait créer le « meilleur curry du monde ».
- Origine : C’est le premier restaurant à avoir reconnu et popularisé le « Curry de Kanazawa » en 1961. La boîte indique « 1961年創業 元祖金沢カレー », ce qui signifie « Fondé en 1961, le véritable curry de Kanazawa ».
Pourquoi est-il célèbre ?
- Spécialité régionale : C’est l’un des plats les plus emblématiques de la ville de Kanazawa et de la préfecture d’Ishikawa. C’est un plat que les touristes viennent manger spécifiquement.
- Texture unique : Sa consistance épaisse et sa couleur noire le distinguent immédiatement des autres currys japonais.
- Goût accessible : Bien que riche, il est conçu pour être doux et facile à manger, ce qui en a fait un succès populaire dès le début.
- Iconographie : Le mascotte jaune sur la boîte (un petit bonhomme rond et joyeux) est devenu une icône de la marque et de la ville.
c’est un produit qui perpétue une tradition culinaire japonaise régionale très populaire, créée il y a plus de 60 ans pour offrir une version unique et douce du curry.