Juin 142014
 

Attention, dans cet article si je parle d’agression je n’utilise pas le sens étymologique du terme qui implique un acte hostile: “Une agression (du latin adgredi signifiant ‘aller vers’, ‘attaquer’, ‘marcher de l’avant’) désigne un comportement, ou opposition, avec force et hostilité.” Ici on parlera d’une situation qui implique un danger pour soi ou une atteinte à sa zone de confort, de sauvegarde.

J’ai pu entendre souvent, et lire également: “Paris c’est relativement sécurisé comme ville, je n’ai jamais été agressé(e), et pourtant je prends le métro la nuit”. Venant de personnes de province en visite MAIS AUSSI habitant la capitale. Et pourtant, si l’on gratte un peu… on se rend compte que les agressions sont là, multiples et nombreuses, mais simplement qu’elles ont tellement été banalisées que l’on ne les remarque pas.

Récemment je lisais un article écrit par un pratiquant de RDS qui racontait l’histoire d’une fille qui se faisait régulièrement agresser, et qui a dû travailler sur elle-même pour ne plus être victime. L’article finit par une citation de cette jeune personne qui disait: “Pourquoi est-ce qu’on m’apprend à moi à me défendre? Pourquoi on apprend pas aux autres à ne pas agresser?”

Je trouve ces mots très forts et symptomatique d’un gros problème de société, ou la liberté des uns nuit à la vie des autres. Si les agressions physiques conduisant à des jours d’ITT ne sont pas aussi fréquentes et nombreuses en Île de France que les politiques essayent de nous le faire croire pour qu’on vote pour leur programme sécuritaire, il y a le reste.

Aujourd’hui, grève de la SNCF, mais quand bien même ça ne serait pas le sujet, la SNCF/RATP refusant les actions des forces de l’ordre nationales, a sa propre police. Leur efficacité n’est pas à remettre en cause, c’est plus leur absence qui est à mettre en cause, car dans les transports que je prends, aux heures où je les prends, c’est limite s’il est possible de poser une bombe en toute impunité tellement les représentants de l’ordre sont absents. Sans oublier des organismes qui ne fonctionnent pas (SNCF/RATP), et sont incapables de résoudre les problèmes du quotidien sur leur propre réseau, où c’est LEUR responsabilité.

Ca me rappelle un jour, je vois un groupe de fumeur, en action, sous un panneau d’interdiction de fumer. Je vais donc voir un employé de la SNCF pour lui demander si c’était autorisé de fumer à cet endroit. Il m’a pris pour un con et m’a montré le panneau. Je lui ai alors montré le groupe sous le panneau, en lui disant: “alors, que faites-vous pour ça?”. Il m’a répondu: “et bien nous faisons des campagnes d’affichage, des annonces sonores”. Donc si je comprends bien, pour lutter contre les incivilités, les agressions du quotidiens, les SNCF/RATP dépensent des millions d’euros pour des affichages qui sont rapidement tagués par les animaux au QI d’huître et qui sont les mêmes personnes qui agressent les gens, et ces résidus de fond de déjections sont incapables de lire et comprendre quoi que ce soit, mais pour eux, on dépensent des millions…

Bref, les agressions commencent là.

Des gens qui fument dans les trains, pire, qui fument de la drogue dans le train, ceux qui vous pousse pour passer en même temps que vous au portillon pour frauder. Ceux là, allez leur dire d’arrêter, que c’est interdit… et votre agression physique vous l’aurez immédiatement.

On vit dans un monde où l’état ne joue plus son rôle, les politiciens  sont en décalage complet avec les gens qui les ont élus. La police a vu ses moyens d’actions retirés, et la justice ne punit plus personne. De ce fait les agresseurs, agissent en toute impunité. Prenant les mêmes trains jours après jours, aux mêmes horaires, les animaux, ces résidus de déjection canine, je les reconnais bien et les vois souvent en action. Même l’intervention des SUGE, ne les empêche pas de recommencer.

Face aux agressions, dans les clubs sérieux de self-défense, on nous apprend la psychologie, désescalade de la violence, comment anticiper et éviter un affrontement physique. Et donc pour éviter l’affrontement physique, on nous apprend à accepter les agressions, et à ne pas les condamner, à ne pas aller en opposition au mauvais comportement de l’agresseur. Quelque part, c’est légitimer les mauvais comportements de certains. Mais d’un autre côté, allez engueuler l’animal qui vous a bousculé, qui fume de la drogue dans le train, et vous finissez par utiliser vos cours de self-défense technique à leur maximum (ou alors vous finissez aux urgences).

Et on ne parle pas des agressions invisibles: agressions visuelles, agressions auditives, agressions olfactives.

Prenez le RER A, descendez à Auber, et rendez vous aux ascenseurs qui mènent à la ligne 3 du métro Opéra. Vous aurez un 2x hits combo agression visuelle et olfactive. Combien de fois n’ai-je pas rempli une poubelle de vomi car ne supportant plus la vue de ces stalactites de merde lié à une forte odeur d’urines et d’excréments condensés. Si vous le faites en plein été, avec la chaleur, c’est encore plus jouissif!

Lorsqu’on nous dit: “la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres”, c’est très vrai. Mais visiblement la majorité n’a pas eu cette éducation de bon comportement pour une vie en société en harmonie. Et après on nous parle de supprimer la fessée, et on empêche le corps enseignant à coller une rouste aux petits merdeux qui mettent déjà un pied de l’autre côté de la frontière qui sépare un citoyen normal, d’une racaille:  ces étrons qui ne méritent qu’une chose: qu’on tire la chasse d’eau.

Injures, insultes, bruits, odeurs écoeurantes, comportement d’animaux, tags, voilà le quotidien que nous subissons. Et nous avons tellement l’habitude de le subit qu’on ne fait même plus attention. Et l’état ne punissant pas ces mauvais comportements (bien que les lois qui les condamnent soient claires), les auteurs se retrouvent confortés dans leur idée d’impunité, et peuvent passer à pire. L’état ne fait plus son boulot, la justice a laissé tomber, les forces de l’ordre ont été étouffés par l’incompétence de ces deux derniers. Que nous reste-t-il? Créer des brigades civiles? Quitter la France?

C’est triste, mais quand il ne restera plus que des animaux en France (politiciens, grévistes, syndicalistes, racailles), ils pourront enfin goûter à leur liberté tant aimée et découvrir, que ce qui fait tourner un pays, ce sont les citoyens qui marchent dans le droit chemin. Pourtant ils font tout pour faire partie ce citoyen.

Plus j’évolue dans ce pays, et plus je me rends compte que la désescalade de la violence, c’est sauver son cul, mais ce n’est pas aider ce pays. J’exècre la violence, mais lorsqu’une agression survient, si on s’écrase pour rester en vie, on conforte l’autre dans l’idée qu’il est plus fort et qu’il a raison. Plus le temps passe et plus je me dis que c’est une perte de temps, et que ça n’aide pas les autres victimes de l’animal (l’agresseur). Peut-être que la solution se retrouve dans les arts indonésiens, et philippins… Car ces vingts dernières années, on pleure trop souvent sur les tombes de ces victimes innocentes qui ont eu la malchance de tomber sur ces bestiaux demeurés tous droits sortis d’un zoo, alors que les mêmes animaux, courent encore les rues et font d’autres victimes.

Alors face aux agressions, quelle solution prendre?

Edit: voici le type de situation que le laxisme a engendré face aux agressions de tout genre.

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