Fév 262011
 

selfdefense instructions

La semaine du 7 décembre 2010 j’ai pu lire un article sur une tentative d’enlèvement d’une élève de 11 ans.

La vie ne tient parfois  qu’à… un coup de pied dans les parties génitales. D’après des informations révélées par  leparisien.fr, mardi 7 décembre 2010, une fillette âgée de 11 ans a confié à la directrice  de son école primaire de Poissy (Yvelines), qu’un homme inconnu avait tenté de  l’enlever alors qu’elle rentrait chez elle pour déjeuner aux alentours de 13  heures. Au volant d’une camionnette blanche, il se serait garé à la hauteur de  l’enfant avant d’essayer de la faire monter de force dans son véhicule en lui  disant « Viens ma jolie ». Prise de panique, la petite fille est toutefois parvenue à  se libérer en assénant un coup de pied bien placé dans les parties intimes  de son agresseur. Celui-ci aurait ensuite pris la fuite vers la commune  d’Achères (Yvelines)

Sans parler de la dernière histoire qui secoue la France en ce moment: celle de Laetitia, 18 ans, dont le corps découpé a été retrouvé, histoire relatée par 20 minutes. Je ne connais pas les circonstances de la disparition de Laetitia, mais selon les dernières infos  la mort serait dû à une strangulation. Déjà qu’il n’est pas évident pour un pratiquant de réagir à un étranglement par surprise… alors une jeune fille, face à un homme qui n’en est pas à son coup d’essai, déséquilibré ou pas, qui est engagé à aller jusqu’au bout… c’est foutu d’avance.

Beaucoup de mes amis, collègues et connaissances ayant des enfants s’inquiètent quand à la multiplication des annonces d’enlèvement dans les journaux et l’envie d’apporter à leur enfant un minimum de bagage pour qu’ils puissent défendre leur vie, même en bas âge face à un adulte devient importante. Mais que faire? Quel art choisir?

Ce qui suit n’engage que moi.

J’ai l’impression que des filles qui n’ont jamais eu de contact avec la gente masculine autrement qu’en étant considérées et traitées comme des petites princesses n’avaient pas les mêmes réactions plus tard que celle qui avaient eu affaire au caractère physique des garçons. Bien que les filles puissent être aussi violentes que les garçons en général, même dans le cas d’un affrontement, elles sont toujours traitées avec véhémence et délicatesse… même si les filles n’hésitent pas à placer leur pied dans l’entrejambe du garçon. Toutefois, la violence d’un contact physique viril ne leur est pas coutumier. Plus tard, il se traduit un blocage, qui fait que bien qu’une femme apprenne des mouvements d’auto-défense elle aura un blocage en cas de violence masculine physique et surtout s’il y a un contact. Rares sont ces femmes qui arrivent à passer outre ce blocage pour engager l’affrontement et former la réponse adéquate.

De ce fait, que des filles suivent des cours de judo dans leur jeune age est selon moi une bonne chose. Elles peuvent ainsi aller au contact de garçon mais aussi mesurer la force physique d’un garçon par rapport à celle d’une fille. Surtout en grandissant, la testostérone chez le garçon va développer sa masse musculaire et donc sa force. Chez les filles ce n’est naturellement pas le cas. De ce fait, physiquement, un garçon sera naturellement toujours plus fort qu’une fille. Il y a des exceptions, certes, mais en général, naturellement, c’est le cas. De ce fait qu’une fille prenne l’habitude du contact physique d’un garçon dans le cadre d’une confrontation est selon moi une bonne chose. Il vaut mieux qu’elle découvre la violence, la force d’un homme plus jeune, qu’elle y soit confronté à l’âge adulte et qu’elle soit bloqué.

Très souvent dans les cours de self défense pour femmes, j’ai pu voir le travail de techniques: coup de pied dans l’aine, coup de sac à main, coup de clef, etc… Mais dans beaucoup de cours de self défense féminine issu du krav-maga, de pseudo jujitsu traditionnel (qui n’ont de traditionnel que le nom: butokukai, Pariset jitsu, ffjda, etc…), il n’y a qu’un travail technique avec des pseudo mise en condition. Sauf que ces mises en conditions ne montrent pas la violence d’une agression d’un homme avec toute sa masse musculaire et sa force. Il est très très fréquent, que des femmes qui aient suivi ce type de formation d’auto-défense soient incapables de se défendre en situation. Des cours d’auto-défense pour femme plus sérieux ne ménagent pas les stagiaires et leur montre la réalité du stress, de la panique, de la détresse et de la plus complète impuissance d’une agression physique par un homme avec un contact fort qui se révèle plus que douloureux dans la réalité d’une vraie agression. Une fois cette prise de conscience fait, il est possible ensuite de travailler sur le contrôle de soi et de pouvoir réfléchir voir agir instinctivement pour réagir. Mais d’après ce que j’ai pu voir ces dix dernières années, beaucoup de femme ont ce blocage qui les empêchent de réagir. De plus grand nombre de self-défense pour femme sont fait par des femmes qui elles-même n’ont pas eu l’expérience de l’affrontement. Si l’on tape les mots clefs “self défense féminine” ou “women self defense” sous google et qu’on regarde les images qui sont liées à ces mots clefs, on peut voir beaucoup de travail dans le vide… de techniques basées sur des attaques improbables… et surtout des techniques difficiles à passer ou improbables à faire en situation extérieures… en gros exactement ce qu’on reproche aux arts martiaux traditionnels…

Ceci dit on retrouve ce même type de blocage chez les hommes, mais c’est un peu moins fréquent, les garçons étant plus habitué au contact… mais ce qui est certains c’est que ceux qui n’ont jamais été habitué au contact physique ont du mal à réagir et ont ce blocage.

Actuellement on vit dans un pays qui est de moins en moins sûr, et où une fille ou une femme qui se promènerait seule le soir risque gros, déjà qu’en pleine journée, la probabilité qu’une femme soit ennuyée par un déséquilibré est de plus en plus importante. je pense qu’il est important que les filles aient l’habitude de ce type de contact, mais que par la suite un contact d’homme ne soit pas paralysant.

Le Uechi-ryu en ce sens est une très bonne école puisque qu’elle permet de travailler le plein contact. En effet durant les phases de kitae-waza, ou de sanchin-gitae, les pratiquants peuvent appréhender le contact et donc se détacher de la peur que représente ce contact. De plus le travail des kumite en jissen, avec des saisies fortes, du corps à corps, du combat au sol, des enchainements libres et fluides dont le but est l’anéantissement de l’opposant et non de marquer des points permet aux pratiquants de pourquoi riposter à une agression sans discontinuité. Le principe de makenai-karate, le karate où on ne perd pas est une succession d’attaque défense qui s’interrompt par la mise hors d’état de nuire de l’adversaire, permet de pouvoir continuer à réagir malgré le fait d’être touché par l’agresseur. De plus, l’école Uechi-ryu travaille dans ses formes de base, kihon et kata, des techniques simples mais terriblement efficaces en situation d’agression: frappe en pique aux parties, à la gorge, aux yeux… Il est vrai que certaines de ces techniques peuvent être létales, mais pour une femme sur le point de se faire soumettre par la violence et la force d’un homme tous les principes et les techniques sont bonnes pour s’en sortir. Si pour éviter un viol, de la violence poussée à son paroxysme engageant sa survie, une femme doit être amenée à sérieusement blesser son agresseur, voir de l’envoyer rejoindre ses ancêtres, alors elle doit le faire, sans hésiter. Mais pour beaucoup de filles, de femmes, mêmes si elles ont par le passé, par jeu, tapé dans l’entre-jambe des garçons… écraser les testicules, frapper la gorge, arracher la trachée, enfoncer ses doigts dans les yeux, n’est pas quelque chose de naturel, et beaucoup de personne, quelque soit le genre, seront bloquées, paralysées. L’efficacité d’une réponse à une agression est souvent dû à la capacité de la victime à ne pas être bloquée par des considérations morales, par la peur, la surprise… à ne pas être bloquée tout court. Ainsi l’école Uechi-ryu est une école excellente pour préparer à ne pas être bloqué en situation et à ne plus avoir peur.Si cette école est accessible pleine aux adultes… j’aurais tendances à conseiller des disciplines de corps à corps comme le jûdô pour les filles, afin justement qu’elles prennent l’habitude d’avoir un contact proche avec diverses personnes de gabarit différent, mais aussi qu’elles prennent conscience des différences physiques… et que plus tard, elles n’aient pas le blocage de se faire attraper violemment par un homme. Car souvent les cours de self-défense féminine aussi tactiques soient-ils, ils ne font pas travailler la psychologie de la pratiquante… et quand bien même une femme aurait appris en cours de Krav Maga à frapper l’entre-jambe et la gorge, encore faut-il qu’elle en soit capable. Qui serait capable d’enfoncer ses doigts dans les yeux de quelqu’un, profondément jusqu’à en toucher le fond? Et c’est jusqu’à cet état d’esprit que doivent être capable d’aller les victimes. Et cela ne peut pas se faire pour des femmes sans certaines conditions… et la préparation très jeune par des sports de contact comme le judô peut aider vraiment beaucoup et déplacer la condition de femme victime à femme non victime.

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  One Response to “Sexe faible, self défense et arts martiaux”

Comments (1)
  1. Merci pour cet article, qui contrairement à un autre article (sur un autre blog) intitulé “ces arts martiaux qui nous rendent faibles”, et que j’ai commenté car mon sang n’a fait qu’un tour, remet les pendules à l’heure, notamment avec le Uechi Ryû (je pratique pour ma part un autre style de Karaté), qui reste un art martial dans la plus pure tradition d’Ôkinawa, un karaté ancien qu’on ne peut remettre en question. Et de nous rappeler en gros que le mental dans une agression, sans s’arrêter aux blocages, est la première chose importante, quelque soit la méthode pratiquée.. Et de nous rappeler aussi que le Jûdô, même pratiqué plus jeune, enseigne le sens du contact, ce qui évite d’être paralysé par le fait de “toucher” un inconnu.. Et je rajouterai que contrairement aux méthodes de self actuelles, qui enseignent constamment comment vaincre une agression, se focalisant sur des entraînements à mon sens trop agressifs, ce qui peut entraîner je le pense une certaine névrose sur le long terme, les arts martiaux traditionnels enseignent une méthode d’épanouissement de l’être, et si bien enseignés, et selon l’individu, une libération des blocages physiques et mentaux (personnellement, j’ai mis du temps pour y parvenir, mais aujourd’hui je me sens très bien, grâce au Karaté).

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