Déc 192014
 

Un kadomatsu (門松, littéralement “un pin de porte” ou “sapin de porte”) est une décoration traditionnelle japonaise du nouvel an (oshôgatsu), que l’on place devant les maisons ou les portes d’entrée par paires pour accueillir les esprits des ancêtres et les kami des récoltes. Ils sont placés après Noël jusqu’au 7 Janvier (ou 15 Janvier pendant la période Edo) et sont considérés comme des logements temporaires (shintai) pour les kami. La composition des kadomatsu varie selon la région, mais sont généralement en bois de pin, bambou et branches d’arbres parfois de prunier qui représentent la longévité, la prospérité et la persévérance (détermination). La fonction fondamentale des cérémonies du Nouvel An est d’honorer et de recevoir le Toshigami (divinité), qui apportera ensuite une récolte abondante pour les agriculteurs et accorde la bénédiction des ancêtres à tout le monde. Après le 15 Janvier (ou dans de nombreux cas le 19) le kadomatsu est brûlé pour apaiser le kami ou Toshigami et permet de les libérer. Le kadomatsu est inclus en Unicode codé par U+1F38D qui est 🎍 (en HTML c’est 🎍 🎍).

Composition

La composition de cet arrangement floral, dont l’usage est d’origine chinoise, varie en fonction des régions, peut se constituer de pin, bambou, châtaignier ou autre, et peut même ne pas contenir de pin du tout. Les boiseries placées au pied du kadomatsu s’appellent toshi-gi (arbre de l’an). La portion centrale est constituée de trois bambous taillés en biseaux de hauteurs différentes et symbolise la ciel, la terre et l’humanité comme il est coutume dans l’ikebana. On le place en principe devant la maison, de chaque côté du seuil, du premier au 7 janvier (voire jusqu’au 15) et sa taille varie en fonction de la richesse de la famille. On part chercher les branches de pin décoratif dans la forêt entre le 13 et le 30 décembre sur un arbre situé dans la direction favorable de l’année (aki no kata). Il est de mauvais augure de s’y rendre la veille du Nouvel An.

Rôle

Il représente la maison temporaire des kami pour le Nouvel An et peut donc être l’objet d’offrandes et de décorations. Le kadomatsu est ensuite brûlé avec les autres décorations du Nouvel An et la fumée qui s’en réchappe permet au kami de l’an de repartir.

Histoire

Dans certains villages, on commémore l’arrivée des ancêtres de la famille, notamment les Heike (平家), qui, fuyant la guerre, n’auraient pas pu mettre le kadomatsu à temps pour le Nouvel An, en ne mettant volontairement pas de kadomatsu à la porte des maisons.

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