Déc 042020
 

source et informations:

Jocelyne Derudder
Arts graphiques Japonais
Restauration/Conservation – Montages
33 rue Censier 75005 Paris
T. 06 03 61 06 03
N°SIRET 35127724900030
Code NAT 9003A
Prestataire de Formation N°11 755081 775
Qualification : Datadock et Qualiopi
mail: Jocelyne.derudder@orange.fr
https://kakejiku-derudder.fr/
https://cadredart-derudder.fr/

Kakejiku (掛軸) et Marouflage(*) japonais Ura-uchi (裏打ち)

Article de Jocelyne Derudder publié avec son aimable autorisation:

Le terme Hyôgushi (表具師) s’applique à l’ Artisan(e) d’art spécialisé dans le montage en rouleaux des kakejiku (掛軸, rouleau vertical) des E-maki (絵巻, littéralement « rouleau peint » ; rouleau horizontal) et Byôbu (屏風, littéralement « murs de vent »; Paravents), de toutes les peintures et calligraphies japonaises réalisées sur Washi (和紙, aussi prononcé wagami).

Ma préoccupation s’étant orientée vers la préservation de la tradition culturelle de ces oeuvres ; depuis 1995, dans différents ateliers au Japon, je poursuis ma recherche et formation sur les techniques de montages et de restauration, ainsi que sur les différents matériaux de montages et leurs applications aux oeuvres contemporaines.

Prestation

Prestations sur commande après étude, constat d’état et établissement de devis, tous travaux de restauration/conservation et montage en kakejiku, paravents Byôbu, estampes Ukiyoeemakimono, encadrement, montage conservation.

Enseignement de ces techniques sous forme de stages.

Histoire du Kakejiku

Au Japon, cette forme de montage en rouleaux remonterait à l’époque Héian (795-1192).

Historiquement, elle serait liée au développement du Bouddhisme, quand les moines, au terme de périlleux voyages, rapportaient d’Inde, de Chine et de Corée les précieux rouleaux de Soutra.

Les techniques de montage et la forme des Kakejiku obéissent à des règles très précises, et varient en fonction de la nature spirituelle ou populaire de l’oeuvre et de sa destination.

Ce type de montage et les matières utilisées (soies, papiers, colles) doivent impérativement répondre à la particularité de l’enroulement, être compatibles et réversibles.

Contrairement aux habitudes occidentales d’accrocher un même tableau en permanence ; en Orient, un Kakejiku différent sera accroché, marquant ainsi chaque saison, une cérémonie Bouddhique, lors d’un Chanoyu (茶の湯, cérémonie du thé), comme support de méditation, ou toutes autres occasions.

A cet égard, le kakejiku reflète idéalement cette vive sensibilité de la culture japonaise au passage du temps et à l’Impermanence de toutes choses.

Ura-uchi (裏打ち)

La première opération de montage.

« Dans la continuité graphique d’une calligraphie ou d’une peinture Sumie (墨絵)sur un papier de type Washi (和紙), c’est la première opération qui permet de révéler la subtilité de l’encre et de son support. Lors de la mise en oeuvre, le papier sous l’espace du trait du pinceau se rétracte en séchant, ceci est dû à l’importante quantité d’eau contenue dans l’encre. L’opération très délicate de doublage Ura-uchi (裏打ち) entre alors en symbiose avec l’encre et le papier, en révèle ainsi toute la richesse de nuances et matière. Cette étape est indispensable à la conservation de l’oeuvre, et à sa remise en aplat avant montage en Kakejiku ou toutes autres présentations… »

Edit

(*) Le marouflage est une technique qui consiste à fixer une surface légère (papier, toile) sur un support plus solide et rigide (toile, bois, mur), à l’aide d’une colle forte dite maroufle qui durcit en séchant. C’est une opération particulièrement utilisée en peinture d’art et en restauration. Le marouflage a également été utilisé pour la construction d’avions, du temps où ils étaient en bois et toile. Au XXIe siècle, le marouflage est une technique encore utilisée pour l’aviation légère et pour des modèles réduits. Dans les arts graphiques japonais, le marouflage (dit urauchi, 裏打ち) est une opération d’une grande sophistication. Les œuvres sont généralement calligraphiées ou peintes sur une ou plusieurs couches de papier fin (principalement en kôzo, 楮). C’est une étape indispensable à l’encadrement traditionnel (hyôsô, 表装) des calligraphies japonaises.

Présentation et exemples de travaux

Images transmises par Jocelyne Derudder et publiées avec son aimable autorisation.

Washi

Kakejiku – Exposition Paris 1/2020

Kakejiku (détail)

Emakimono (Sûtra zen)

Hannya Shingyô Marouflage ura-chi

San-Sui restaurée remontée en kakejiku

Estampe restaurée montée en Kakejiku

Estampe Ukiyoe restaurée et encadrée

Byôbu restauré

Byôbu restauré

Karibari (support de séchage)

Restauration/conservation

Washi

A l’atelier de fabrication du Washi (Japon 2015)

Brosse en poil de Shiha (dain)

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