Juin 012014
 

Aujourd’hui je suis allé visiter le « Musée de la guerre de 1870 et de l’annexion ». Musée d’une partie de l’histoire pour laquelle la France a honte, et une guerre oubliée et effacée par les deux guerres mondiales qui suivirent. Comme ce n’est ni un sujet sur le Japon ou les arts martiaux, je mets cela dans la rubrique « blog » mais il s’agit d’un sujet culturel et historique.

Le musée se trouve à Gravelotte, un village pas très connu de Moselle, sauf par les vrais Mosellans, pour qui l’expression « Ca tombe comme à Gravelotte » n’est pas inconnue, pour dire qu’il pleut à torrent.
11 rue de Metz
57130 Gravelotte
Tel: +33(0)3.87.33.69.40
Fax: +33(0)3.87.77.79.61
http://www.mosellepassion.fr/
http://www.cg57.fr/

google MAP: https://goo.gl/maps/wsjRW

Ce musée existe depuis longtemps, mais il a été reconstruit avec une nouvelle architecture pour le rendre plus attractif. Les matériaux qui le composent sont en laiton, attaqué à l’acide pour donner l’apparence des métaux utilisés durant la guerre, ainsi que rendre compte de la violence des combats. Les salles sont découpées en plusieurs phases: tout d’abord le contexte historique ayant entrainé la guerre, puis le déroulement de la guerre, ensuite la reddition et l’annexion.

Le contexte de la guerre: L’empire de Prusse s’étant réunifié sa puissance augmentait face à l’empire d’Autriche-Hongrie qui déclinait. Alors que le roi de Prusse, Guillaume 1er, n’était pas particulièrement intéressé par une guerre avec l’ennemi de toujours: la France, tel n’était pas le cas de Otto von Bismark l’intelligent ministre de Guillaume 1er qui voyait un intérêt à cette guerre. Par un habile stratagème, il porta atteinte à l’honneur de la France. En conséquent, Napoléon III, empereur de France (et premier président puisque qu’élu à la majorité) déclara la guerre à la Prusse.

La guerre de 1870 est la dernière guerre pour l’honneur. C’est une guerre entre gentlemen. Le prouve son attitude à se recueillir sur la corps du général Douay tombé au combat, en compagnie de son armée et de l’armée française. L’autre particularité de cette guerre, est que les soldats pouvaient tirer au fusil couché, ce qui pour l’époque était inconcevable. Et c’est le prémisse aux guerres des tranchées de la première guerre mondiale.

Les acteurs

Guillaume 1er

Napoleon III

Il faut savoir qu’à ce moment Napoléon III souffrait de colique néphrétique, et que la douleur était telle qu’il devait se « doper », il prenait de grandes quantités d’opium et autres drogues. Et c’est donc dans ces conditions que l’armée française était dirigée. Sans compter le manque de préparation, et l’absence de communication entre les généraux. Les soldats partaient au front, sans carte, et sans connaitre les informations de l’armée qu’ils allaient combattre.

La guerre

On passe ensuite dans un certains nombre de salles qui montrent les différents costumes des corps d’armées des belligérants. On apprend que les conditions étaient différentes, les armes françaises étaient supérieures, entre le fusil qui se chargeait par la culasse et plus par le bout du canon (cadence de tir de 9 coups par minutes) et avait une porté d’un kilomètre contre un chargement par le canon, une cadence d’un tir à la minute et une portée de 500 mètres pour les prussiens. Seul hic…. les minutions n’étaient pas suffisantes du côté français. Sans oublier des mitrailleurs et canon spéciaux, mais pour lesquels, les français n’avaient pas été formés.

On retrouve de nombreux uniformes, les armes à baïonnettes, des canons et les paquetages des soldats.

Ci-dessous à gauche, un uniforme de zouave. Les zouaves étaient une unité d’élite de l’armée française. Lorsqu’ils prenaient campement ou lors de leur déplacement, ils chantaient, dansaient, jouaient de la musique, faisaient les fous et de ce fait étaient très apprécié des populations. D’où l’expression « arrêter de faire le zouave ».

Le casque à pointe

Symbole de l’armée prussienne, et symbole de l’allemand à qui ont donne souvent le nom de « casque à pointe », le casque à pointe avait une raison qui n’est pas connu.La légende veut que lorsque le soldat n’a plus d’arme, il prenne son casque et s’en serve comme arme. Mais cette hypothèse est tout sauf plausible. Une raison de la pointe serait de pouvoir dévier un coup de sabre pour éviter qu’il percute le casque. Une autre raison, c’est représenter le régiment d’appartenance. En effet les fantassin et cavalier avaient une pointe impliquant la notion d’attaque, alors que les artilleurs, n’ont pas une pointe mais un boulet pour indiquer leur corps de métier.

Matériel et divers uniformes

Symboles de la Prusse démontés après la libération

Suite à la première guerre mondiale l’Alsace et la Moselle furent rendu à la France. Afin d’effacer une partie de la présence allemande, les statues du roi de Prusse sont démontées, l’aigle symbole de l’Allemagne sont également enlevés.

Ce musée est superbe, extrêmement riche culturellement parlant, et les guides et employés du musée, connaissent leur sujet et nous abreuvent de nombreuses anecdotes qu’on ne retrouve pas dans les livres d’histoires. Un musée qui mérite d’être connu pour une guerre qui mérite qu’on ne l’oublie pas.

Plus d’informations sur cette guerre: http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_franco-allemande_de_1870

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