Sep 022009
 


Titre: 大日本人 – Dainipponjin

Autres Titres:
– Big Man Japan: USA
– Poly megaloi Giaponezoi: Grèce (titre de festival)

Metteur en scène: Hitoshi Matsumoto
Scénario:
– Hitoshi Matsumoto
– Mitsuyoshi Takasu

France:   19 mai 2007   (Festival de Cannes)
Chine: juin 2007 (Festival de Shanghai)
Japon: 2 juin 2007
Canada: 14 septembre 2007 (Festival de Toronto)
Corée du Sud: octobre 2007 (Festival de Pusan)
Hong Kong: 8 novembre 2007
Grèvce: 17 novembre 2007 (Festival de Thessaloniki)
Taiwan: 29 novembre 2007 (Festival Golden Horse de Taipei)
Hollande: 27 janvier 2008 (Festivalde Rotterdam)
USA: 13 mars 2008 (Festival de Cleveland)
USA: 3 avril 2008 (Festival du Wisconsin)
Angleterre: 1 mai 2008 (Sci-Fi-London)
Allemagne: 17 juillet 2008
Autriche: 1 août 2008
Pologne: 17 octobre 2008 (Fête du Film de Varsovie)
Hongrie: 3 avril 2009
USA: 15 mai 2009 (limité)

Acteurs

Hitoshi Matsumoto … Masaru Daisatô / Dai-Nipponjin
Riki Takeuchi… Haneru-no-jû
Ua … Manager Kobori
Ryûnosuke Kamiki… Warabe-no-jû
Haruka Unabara… Shimeru-no-jû
Tomoji Hasegawa… Interviewer / Directeur
Itsuji Itao… femme Niou-no-jû
Hiroyuki Miyasako… Reste avec moi
Takayuki Haranishi… Homme Niou-no-jû
Daisuke Miyagawa… Super Justice
Takuya Hashimoto… Midon
Taichi Yazaki… Grand-père de Daisatô
Shion Machida… Ex-femme de Daisatô
Atsuko Nakamura… Azusa, propriétaire du Bar
Daisuke Nagakura… Grand-père de Daisatô jeune
Motohiro Toriki… Père de Daisatô
Keidai Yano… Daisatô jeune
Junshirô Hayama… Prêtre Shintô
Kôichi Kitamura… Commandant 1
Norio Nakayama… Commandant 2
Toshihiro Koike… Propriétaire du magasin de Udon
Atsuo Tanaka… Garde de sécurité du districte de Kantô
Yoshio Takahashi… Garde de sécurité de Mikawa
Yoshihiro Kasuya… Assistant social
Yumiko Ise… Kyôko
Roselyn Yoshio… Nîna
Kaho Okajima… fille de Daisatô
Jeong-Suk O…. Announceur
Yoshihisa Shimazaki
Katsumune Ônuki
Norihito Kobari
Masayuki Sekine… Petit ami de l’ex-femme
Takumi Matsumoto
Ryushin Tei
Tatsuya Ôba… travailleur au konbini
Salam Diagne… Père de Super Justice
Yasuhiro Roppongi… Ne me touche pas
Yutaka Mishima… Midon – CGI
Hidetoshi Ito
Ai Nagano… Voix de “Ne me touche pas”
Kiyozumi Honda… Equipe Super Defense
Satoya Ishii… Equipe Super Defense
Seijirô Nakamura… Equipe Super Defense
Yûki Baba… Equipe Super Defense
Shunsaku Yajima… Pilote
Hiroko Toda… joli garçon recouvert de bandages
Tetsuya Kume… Conducteur de Taxi
Yuka Kamebuchi
Hiroko Nohara
Miho Silica Nakajima
Keiko Kurachi
Sachi Igarashi
Katsura Ôtsuka
Ayumi Takagi
Nobuo Furushô
Satoshi Fujimura
Hisao Kanno
Daisuke Takayama
Sanryô Odaka
Katsuo Niijima
Takumi Akama
Ryosuke Makioka
Aya Andô
Natsuho Ariga
Sachiko Kitamura
Fusako Yuzawa
Shunji Ishii
Noriko Hayashi
Naoji Kodama
Tadashi Munesue
Mitsuko Kobayashi
Eiji Mochizuki
Fumio Kobayashi
Reiko Nakaoka
Susumu Sobue
Kyoko Hayami
Aki Miyazoe
Miku Yoshikawa
Yasuhiro Koshi
Kazuya Shimizu
Kenji Motomiya
Seiji Yajima
Ryôji Okamoto
Toshimichi Tazaki
Nobuhiro Fujita
Hiroyuki Hasebe
Takayoshi Tanimoto
Yasushi Kuroki
Daisuke Hôrai
Kôichi Itô
Hideyuki Satô
Kiyohiko Imai
Akihiro Ugajin
Kazuhiko Takeuchi
Kômei Niitora
Noriaki Sekiguchi
Takashi Hoshino
Masafumi Kanai
Tatsuhiro Kaikô

Produit par
Hitoshi Matsumoto
Yoshiya Nagasawa
Akihiro Okamoto
Hiroshi Osaki
Hisaya Shiraiwa
Isao Yoshino
 
Musique originale de: Towa Tei
 
Cinématographie par: Hideo Yamamoto
 
Edition du film: Soichi Ueno
 
Design de production: Etsuko Aikou et Yuji Hayashida
 
Département du son: Mitsugu Shiratori

Histoire

Masaru Daisatô vit dans une maison simple pour ne pas dire délabrée, dont les murs comme l’enceinte extérieure se recouvrent progressivement d’insultes. Pourtant cet homme semble bien banal, avec ses problèmes conjugaux et paternels – il est séparé de sa femme qui vit avec sa fille de 10 ans -, ses soucis de famille – son grand père malade fait des siennes dans sa maison de retraite – et autres préoccupations quotidiennes. Mais Daisatô san voyez-vous, n’est pas un japonais comme les autres : il représente la sixième génération de « grands japonais », une lignée dont les membres sont capables de se transformer en géants pour combattre les daikaiju qui, spontanément, terrorisent la capitale. Seulement le héros, timide, affublé d’un slip bleu et d’un taito, est en disgrâce auprès de la population, qui en a assez des dégâts, gènes et embarras occasionnés par ses combats maladroits. Du coup, l’audience de l’émission de télé réalité qui diffuse ses exploits ne cesse de baisser, et les sponsors sont de plus en plus durs à convaincre.


Critique

Hitoshi Matsumoto vous invite, dans son premier long-métrage, à découvrir les réflexions, plaintes et contentieux de ce héros iconoclaste, nostalgique et pince sans rire. L’auteur-réalisateur-interprète, s’il débute sur grand écran, règne sur le petit depuis plus vingt ans en tant que moitié du duo owarai Downtown. Ses talents d’humoriste populaire s’expriment ici en douceur, dans une retenue saisissante, véhiculée par l’artifice remarquable qui construit la réalité improbable de Dai-Nipponjin : le faux documentaire.

Le film est en effet construit autour d’une longue interview de Daisatô, complétée d’entrevues avec ses proches et collaborateurs, entrecoupée d’affrontements à l’échelle de géants. Daisatô / Matsumoto occupe seul l’écran au cours de la longue introduction, et l’on s’installe dans son quotidien avec aisance, détectant dans son image, son environnement et les questions de l’intervieweur une irrégularité implicite : pourquoi cet homme fait-il l’objet d’un documentaire ? Pourquoi jette-t-on des pierres sur ses fenêtres ? Pourquoi reste-t-il impassible ? Quel est donc ce mystérieux travail qui le nourrit à peine ? Calme et posé, inhabituel dans sa banalité soulignée, Daisatô affectionne les choses qui sont capables de changer d’échelle – son parapluie, des graines alimentaires – à la demande. Et l’on ne tarde pas à comprendre que ces affections lui ressemblent.

Les combats de Dai-Nipponjin ne tranchent pas vraiment avec le ton décalé des témoignages qui portent le film ; même s’ils sont mis en scène avec force musique et cartons de présentation des aptitudes des adversaires de notre héros, ils sont emplis du même humour tranquille, de simples jeux de tons (l’échange d’invectives avec le géant malodorant) ou de circonstances (le lâcher meurtrier d’un bébé daikaiju, qui fait scandale), et bien évidemment de représentation. Ainsi croise-t-on Riki Takeuchi, ou plutôt sa tête, au bout d’un simple pied, un monstre hérité d’Evangelion doté d’une mèche rebelle, et autre créature capable de projeter son œil, appendice phallique qu’il manipule avec besogne et dextérité, sur Daisatô.


Si ces scènes, réalisées en synthèse pour la plupart, constituent l’un des atouts du film, elles gagnent en consistance grâce aux réflexions du héros de croissance, persuadé de représenter la justice, qui se plaint de l’attitude de ses ennemis et regrette la noblesse des kaijus du temps de son grand-père. Dans ce portrait singulier qui n’est finalement que celui d’un japonais plus grand que les autres, Hitoshi Matsumoto aborde l’air de rien de véritables problématiques sociales : l’insertion et la différence, l’éclatement de la famille, les problèmes de filiation, l’honneur et le respect, la perte des traditions, la volatilité des modes et autres relations diplomatiques tendues avec la Corée et les Etats-Unis.

Ce dernier point, appendice en forme de conclusion presque hors-sujet, donne corps à la confrontation la plus remarquable du film : les Américains, sortes d’Ultraman brutaux, viennent à bout d’un Coréen que Daisatô refuse d’affronter. Les images de synthèses ne sont plus de la partie et laissent place à des costumes volontairement simplistes. La violence est tout aussi primaire, filmée sans apparat, et renvoie aux bases du comique cognitif (les héros américains arrachent les vêtements de l’ennemi, allant même à s’acharner pour lui retirer son slips élastique… avant de le faire exploser, après une séance de “shoot dans le bébé” qui n’a rien à envier à Kayle Broflovski de South Park). Notre rire, jusqu’alors contenu dans un authentique plaisir de spectateur, éclate et se prolonge, libéré avec inertie et talent, bien au-delà de la projection. Dai-Nipponjin est beau, drôle, pertinent et touchant, sans jamais oublier d’être respectueux, nostalgique et original ; un coup d’essai qui porte les traces d’une maîtrise, d’analyse et de caricature, travaillée pendant des années, libérée dans un coup de maître fulgurant de simplicité et d’humilité.


Mon avis

Ce n’est pas un film, mais un véritable OVNI filmique. Il convient d’avoir un bon sous-titrage car des échanges et des interviews sont générés durant la naration mélangeant plusieurs dialogues et sont nécessaires à la compréhension du film. Le film est remplis de métaphores, de critiques de la société et de réflexions. Il y a des scènes vraiment drôles. A chaque fois qu’un Daikaijû meurt, un rayon lumineux apparait du ciel, et on peut voir son corps astral s’élever dans les airs. Et c’est utilisé à des fins amusantes. Notamment une première fois lorsque Daisatô prend le bébé daikaijû dans ses bras, et que celui-ci après avoir expliqué ses rapports avec sa mère, commence à lui téter le sein. Ce qui chatouille Daisatô… mais lorsque le bébé lui mord le téton, de douleur Daisatô le lâche. On ne le voit pas, car le bébé est au sol… A ce moment, un rayon de lumière tombe du ciel, et on voit le corps du bébé s’envoler vers le ciel dans le rayon de lumière. Peu après une manifestation de soutient du bébé est organisée par le public avec dépôts de fleurs, de peluches, de lettres, avec des “fans” en pleurs (un peu comme lors du décès de Lady Di et celui de Mickaël Jackson). L’autre scène se déroule lorsque le grand père de Daisatô affronte le daikaijû coréen. Il est mis à terre, le rayon de lumière arrive sur lui mais le corps astral ne monte pas, il joue au yoyo entre le corps charnel et le ciel… Ce qui signifie qu’il est entre la vie et le trépas. Seulement Daisatô en essayant de s’enfuir en enjambant son grand-père va accrocher un peu de son pied le corps du grand-père dans un “oups” ce qui décidera le corps astral à monter au ciel. Sans se retourner, sans réaliser, Daisatô s’enfuira. La fin du film termine sur un banquet entre Daisatô et la famille Super Defense… au cours duquel, les discussions, sont assez désopilantes. Un bon film mais il faut vraiment trouver ses marques et accrocher.

Par contre ce qui m’a énormément marqué, c’est la musique, elle commence par des pincements de cordes de koto pour enchainer sur du taikô dans un rythme vraiment entrainant et envoutant.

source: http://en.wikipedia.org/wiki/Dai_Nipponjin

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