Mai 192014
 

Hier soir je suis allé voir Gojira, le film de 2014… ouais bon, ils l’ont appelé Godzilla, mais bon personne n’est parfait, il ne faut pas jeter la pierre aux analphabètes (surtout que dans le film ils l’appellent bien Gojira… mais Godzilla c’est plus vendeur.

Le film se veut comme un hommage au film de 1954, et aux série Showa (sans la touche comique) et séries Heisei.

Titre original : Godzilla
Réalisation : Gareth Edwards
Scénario : Max Borenstein et Dave Callaham, d’après une histoire de David S. Goyer
Direction artistique : Grant Van Der Slagt
Décors : Owen Paterson
Costumes : Sharen Davis
Photographie : Seamus McGarvey
Montage : Bob Ducsay
Musique : Alexandre Desplat
Production : Jon Jashni, Mary Parent, Brian Rogers et Thomas Tull
Production déléguée : Yoshimitsu Banno, Alex Garcia, Kenji Okuhira et Patricia Whitcher
Sociétés de production : Legendary Pictures et Warner Bros. Pictures ; Disruption Entertainment et Tōhō (coproductions)
Sociétés de distribution : Warner Bros., Tōhō, Warner Bros. France
Budget : 160 000 000 de dollars
Pays d’origine : États-Unis, Japon
Langue originale : anglais
Format : couleur – 2.35 : 1 – Dolby Digital – 35 mm
Genre : science-fiction
Dates de sortie :
Belgique, France : 14 mai 2014
États-Unis : 16 mai 2014

Sujet

Le physicien nucléaire Joseph Brody enquête sur de mystérieux phénomènes qui ont lieu au Japon, quinze ans après un incident qui a irradié la région de Tokyo et déchiré sa propre famille. Refusant de s’en tenir à la version officielle qui évoque un tremblement de terre, le scientifique revient sur les lieux du drame accompagné par son fils Ford, soldat dans la Navy. Ils découvrent que les incidents ne sont pas liés à une catastrophe naturelle, mais à des monstres réveillés par des essais nucléaires dans le Pacifique au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Ces créatures sont surveillées par une organisation nommée Monarch, mais elles menacent bientôt la sécurité de l’archipel d’Hawaï et la côte Ouest des États-Unis. Au même moment, la compagne de Ford, infirmière et jeune maman, gère les blessés dans un hôpital de San Francisco.

Acteurs

Aaron Taylor-Johnson (V. F. : Jean-Christophe Dollé) : le lieutenant Ford Brody
Bryan Cranston (V. F. : Jean-Louis Faure) : Joseph Brody
Elizabeth Olsen (V. F. : Céline Mauge) : Elle Brody
Juliette Binoche (V. F. : elle-même) : Sandra Brody
Carson Bold : Sam Brody
Ken Watanabe (V. F. : François Dunoyer) : le Docteur Ichiro Serizawa
David Strathairn (V. F. : Hervé Bellon) : l’Amiral William Stenz
Sally Hawkins (V. F. : Danièle Douet) : Dr Wates
Richard T. Jones (V. F. : Daniel Lobé) : le Capitaine Russell Hampton
Victor Rasuk : le sergent Tre Morale
Patrick Sabongui (en) : le lieutenant-commandeur Marcus Waltz
Al Sapienza : Huddleston
Brian Markinson (en) : Whelan
Akira Takarada
Taylor Nichols (V. F. : Olivier Chauvel) : l’analyste militaire

Production

Le projet d’adapter Godzilla pour le marché américain date du début des années 1980, lorsque le studio Toho cède les droits de sa célèbre saga à Hollywood. Le réalisateur Steve Miner se met à travailler sur un hypothétique film en 3D, avec l’aide de Rick Baker (Greystoke, Le Loup-garou de Londres) mais le budget calculé est trop conséquent pour les studios.

En 1992, TriStar Pictures achète les droits de Godzilla pour produire une trilogie, avec la promesse de « rester fidèle à l’œuvre originale ». Ted Elliott et Terry Rossio livrent la version finale du scénario en 1994. Godzilla, fruit des expérimentations d’une ancienne civilisation, doit protéger la planète d’un monstre extra-terrestre surnommé « Gryphon ». Le réalisateur Jan de Bont commence la pré-production du premier volet avec Stan Winston, qui a travaillé sur Terminator ou encore Jurassic Park. La sortie est prévue pour 1996, mais alors que les repérages pour le tournage débutent, TriStar refuse le budget de 120 millions de dollars et laisse mourir le projet.

En 1996, Roland Emmerich et Dean Devlin signent pour un film Godzilla à la condition « de le faire à leur façon ». Le projet est produit par Centropolis Entertainment et TriStar Pictures, et distribué par Sony Pictures Entertainment. Godzilla devient un iguane marin irradié par essais nucléaires français dans le Pacifique, qui se rend à New York pour pondre des milliers d’œufs. Le studio Toho valide les maquettes du spécialiste des effets spéciaux franco-grec Patrick Tatopoulos (Stargate, Independence Day). Le film, avec au casting Matthew Broderick, Kevin Dunn ou encore Jean Reno, sort en 1998. Mais même si le succès est au rendez-vous, ce remake américain est loin de faire l’unanimité. Une suite est annoncée mais sombre dans les cartons. La créature de Emmerich se voit renommée GINO (« Godzilla In Name Only » : « Godzilla seulement de nom »). La Toho, gêné par l’impopularité du film qui aurait pourtant du être le renouveau de sa plus grande franchise, décide plus tard de renommer la créature Zilla dans son répertoire de Kaiju (monstres japonais)18. Le studio s’empresse aussitôt de relancer une série de films Godzilla qui marque la création de l’ère Millenium, entre 2000 et 2004. Godzilla: Final Wars (Gojira: Fainaru uôzu), qui voit les deux versions du monstre s’affronter brièvement, est le dernier film de la saga.

Plus d’une décennie après le Godzilla de Roland Emmerich, les studios Legendary Pictures et Warner Bros achètent les droits de Godzilla à la Toho. Le producteur Brian Rogers annonce un nouveau remake où un Godzilla en image de synthese affrontera « un ou plusieurs monstres ». Le studio annonce également Pacific Rim de Guillermo del Toro, hommage au genre Kaiju eiga (« film de monstres »). Gareth Edwards, réalisateur du film Monsters, est attaché au projet. Le scénariste et réalisateur Frank Darabont retravaille un script de David Goyer, Max Borenstein et David Callaham. Ce reboot est annoncé comme étant très proche de l’esprit du film original de 1954. Le monstre redevient un titan de la Préhistoire dont le réveil est lié aux essais nucléaires américains, mais il devra cette fois affronter des monstres se nourrissant des radiations. « Le nucléaire est très présent au cœur du film, et notre thème principal est l’homme contre la Nature. Et dans ce combat, la Nature gagne toujours », explique le réalisateur. « Pour moi, il (Godzilla, NDT) est comme la colère de Dieu ou sa vengeance pour la façon dont nous nous sommes comportés ». Le tournage a débuté le 18 mars 2013 et s’est conclut le 18 juillet de la même année. Parmi les principaux lieux de production : Vancouver et Nanaimo (Canada), ainsi qu’O’ahu, troisième île de l’archipel d’Hawaï, « le plus impressionnant tournage de film jamais vu à Waikiki Beach » Le réalisateur Gareth Edwards a fait appel au français Alexandre Desplat pour composer la bande originale, qui sera commercialisée le 13 mai 2014.

En 2011, la catastrophe nucléaire de Fukushima freine considérablement le projet Godzilla, alors que le film est encore au stade de pré-production. « Il a fallu choisir : renonce-t-on à faire un film sur la radioactivité et le Japon, ou assume-t-on ce sujet au sein de notre film ? », explique le réalisateur Gareth Edwards. « Mais c’est le boulot de ce genre de films de refléter les problèmes de leur temps (…) Nous avons ouvert la boîte de Pandore de la puissance nucléaire et on ne peut plus la refermer. D’une certaine manière, le monstre de notre film reflète cette idée ». Donner une seconde jeunesse au célèbre monstre du point de vue esthétique prendra une année entière, avec la participation des artistes de Weta Workshop et de l’acteur Andy Serkis pour la captation de mouvements.

Legendary Pictures fixe la date de sortie à mai 2014, ce qui coïncide avec le 60ème anniversaire de la sortie du film de Ishirō Honda.

Autour du film

  • Le générique d’introduction présente des similitudes avec celui du remake de 1998, comme des images d’archives des essais nucléaires dans le Pacifique.
  • Le personnage du docteur Serizawa, incarné par Ken Watanabe, est un clin d’œil à un personnage du film original de 1954 tenu par l’acteur Akihiko Hirata
  • On peut apercevoir un poster de Kaiju Eiga typique des années 50 dans la scène qui introduit la famille Brody au Japon.
  • Selon le réalisateur Gareth Edwards, le nom de Brody est un clin d’oeil au personnage de Roy Scheider dans les Les Dents de la mer de Steven Spielberg.
  • Un caméo de Akira Takarada, acteur phare dans la saga originale Godzilla, a été coupé au montage. Gareth Edwards s’est excusé auprès de l’acteur octogénaire.
  • Le film s’achève sur Godzilla regagnant l’Océan après une bataille éprouvante, à la manière de la plupart des films de la saga.
  • Le graphic novel Godzilla Awakening fait office de préquelle au film. L’histoire, écrite par Max Borenstein, l’un des scénaristes, se concentre sur le père de Serizawa, alors qu’il se remémore ses jeunes années passées à prouver l’existence de Godzilla à la fin de la seconde Guerre mondiale. La couverture est de Arthur Adams, auteur des comics Godzilla dans les années 90.

source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Godzilla_%28film,_2014%29

Mon avis

Si on regarde les films de Gojira, qui est un daikaiju, le film est excellent. Il est clair que pour quelqu’un qui ne connaitrait pas LE Gojira authentique, le film peut sembler mauvais, mais il est clairement un excellent hommage au Gojira des origines. Juliette Binoche est dégagée dès le début du film, et c’est tant mieux. Il est dommages que les quelques autres premiers rôles (Aaron Taylor-Johnson, Elizabeth Olsen) n’en aient pas fait autant, car, ils font mal aux yeux. En fait le problème de ce film est la part (trop) importante donnée aux militaires. Du coup on tombe dans les travers de tous les films américains (merdiques), qui pourraient être bons, mais finissent même pas à avoir un titre de nanar. Si les 50% du film sont un très bon hommage aux films des origines, les 50% autre, d’actions militaires débiles, sont simplement là pour faire plaisir aux gens en mal de bastons militaires.

Du coup le film est bourré d’incohérences. Dès le début on sait que les méchantes bébêtes envoient des EMP (Electro Magnetic Pulse ou IEM Impulsion Electro Magnétique). Et qu’est-ce qu’on envoie pour l’attaquer… évidemment plein de jolis navions bourrés d’électroniques et de nélicoptères qui explosent bien en s’écrasant. Soit les militaires sont dirigés par des branquignoles au QI de crustacé, soit, ils aiment quand leur propre matériel explose. Ne me dites pas qu’il pourrait s’agir d’une critique du crétinisme des militaires (bastooooooon!), car le film fait clairement la part belle aux-dits militaires. Alors que les grosses bébêtes bronchent même pas quand on leur bazarde des missiles dans la tronche durant les 99% du film, il suffit de rafales de M16 pour détourner l’attention d’un daikaiju et le détourner d’une bonne, délicieuse et savoureuse source de nourriture. Et évidemment, face à une bébête de 90 mètres qui ne craint ni les balles de mitrailleuses, ni les missiles, forcément rien de tel qu’un simple pistolet pour se protéger. Et je ne parle pas des nombreuses autres incohérences du film. Et franchement, les notes dramatique entre le papa militaire et la maman médecin, mais c’est d’un commun, tellement usé, que mal joué, ça en devient vomitif. Et c’est le cas. Je n’ai jamais autant espéré que des personnages principaux meurent rapidement (telle Juliette Binoche) pour avoir la paix une fois pour toute.

Finalement mon avis est mitigé. En voyant le trailer je m’attendais à autre chose…  Quelque chose de plus… catastrophique, et donc moins axé sur les militaires. Mais d’un autre côté, en 3D, les destructions sont superbes, les monstres sont grandioses. Je n’ai pas regretté mon investissement. Même si, un film fait par des américains, conduit immanquablement par dénaturer l’esprit original. Et puis après tout, je suis un fan de Gojira, et la créature est superbement bien réalisée (bien qu’un peu obèse sur les bords), et superbement bien animée. Et puis Watanabe Ken (渡辺 謙) est vraiment grandiose (Tampopo, Le Dernier Samouraï, Batman Begins, Mémoires d’une geisha, Lettres d’Iwo Jima, Inception). C’est toujours un plaisir que de le voir jouer. Et heureusement qu’il est présent, car il relève le niveau de tous les autres!

Je pense que pour vraiment apprécier le film, il faut regarder au delà de la bouse hollywoodienne, et vraiment se concentrer sur l’hommage fait aux séries Showa et Heisei de Gojira. Et pour ça il faut connaitre les merveilleuses production de la Toho! Il y a de grandes chances que la majorité des gens n’ayant pas vu les films originaux, n’aiment pas ce remake américain. Surtout s’ils ont comme seul outils de comparaison le bouse sans nom de 1998. Bref, on apprécie mieux le film en connaissant les réalisations de la Toho. Un film pour les fan et les connaisseurs selon moi.

trailer: https://www.youtube.com/watch?v=fU7TQ_1HDa8

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